Hôtel Lambert

hôtel particulier dans le 4e arrondissement de Paris From Wikipedia, the free encyclopedia

L’hôtel Lambert est un hôtel particulier situé dans l’île Saint-Louis, au no 2 de la rue Saint-Louis-en-l'Île dans le 4e arrondissement de Paris.

Architecte
Construction
Faits en bref Type, Style ...
Hôtel Lambert
Vue de l'hôtel depuis la Seine.
Présentation
Type
Style
Architecte
Construction
Commanditaire
Jean-Baptiste, Sieur de Thorigny Lambert (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Propriétaire
Patrimonialité
Logo monument historique Classé MH (1862)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1991, au titre de Paris, rives de la Seine)[1]
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Cet hôtel, dont la façade, la rotonde et le jardin sont parmi les plus remarquables de Paris, a été bâti entre 1639 et 1644 par Louis Le Vau, pionnier du classicisme français et architecte de Louis XIV, pour Jean-Baptiste Lambert, seigneur de Thorigny. Les décors intérieurs ont été réalisé par Charles Le Brun et Eustache Le Sueur.

Histoire

Joyau architectural de Paris

L'hôtel a été construit par Louis Le Vau pour Jean-Baptiste Lambert, seigneur de Thorigny, conseiller et secrétaire du roi. À sa mort en 1644, c’est son frère Nicolas, surnommé « Lambert le Riche », président à la Chambre des comptes, qui en devient propriétaire et fait achevé les décors intérieurs par les plus grands artistes de l’époque. Corrompu dans le procès de Nicolas Fouquet, Nicolas Lambert est amendé d'une forte somme, mais garde son hôtel qu'il transmet ensuite à sa descendance.

La singularité de l'architecture de l’hôtel Lambert réside d'abord dans sa situation unique à la pointe de l’île et sa disposition. Il dévoile, de l’extérieur, une façade française et une loggia à l’italienne, inspirée de la villa Pisani de Palladio[2].

Dès sa création, l'hôtel devient célèbre, notamment grâce au décor des trois cabinets, dits de l’Amour, des Muses et des Bains, réalisés par Eustache Le Sueur, ainsi que celui de la grande galerie réalisée par Charles Le Brun.

La galerie dont la voûte représente l’apothéose d’Hercule, assis sur un char que guide Minerve, et accueilli dans l’Olympe, où se préparent ses noces avec Hébé, offre au propriétaire et à ses hôtes l’agrément d’une promenade dans un espace couvert avec la vue sur la Seine et ses berges, un panorama que Voltaire jugera digne de celui de Constantinople[3]. Les bas-reliefs de la galerie d'Hercule sont de Gérard Van Opstal.

Les tableaux décorant le Cabinet de l’Amour et le Cabinet des Muses [4]ont été gravés d’après les dessins de Bernard Picart pour un recueil édité par Gaspard Duchange en 1740. Ces gravures sont à présent conservées au musée Carnavalet et permettent de se faire une idée de ce qu’était la disposition des tableaux dans les lambris et les plafonds de l'hôtel qui sont à présent conservé au Musée du Louvre.

Parmi les autres artistes à qui fut confiée la décoration de l'hôtel, il faut citer : François Perrier[5], Pierre Patel, Henri Mauperché[6]. Bertholet Flémal, Giovanni Francesco Romanelli, Herman van Swanevelt et Jan Asselyn.

Succession de propriétaires (1732 - 1843)

En 1732, la propriété est acquise par le fermier général Claude Dupin qui le partage avec sa belle-mère, l'actrice Madame de Fontaine, dite Manon Dancourt. Son épouse, Madame Louise Marie Dupin, tient à l'hôtel Lambert, comme au château de Chenonceau, ou à l'hôtel de Vins rue Plâtrière[7], un salon littéraire des plus brillants, recevant notamment Voltaire, Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Buffon, Marmontel, Mably, Grimm, Bernis et Rousseau[8].

Le , Claude Dupin vend l'hôtel[9] à Florent Claude, marquis du Châtelet, époux de de la philosophe et femme de sciences Emilie du Châtelet :

« Puis c’est madame du Châtelet qui voulut acheter cette splendide demeure : la maison particulière de Paris la plus ornée de belles curiosités, avec ses plafonds, ses dessus de porte, ses murs décorés par Le Brun et Le Sueur. « Monsieur du Châtelet, écrit la marquise, sera à Paris le 26 ou le 27 (février 1739), il ira pour la maison de Dupin. Je ne sais s’il l’achètera, mais je sais bien que je la désire infiniment. » Monsieur du Châtelet l’acheta pour la revendre peu après à un nouveau financier, Marin de la Haye. Où donc ce dernier venu et dernier occupant avait-il pu réunir les six ou sept cent mille livres qu’une semblable acquisition réclamait, sans compter le grand entretien qu’elle devait lui coûter dès son entrée en possession, sans compter la dépense qu’il faisait à sa résidence de Draveil (luxueuse entre toutes les luxueuses habitations) ? »

 Henri Thirion, extrait de La Vie des financiers au XVIIIe siècle, 1895

La marquise du Châtelet vend l’hôtel en 1745, au financier Marin de la Haye (1684-1753), qui habite alors l'hôtel de Bretonvilliers voisin. Après sa mort, l'hôtel Lambert passe successivement dans les mains de son frère Salomon de La Haye (1691-1764), de son neveu Charles-Marin dit Benjamin (1736-1790) et de son petit-neveu Étienne de La Haye.

En 1776, ses héritiers cèdent au roi Louis XVI les peintures de Le Sueur (maintenant au Musée du Louvre), puis vendent l'hôtel en 1781 au correcteur aux comptes, Achille-René Davène, seigneur de Fontaine[10]. Confisqué à la Révolution en 1794, l'hôtel lui est restitué en 1802.

L'hôtel est à nouveau vendu en 1813. C'est Jean Pierre Bachasson, comte de Montalivet et ministre de l’Intérieur de Napoléon qui s'en porte acquéreur qui y installe la Société des lits militaires.

Foyer polonais de la famille princière des Czartoryski (1843 - 1975)

Le , l'hôtel est acquis aux enchères par la famille princière polonaise des Czartoryski et plus précisément par la princesse Anna Czartoryska, née Sapieha. C'est sur le conseil de Frédéric Chopin et

« grâce au conseil d'Eugène Delacroix que le prince Adam Czartoryski a pu acquérir l’un des plus beaux hôtels particuliers de la capitale, l’hôtel Lambert […] . »

 James Stourton, Petits musées, grandes collections, éd. Scala, 2003, p. 168 à 173

L'hôtel est alors fortement dégradé[11] et les indispensables travaux de rénovation coûtent 131 691 francs[12]. Des architectes tels que Eugène Viollet-le-Duc ou Gabriel Ruprich-Robert sont chargés de travaux. Eugène Delacroix se voit confier la remise en état de la galerie d'Hercule qui depuis 1813 avait logé un atelier de matelassières, puisque l'hôtel appartenait à une entreprise de fournitures de literie militaire. Les dépenses augmentent constamment, mais les Czartoryski sont résolus à ce que leur demeure retrouve son ancienne splendeur.

Le prince Adam Jerzy Czartoryski est le chef d'une des premières familles polonaises, l'un des principaux artisans du traité de Tilsit et le président du gouvernement national polonais durant l'insurrection de 1830 qui avait tenté de mettre fin à la tutelle russe. Suite à l’échec de cette lutte, il a dû quitter sa patrie, à l’image de 10 000 autres compatriotes (comme Chopin) condamnés à la peine de mort et dépouillés de tous leurs biens en Pologne occupée. Le prince Czartoryski s’exile d'abord à Londres où il cherche le soutien des Britanniques en faveur de la cause polonaise, mais, faute de résultat, il décide d’essayer l’option française.

La précieuse collection des objets d'art, une des plus anciennes et plus riches d'Europe, constituée par la princesse Izabela Czartoryska, mère du prince, qui a pu être sauvée du domaine familial de Puławy, est déposée à l'hôtel.

Au moment de l'acquisition, l'île Saint Louis a déjà perdu son caractère résidentiel et l'éloignement du centre mondain de Paris plaide contre cet achat, mais l'activité du prince Czartoryski transforme à nouveau le quartier. Un siècle plus tard, l'historien Marceli Handelsman écrit[13] :

« Avec l'acquisition de l'hôtel Lambert en 1843, la famille se trouva une résidence, une cour, un salon, un siège et un secrétariat qui allait faire rayonner la politique polonaise dans toute l'Europe pendant vingt ans. »

En effet, les Czartoryski donnent à l’hôtel Lambert des fêtes somptueuses et l’hôtel devient un foyer culturel polonais au-delà des sympathies politiques confessées par les invités. C'est le plus grand centre politique, culturel et social polonais hors de Pologne. On y rencontre les membres du parti aristocratique conservateur mais aussi des artistes : Adam Mickiewicz, Alphonse de Lamartine, Frédéric Chopin, Juliusz Słowacki, George Sand, Eugène Delacroix, Zygmunt Krasiński, Honoré de Balzac, Hector Berlioz, Franz Liszt ,Arry Scheffer, Dominique Ingres, Horace Vernet et bien d'autres.

C’est pour son grand bal annuel que Chopin compose nombre de ses polonaises. Celui du carnaval de 1846 voit arriver 3 500 personnes, dont George Sand avec sa fille Solange et sa petite cousine et protégée Augustine Brault.

Polonaise de Chopin : Bal à l’hôtel Lambert Gouache de Teofil Kwiatkowski.


Patriotes polonais, les Czartoryski emploient tous leurs moyens financiers, leurs contacts personnels et leurs liens familiaux pour soutenir les émigrés polonais et promouvoir l’idée de rétablissement d’une Pologne indépendante. Ils créent de nombreuses institutions polonaises, telles que la Bibliothèque polonaise de Paris, la Société historique et littéraire polonaise, l'Institut pour les jeunes filles polonaises et l'Œuvre de Saint Casimir pour accueillir les compatriotes les plus démunis. Toutes ces institutions sont toujours en activité de nos jours.

Les deux hôtels et le quai d’Anjou vus depuis la Seine, première moitié du XXe siècle, photographie de Pierre Dubard (?).

En 1857, la princesse Czartoryska achète également l'immeuble voisin, l'hôtel Le Vau, situé au 3, quai d’Anjou et construit par Le Vau pour lui-même car il avait épousé la fille d’un notaire, propriétaire du terrain voisin à celui de l’hôtel Lambert, dont la façade en est la continuation. Les quatre premiers enfants de Le Vau naquirent ici et sa mère y mourut. Lui-même habita cet hôtel de 1642 à 1650, alors qu’il travaillait à l’hôtel Lambert. À la suite de sa disparition en 1670, sa maison devint la propriété de la famille de La Haye. C'est la princesse Czartoryska qui fait donc réunir l'hôtel Lambert et l'hôtel Le Vau et ils restent ainsi depuis.

Le prince Adam meurt en 1861, à l’âge de 90 ans[14], mais son hôtel, classé monument historique en 1862[15], demeure un symbole fort de la lutte pour l’indépendance polonaise.

Son fils aîné Władysław Czartoryski, qui épouse en 1872 en secondes noces Marguerite d'Orléans, fille du duc de Nemours, continue l'oeuvre de ses parents et soutient le soulèvement polonais de 1863. Après la chute de l'insurrection, les émigrés polonais de l'hôtel Lambert fondent l'agence de presse Correspondance du Nord-Est pour fournir à la presse occidentale, et surtout aux journaux français, des informations sur la situation réelle en Pologne, en s'opposant ainsi à la propagande russe sur la question polonaise.

Néanmoins l’activité politique de l’hôtel Lambert s’éteint graduellement. Le bâtiment sert de résidence privée à ses enfants. Władysław et Izabella collectionnent des oeuvres de grande qualité, maintiennent un patronage de la Bibliothèque Polonaise et font fonctionner plusieurs institutions créées par le prince, tels un pensionnat de jeunes filles et l’école polonaise de Batignolles. Ils passent de plus en plus de temps dans la partie de la Pologne sous domination autrichienne qui accorde aux Polonais une certaine autonomie culturelle. Par ailleurs, Izabela transfère aussi une partie des collections au château de Gołuchów, dans la région de Poznań. En 1878, Władysław Czartoryski rapatrie à Cracovie la collection de sa grand-mère qu'il ouvre au public. Ce musée des Princes Czartoryski, dont La Dame à l'hermine de Léonard de Vinci est sa pièce la plus précieuse, s'y trouve toujours.

En 1918, la Pologne retrouve l’indépendance. Le retour officiel des Czartoryski dans leur patrie est un geste politique important. L’hôtel Lambert reste vide, quasiment abandonné.

L'hôtel reste entre les mains des descendants de la famille Czartoryski jusqu'à 1976, mais les propriétaires n'y font que de courts séjours. Le prince Adam Ludwik Czartoryski meurt en 1937, laissant l’hôtel à sa femme Maria Ludwika Krasińska. Le bâtiment est alors dans un état épouvantable et ses six enfants veulent le vendre. Mais Le comte Stefan Adam Zamoyski, l’époux de la princesse Elżbieta Czartoryska, parvient à les convaincre de le garder.

Pendant la Seconde guerre mondiale, l'hôtel sert à cacher de nombreux prisonniers évadés ou des aviateurs alliés abattus. Il redevient un centre important de la vie politique polonaise dans les années 1944-1945, lorsqu’il sert de siège pour l'Armée polonaise de l'Ouest qui s'est illustré par la prise du monastère du Mont Cassin en et a ouvert aux armées alliées la route vers Rome. Son chef, commandant en chef de l’armée polonaise en Union soviétique puis au Moyen-Orient et en Italie, le général Władysław Anders[16] cherche en France du soutien pour la Pologne au moment où la libération soviétique fait planer le risque d’une occupation[17]. Après 1945, l'hôtel accueille de nouveaux émigrés polonais que l'occupation soviétique empêche de rentrer en Pologne : Jerzy Giedroyc et Józef Czapski (avant l'installation de leur célèbre revue Kultura à Maisons-Laffitte).

Le comte Stefan Adam Zamoyski décide de louer des appartements pour financer les travaux de restauration – l’une des locataires est l'actrice Michèle Morgan et son époux, l'acteur Henri Vidal[18],aussi la famille de l'écrivain et académicien Frédéric Vitoux y loue un appartement[19]. Zamoyski ressuscite les anciennes traditions en organisant des bals et des concerts de charité. Le grand pianiste chinois Fou Ts’ong joue du Chopin et un président de la République figure parmi les invités. Un richissime Chilien, Arturo Lopez Wilshaw obtient un bail de longue durée à des condition de financer la rénovation. En 1949, il installe à l’Hôtel Lambert son ami de cœur, Alexis Rosenberg, qui se présente comme le baron de Redé. Ce dernier consacre la fortune de son ami – dont il recevra la moitié à sa mort en 1962 – à restaurer le bâtiment. Il y donne des dîners et des bals réunissant artistes et aristocrates européens. En 1956, il s'est fait remarquer pour y avoir organisé le Bal des Têtes.[20] Sa reception du reste dans les annales sous le nom de Bal Oriental[21].

Le comte Stefan Adam Zamoyski prend aussi en charge la recherche et la récupération des œuvres d’art de Cracovie et de Gołuchów, pour la plupart pillées par les Allemands pendant la guerre (dont le tableau le plus précieux des collections polonaises, le chef-d’œuvre de Raphaël Portrait d’un jeune homme). Cependant, les coûts croissants d’entretien le contraignent à vendre le palais. En vidant les caves du bâtiment au moment de la vente, son fils Adam Zamoyski y trouve deux panneaux démontés de Le Sueur, qu’il a offerts au Musée Carnavalet. Des lettres sont alors échangées avec la ville de Paris et avec les Monuments Historiques pour garantir la préservation des traces de la période polonaise.

Résidence de la famille Rothschild (1975 - 2007)

En 1975, Guy et Marie-Hélène de Rothschild achètent l'hôtel aux descendants Czartoryski, en laissant à Alexis de Redé un appartement, un étage au-dessus de celui qu’il avait occupé pendant un quart de siècle. C'est alors que maintes pièces de la célèbre dynastie de collectionneurs d'art, dont le portrait de leur ancêtre Betty, épouse du baron James, par Ingres (1848), viennent orner l'hôtel.

Le rachat par l’émir du Qatar en 2007

Après la mort de Marie-Hélène de Rothschild en 1996, celle d'Alexis Rosenberg de Rédé en 2004, et celle de Guy de Rothschild en 2007, l'hôtel est vendu par le fils de ce dernier au frère de l’émir du Qatar, Abdallah Bin Khalifa-Al-Thani. Ce dernier crée la polémique lorsqu’il souhaite « moderniser » son hôtel pour installer un ascenseur, un système de climatisation et un garage creusé sous le jardin. L'ascenseur à voitures que voulait installer le nouveau propriétaire marque les esprits.

Après l'incendie du 10 juillet 2013.

De nombreuses personnalités[22] s'opposent alors à ces transformations qui mettent en danger l'édifice[23]. Trois recours, dont l’un gracieux auprès du ministre de la Culture, en vue d’obtenir la suspension, l’annulation et le retrait de la décision du autorisant les travaux à l’hôtel Lambert sont portés par l’association Sauvegarde et mise en valeur du Paris historique, notamment en les personnes de Pierre Housieaux, son président, et de Jean-François Cabestan (architecte du patrimoine et maître de conférences à Paris I)[24]. Ces recours amènent le juge des référés à suspendre le permis de construire, le , dans l’attente d'un jugement au fond[25].

Le , le ministère de la Culture annonce la signature d'un accord amiable entre le propriétaire et l’association Sauvegarde et mise en valeur du Paris historique, représentée par son président Pierre Housieaux[26].

L'incendie de 2013

Dans la nuit du 9 au [27], un important incendie se déclare et fait de nombreux dégâts irréversibles notamment dans les derniers étages et le toit, qui s'est effondré sur le Cabinet des bains peint par Eustache Le Sueur[28],[29].

Ce désastre impose une reprise pratiquement totale des restaurations antérieures.

En , l'agence de presse Bloomberg annonce que le milliardaire français Xavier Niel a acheté le bâtiment pour plus de 200 millions d'euros[30]. Il n'a pas l'intention d'y habiter mais désire y installer une fondation culturelle[31].

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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