Chapelle Saint-Jean de Laroque
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| Chapelle Saint-Jean de Laroque | |
Le chevet de la chapelle Saint-Jean | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique |
| Type | Chapelle castrale |
| Début de la construction | XIe siècle |
| Fin des travaux | XIVe siècle |
| Style dominant | Art roman languedocien |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Hérault |
| Ville | Laroque |
| Coordonnées | 43° 55′ 21″ nord, 3° 43′ 26″ est |
| modifier |
|
La chapelle Saint-Jean de Laroque est un édifice religieux situé au cœur du village médiéval de Laroque dans le département français de l'Hérault et la région Occitanie.


Propriété des seigneurs du lieu, la chapelle, adossée au donjon du château médiéval et placée sous le vocable de Saint Jean (Sancti Johannis de Roca en latin), faisait partie intégrante de l'ancien castrum. Destinée à l'origine à un usage privé, elle est finalement donnée en 1155 à l'Évêque de Maguelone afin que le village, qui relevait jusqu'alors de la paroisse voisine de Ganges, soit érigé en paroisse indépendante[1],[2].
La chapelle ne reste église paroissiale que peu de temps. De dimensions réduites, elle devient rapidement trop exiguë pour une population en pleine croissance. Dès la fin du XIIe siècle, une nouvelle église, plus vaste, construite hors les fortifications en bordure de l'Hérault et placée sous le vocable de Sainte Marie-Madeleine, lui est substituée. La chapelle, protégée par l'enceinte du vieux castrum, ne redeviendra église paroissiale qu'à l'occasion des périodes troublées. Elle sera ainsi agrandie sur la cour du château au XIVe siècle pour pouvoir accueillir toute la population.
Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, plusieurs membres de la famille des seigneurs du lieu s'y font ensevelir[3]. Au cours du siècle suivant, la chapelle est dédiée à la Vierge et à Saint Dominique par le chanoine Roussel, resté 57 ans curé de la paroisse, de 1833 à 1890 et s'orne d'un décor mural réalisé par le peintre Descombette. Elle devient finalement propriété communale en 1905 à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État.
En 1978, son toit s'étant effondré, Mlle Marie-Rose Aifre, propriétaire du donjon et du corps de logis du château, met en œuvre l'Association de sauvegarde de la Chapelle Saint-Jean de Laroque pour sauver le bâtiment de la ruine. Outre sa toiture, le surplus des subventions obtenues permettra également de restaurer son abside romane.
Quelques années plus tard, en 2001, l'association étend ses statuts à la mise en valeur du patrimoine architectural et historique de l'ensemble du village, devenant l'Association de sauvegarde et de mise en valeur de la Chapelle Saint-Jean et du Patrimoine historique de Laroque-Aynier. La municipalité, de concert avec l'association, lance alors un programme de restauration complète de la chapelle avec le soutien des Monuments historiques et des Bâtiments de France. Les travaux de restauration se sont achevés en 2005. En 2009, son autel roman, qui a pu être reconstitué à partir des éléments d'origine jusque-là dispersés dans le bâtiment, est réinstallé dans l'abside médiévale.
Actuellement, la chapelle est toujours sacralisée : une messe y est célébrée au moins une fois par an pour la Saint Jean-Baptiste. Ses deux cloches sonnent tous les jours l'Angélus en même temps que celles de l'église paroissiale de Sainte Marie-Madeleine. Ouverte au public pour les Journées européennes du patrimoine et durant les deux mois et demi d'été où elle peut être visitée, la chapelle accueille également des animations culturelles : concerts de musique, chorales et expositions[4].




Protection juridique
La chapelle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis un arrêté du [5].