Chapelle Saint-Fraimbault de Saint-Georges-de-la-Couée

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Style
Construction
XIe siècle XVIIe siècle
Propriétaire
Commune
Chapelle Saint-Fraimbault de Saint-Georges-de-la-Couée
Présentation
Type
Style
Construction
XIe siècle XVIIe siècle
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
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La chapelle Saint-Fraimbault est une chapelle située à Saint-Georges-de-la-Couée, dans le département français de la Sarthe[1].

Les origines

Au début du premier millénaire, le territoire de l’actuelle commune de Saint-Georges-de-la-Couée formait l’antique villa Sabonarias, dans la contrée du Labricin (chef-lieu Lavardin)[2]. Dans cette villa se trouvaient des vignes qui appartenaient à l’église du Mans, quelques cultures et un ensemble de bâtiments dont des granges, une auberge et les logements des colons et des esclaves. Au bord du ruisseau qui coule au hameau de Saint-Fraimbault à Saint-Georges-de-la-Couée se tenait ainsi une fabrique de savon. Le savon était une invention des Celtes et ce produit était fabriqué à partir de bois, d’eau et de suif de chèvres. Cette industrie a donné son nom à la villa Sabonarias dont la racine sabo veut dire « savon ». Sabonarias a donné au cours des temps Savonnières ou Savelières, et la saponaire vient de la même origine. Les chèvres, dont la graisse servait à la fabrication de ce savon, ont donné son nom à la vallée de la Gabrone, nom dérivant du celte gabras et du breton ancien gabr qui veut dire « chèvre ».

C’est dans cette antique villa que saint Liboire, évêque du Mans de 348 à 397, fonde au IVe siècle une église paroissiale en bois, qui sera taxée de deux livres d’huile et une de cire au profit de l’église du Mans[réf. incomplète][3]. Toutefois, la fondation de cette église ne veut pas dire que la construction d’un bâtiment abritant les offices religieux a débuté au IVe siècle, si bien qu’on ne peut savoir avec exactitude quand la première église paroissiale a été construite au hameau de Saint-Fraimbault. D’après les textes anciens[réf. nécessaire], on estime que cette église a été bâtie entre le IVe et le VIIe siècle, ce qui en fait une des plus anciennes du Maine.

Toutefois, la chapelle Saint-Fraimbault que l’on peut admirer de nos jours date de la période carolingienne. En effet, à la fin du IXe siècle les invasions normandes et bretonnes ravagèrent la région. Tous les édifices furent ruinés, les églises détruites, les prieurés rasés, comme celui de Saint-Siviard qui était situé au sud de Saint-Fraimbault. C’est donc sur les ruines de l’antique église paroissiale fondée par saint Liboire que les moines de Saint-Calais reprennent possession au Xe siècle de l'édifice[réf. incomplète][4]. Dans le même temps, une nouvelle église paroissiale voit le jour à 4 km au nord, dans le bourg de Saint-Georges-de-la-Couée, et l’antique église paroissiale de la villa Sabonarias devient une simple chapelle sous le patronage de saint Fraimbault.

Histoire récente

Pendant de nombreux siècles, la chapelle Saint-Fraimbault fut un lieu de pèlerinage très fréquenté, en particulier tous les . Les pèlerins venaient prélever de la poussière grattée sur le sarcophage qui, mélangée avec de l’eau, était censée soigner de nombreux maux.

La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [1].

La chapelle a subi quelques restaurations au cours de son existence. Au XIXe siècle, la famille de Montesquiou-Fezensac du château de Courtanvaux à Bessé-sur-Braye, dont est issu Anne-Pierre Élisabeth dernier seigneur de Saint-Georges-de-la-Couée, a financé la restauration de la toiture. En 1921, de nouveaux vitraux furent installés. En 2018, une vaste opération de restauration a concerné l’ensemble de la toiture, le changement de pierres de taille et la réalisation d’un nouveau clocher recouvert de bardeaux de châtaignier. Ce clocher a été financé par des dons récoltés auprès des habitants de la commune et de la région. Chaque donateur a son nom de gravé au dos d’un des bardeaux de châtaignier.

Architecture

Notes et références

Annexes

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