Charles-Adrien Prévost d'Arlincourt

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Décès
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Nationalité
Charles-Adrien Prévost d'Arlincourt
Fonction
Fermier général
jusqu'en
Biographie
Naissance
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Nationalité
Enfant

Charles-Adrien Prévost d'Arlincourt, né le  à Doullens et mort guillotiné le 25 floréal an II () à Paris[1] six jours après son fils, est un fermier général et un contre-révolutionnaire, seigneur de Mérantais et de Mérancy, près de Chevreuse.

Son père Antoine Adrien Prevost Sieur de Montaubert est Conseiller du Roy, Trésorier de l'extraordinaire des guerres à Doullens en Picardie, il a épousé Marie Magdelene Pruvost[2].

Il épouse le [2] Marguerite de la Haye (1722-1763). Elle est la fille de Gilles de La Haye de la Gonnière (1685-1760), receveur des aides et gabelles de Lyons-la-Forêt et d’Évreux, marié à la Roche-Guyon en 1715 avec Eugénie Legrand née en 1690. Marguerite a comme aïeul Marin de La Haye (père), né en 1614, fermier du prince de la Roche-Guyon.

La famille de son épouse possède en son sein, une importante lignée de financiers catholiques au service de la Monarchie française qui se trouve très présente dans la compagnie de la Ferme générale au XVIIIe siècle. Marin de La Haye (père) et ses descendants favorisent les mariages de convenance, cette stratégie leur permet de constituer un important réseau d'alliances avec les familles de fermiers généraux : Bouret, Bergeret, Le Bas, Pignon, Cuisy et Prévost d'Arlincourt[3].

Le fermier général Marin de La Haye (petit-fils) (1684-1753), propriétaire de l'Hôtel Lambert est le protecteur du fermier général, Philippe Cuisy (1691-1779) qui a épousé sa cousine, Marie-Élisabeth Legrand (1695-1768)[4]. Philippe Cuisy est le protecteur du fermier général Charles Prévost d'Arlincourt qui a épousé sa nièce, Marguerite de la Haye de la Gonnière, elle a pour sœur Jeanne Eugénie, la mère du docteur Jean-Baptiste Dumangin qui soigne et autopsie Louis XVII en [5].

Ils ont un fils et deux filles, Louis-Adrien Prévost d'Arlincourt né le à Évreux et guillotiné le à Paris. Claude Victoire Prévost d'Arlincourt (1745-1811), elle épouse le dans la chapelle particulière de Mr de Cuisy à Clamart [6] Jean-Pierre de Fumeron de Verrières (1743-1826), commis au bureau de la Guerre, et Marguerite Marie Prévost d'Arlincourt (1750-1797), elle épouse en 1770 Armand Henri Beaudouin, seigneur de Guémadeuc, Maître des Requêtes et Conseiller au Grand Conseil. M. de Guémadeuc est enfermé pour vols ou intrigues ou dilapidation des ressources de la famille en 1779 par lettre de cachet au Donjon de Vincennes où il croise Mirabeau, ensuite il est relégué à Tanlay[7]. Le procureur syndic de la Commune de Paris Pierre Manuel dans son ouvrage sur La police de Paris dévoilée, paru en 1793, nous enseigne sur M. de Guémadeuc :

« Son beau-père Darlincourt, sous le prétexte d'inconduite, au moment où la mort de madame de Cuisi l'appelait au tiers d'une succession de cinq millions; et qui, ne voulant pas signer des arrangements prémédités avec la soumission d'un aveugle, fut relégué par M. Amelot chez les Cordeliers de Tanlay, où, avec une culotte et une veste de Nankin et une paire de souliers pour quinze mois, il était résigné à se faire capucin, ne fût-ce que pour avoir des livres[8]. »

Madame Cuisy, née Marie-Élisabeth Legrand est morte le ; elle a établi dans son testament du  :

Je fais et institue les trois enfants de feue Madame Darlincourt ma nièce épouse de M. Prévost Darlincourt fermier général mes légataires universels[5].

C'est après la mort de Philippe Cuisy, le , que les héritiers de son épouse ont pu toucher l'intégralité de la succession de Madame Cuisy.

Biographie

Notes et références

Articles connexes

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