Charles-Augustin Vandermonde
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Faculté de médecine de Paris (jusqu'au ) |
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Alexandre-Théophile Vandermonde (demi-frère) |
Charles-Augustin Vandermonde, né à Macao (Chine) le et mort à Paris le , est un médecin français, théoricien de l'hygiénisme et de l'eugénisme, et l'un des pères du journalisme médical.
Son père, Jacques François Vandermonde, originaire de Landrecies, était docteur en médecine de Reims. Il partit en 1720 pour Poulo Condor au service de la Compagnie française des Indes orientales puis passa de là à Canton puis Macao ou il exerce à partir de 1723[1]. Il se marie avec une eurasienne, Doria Espérance Cacilla, mère de Charles Augustin. Veuf en 1731, Jacques Francois rentra en France avec son fils, devint docteur en médecine de Paris en 1734 et mourut en 1746[2].
Reçu docteur en médecine de la faculté de Paris le , Charles-Augustin est censeur royal en 1757, professeur de chirurgie et médecin des Armées du Roi. Il est également associé à l'Institut de Bologne. Il figure parmi les premiers journalistes médicaux : en fondant un journal à but médical s'adressant à un public précis. En 1755, il dirige le Recueil périodique d'observations de médecine, chirurgie, pharmacie, fondé en 1754 par François Bernard et Nicolas Bertrand et Grasse ; journal qui prend en 1757 le titre du Journal de médecine, chirurgie, pharmacie et a eu comme patron le Comte de Clermont.
Hygiénisme
Eugénisme
L'eugénisme de Vandermonde n'est pas raciste. Il prend pour modèle le croisement entre animaux d'élevage : « Puisque l’on est parvenu à perfectionner la race des chevaux, des chiens, des chats, des poules, des pigeons, des serins, pourquoi ne ferait-on aucune tentative sur l’espèce humaine ? » Contrairement à la méthode de sélection animale, Vandermonde préconise pour l'homme le maximum de diversité dans les accouplements et se fait ainsi l'apologiste du métissage.