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Chapois (Jura)

commune française du département du Jura From Wikipedia, the free encyclopedia

Chapois est une commune française située dans le département du Jura, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Chapois
Chapois (Jura)
Centre du village de Chapois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura
Maire
Mandat
Jean-Noël Tribut
2020-2026
Code postal 39300
Code commune 39105
Démographie
Gentilé Chapoisiens, Chapoisiennes
Population
municipale
219 hab. (2023 en évolution de −2,23 % par rapport à 2017)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 50′ 15″ nord, 5° 57′ 42″ est
Altitude Min. 597 m
Max. 832 m
Superficie 10,07 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Champagnole
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Chapois
Géolocalisation sur la carte : France
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Chapois
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Chapois
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Chapois
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Elle fait partie de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura.

Géographie

Le village de Chapois est situé sur le cours de la rivière l'Angillon, au sortir de la vallée des Nans et au point de rencontre entre les deux forêts qui entourent la commune : la forêt de la Joux et la forêt de la Fresse.

La commune compte deux bourgs séparés, le premier constituant le village proprement dit, le second, ancienne commune médiévale, plus en altitude au sein de la forêt de la Joux, appelé Garde-Bois.

La commune de Chapois comporte quelques zones humides. Par ailleurs, le passage de l'Angillon y est marqué par un certain nombre de déperditions d'eau qui compromettent la continuité du débit en surface de la rivière peu avant son entrée dans le village et jusqu'à plusieurs kilomètres en aval.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne[3] et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 564 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 10,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Champagnole à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 9,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 573,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23,5 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Chapois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,2 %), prairies (39,6 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %), zones urbanisées (2,8 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Histoire

Le bourg se regroupa au XVe siècle autour d'un manoir fortifié situé en contrebas de la forêt de la Joux. Le château fut construit sur une butte marneuse forçant la rivière à la contourner en lacets. La totalité de la surface de la butte fut fortifiée. Deux des côtés de la construction baignaient littéralement dans la rivière tandis que le troisième donnait sur une terrasse entourée d'eau qui abritait différentes constructions dont un moulin banal qui fonctionnait grâce à l'aménagement de chutes d'eau toujours visibles aujourd'hui. Le quatrième côté, avec la porterie encadrée de deux tours en saillie, était également pourvue d'un fossé mais celui-ci ne contenait pas d'eau.

En 1479, Charles d'Amboise, au service du roi de France Louis XI, fit une campagne ravageuse en Franche-Comté, au cours de laquelle le château fut mis à mal. Reconstruit, il est détruit à nouveau en 1639 par les armées françaises. Reconstruit une dernière fois, il finit cependant par tomber en ruines au début du XIXe siècle. Seuls les bâtiments en contrebas furent encore utilisés, le moulin étant notamment transformé en scierie, laquelle ne cessa son activité qu'au milieu du XXe siècle.

Au Moyen Âge, Chapois était dirigé par des échevins. Une prévoté y était établie ; quatre seigneurs se partageaient la coseigneurie. L'histoire de la terre de Chapois est liée à celle des villages voisins. Ces fiefs relevaient de Montrivel ou d'Andelot. Les seigneurs d'origines étaient les Commercy et au-delà, les Chalon. Chapois passa ensuite aux mains des Falerans jusqu'à ce que Nicolas Bourdet, dernier descendant de la famille ne soit contraint de vendre ses biens qui passent au XVIIe siècle à Claude Duprel, écuyer habitant Salins-les-Bains (rachat de la justice sur Chapois au roi datée de 1680). En 1749, le fils de Claude Duprel, Guérard François, échangea cette terre contre celle de Mérona. Son nouveau possesseur devint donc Charles Antoine Charlot de Princey.

Une légende débattue, parallèle à celle d'Andelot, veut qu'un Duprel parti faire la guerre en Flandre pour le compte du roi d'Espagne y ait fondé un village, Chapois (aujourd'hui dans la communauté de Ciney, province de Namur). Le lien entre les deux villages reste cependant discuté.

Le château et les histoires entourant la commune de Chapois ont largement inspiré La femme de guerre du roman-saga comtois de Bernard Clavel.

Politique et administration

La mairie de Chapois
Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Noël Tribut DVG Agriculteur
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16].

En 2023, la commune comptait 219 habitants[Note 2], en évolution de −2,23 % par rapport à 2017 (Jura : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386355273472434441434501483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
422434437413430424401419385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
401410356307318289265280253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
242210176217207206205200210
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
219216219------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint-Mayeul (XIXe s - 1823);
  • Chapelle Saint-Antoine de Gardebois ;
  • Ponts sur l'Angillon
  • Fontaines et lavoirs (7);
  • Fruitière (XIXe s);
  • Ruines du château.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

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