Chapelle du Saint-Sépulcre de Nice
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| Chapelle du Saint-Sépulcre | |
Façade de la chapelle du Saint-Sépulcre en juin 2012. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Chapelle |
| Début de la construction | 1782 |
| Fin des travaux | 1784 |
| Architecte | Antoine Spinelli |
| Style dominant | Néoclassique et baroque |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur |
| Département | Alpes-Maritimes |
| Ville | Nice |
| Coordonnées | 43° 42′ 01,82″ nord, 7° 16′ 47,67″ est |
| modifier |
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La chapelle du Saint-Sépulcre ou du Très-Saint-Sépulcre ou de Notre-Dame du Sincaïre ou des pénitents bleus de Nice a été construite par l'architecte Antoine Spinelli sur la place Garibaldi, de 1782 à 1784. Elle appartient à la Vénérable Archiconfrérie des Pénitents Bleus du Saint Sépulcre. La façade est de style à la fois néoclassique et baroque tardif pour la partie supérieure et l'intérieur. Le balcon a été rajouté en 1841.
La chapelle du Saint-Sépulcre a été conçue en 1782 par l’architecte Antoine Spinelli en même temps que l’ensemble de la place qui s’inspire des aménagements urbains piémontais de la même époque. Elle fut bâtie en deux années par l'entrepreneur André Laurenti. La chapelle n’est pas dissociable de son environnement urbain, outre son statut de lieu de culte, elle avait pour fonction de donner un caractère solennel à la place qui devint, à la fin du XVIIIe siècle, le véritable vestibule architectural de la ville de Nice. Cet édifice baroque remplace la chapelle Notre-Dame du Sincaïre qui avait été bâtie pour commémorer le siège de Nice de 1543 et qui est confiée à la garde de la Société du Saint-Sépulcre.
La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].
L'extérieur


La façade de la chapelle du Saint-Sépulcre se développe sur trois registres. Au niveau des arcades qui entourent la place Garibaldi, la chapelle (qui se trouve au premier étage) repose sur trois imposants piliers en saillie par rapport à l’alignement général. On peut voir sur ces piliers des pierres de taille apparentes qui sont des vestiges de l’ancienne chapelle Notre-Dame du Sincaïre réemployés dans cet édifice. Au sommet de chaque arcade, au centre, trois boulets de canons qui avaient été tirés par la flotte turque lors du siège de Nice en 1543, ont été accrochés.
Le second registre présente un balcon de calcaire blanc dont le garde-corps en fer forgé porte en son centre la couronne royale des ducs de Savoie (souverains de Nice jusqu’en 1860 et prieurs d’honneur de la Société du Saint-Sépulcre) surmontant le chiffre de Victor-Emmanuel. Ce balcon, en effet, a été commandé par les souverains piémontais dans les années 1840 (la balustrade a été refaite en 1859), il leur servait de tribune publique lorsqu’ils venaient dans la cité de Nice qui appartenait alors à leur royaume. Trois grandes ouvertures sont séparées par des pilastres d’ordre corinthien soutenant le fronton triangulaire qui constitue le troisième registre. Au centre du fronton se trouvait autrefois la dédicace de la chapelle à Notre-Dame-de l’Assomption et une croix du Saint-Sépulcre (aujourd’hui effacées). De part et d’autre, des pots de feu forment un décor de type baroque sur une façade largement inspirée du néoclassicisme turinois.
En arrière-plan se trouve le clocher de forme triangulaire, spécifique aux lieux de culte des confréries de pénitents. La porte de la chapelle est encadrée par deux éléments liés à l’histoire de la confrérie et de sa chapelle : à droite, la plaque de consécration de la chapelle Notre-Dame du Sincaïre qui relate les évènements du siège de 1543 et le vœu formulé par les autorités municipales qui placèrent la cité, attaquée par les Turcs et les Français, sous la protection de la Vierge Marie ; à gauche, une aumônière de marbre du XVIe siècle qui servait à recueillir les offrandes pour la custodie de Terre Sainte, elle représente un christ des douleurs surgissant de son tombeau.

