Charles-Emmanuel de Gorrevod (duc)
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(1623-1625)
| Charles-Emmanuel de Gorrevod | ||
| Titre | Duc de Pont-de-Vaux (1623-1625) |
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|---|---|---|
| Autres titres | Prince du Saint-Empire | |
| Successeur | Philippe-Eugène de Gorrevod | |
| Années de service | 1589 - 1625 | |
| Gouvernement militaire | Limbourg | |
| Conflits | Guerre de Quatre-Vingts Ans | |
| Faits d'armes | Bataille de Nieuport | |
| Distinctions | Chevalier de l'ordre de la Toison d'Or | |
| Biographie | ||
| Naissance | Bourg-en-Bresse |
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| Décès | (à 55 ans) Marnay |
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| Père | Laurent II de Gorrevod | |
| Mère | Perrone de La Baume | |
| Conjoint | Isabelle de Bourgogne-Fallet | |
| Enfants | Philippe-Eugène de Gorrevod Charles-Emmanuel de Gorrevod |
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Charles-Emmanuel de Gorrevod (, Bourg-en-Bresse - , Château de Marnay), duc de Pont-de-Vaux, prince du Saint-Empire romain germanique - homme d'État des Pays-Bas des Habsbourg et de l'Empire espagnol.
Né le , il est le fils unique de Laurent II de Gorrevod, comte de Pont-de-Vaux, et Perronne de La Baume[1],[2].
Il détient les titres et fonction de marquis de Marnay, comte de Salins, seigneur et baron de Courcondres, Saint-Julien, Gerbet, Belmont, Gorrevod, Sermoyer, Chalamon, Mont-Merle, du Mont-Saint-Sorlin, de Les Saintes-Marie, Liel, Fours, Chisse, Buffard, Condé, Bugnon, etc., bailli d'Amont dans le comté de Bourgogne[1],[2].
Les récipiendaires de son baptême sont le duc Charles-Emmanuel de Savoie et son épouse la duchesse Marguerite de France. Il commença à servir comme page du duc de Savoie, puis fut envoyé en Espagne, où il fut élevé avec l'infant, le futur roi Philippe III. Il retourne ensuite en Savoie dans la suite de l'infante Catherine, duchesse de Savoie. Il commande une compagnie de Chevau-légers au siège de Genève de 1589 et, alors qu'il n'a que 17 ans, dirige à deux reprises toute la cavalerie savoyarde. Son père Laurent II de Gorrevod, qui l'accompagnait dans cette campagne, meurt en se noyant alors qu'il tentait de rentrer au camp du prince[1],[2].
Après la mort de son père, Charles-Emmanuel repart pour l'Espagne, puis entre au service de l'archiduc Albert d'Autriche, recevant le poste de grand chambellan. En remerciement des services rendus par Charles-Emmanuel, le stathouder, par une charte donnée à Bruxelles le , élève la baronnie de Marnay au rang de marquisat[1],[2],[3].
Puis il se distingua lors de la bataille de Nieuport en 1600, où l'Archiduc Albert fut renversé de selle. Charles Emmanuel, fonça à son secours, le fit monter à cheval et tua ses poursuivants[1],[2],[3]. Après la prise de la Bresse par les Français, Henri IV, avec une charte donnée à Fontainebleau le , autorisa Charles-Emmanuel à retourner aux Pays-Bas[1].
En 1613, Philippe III, le nomma chevalier de l'Ordre de la Toison d'or[1],[3].
Selon Dunod de Charnage, il fut nommé chevalier-conseiller extraordinaire du Parlement de Dole par lettre du , puis chevalier à plein temps, avec dispense de séjour, par lettre du [3].
Par lettre d'appréciation, du , Charles-Emmanuel fut nommé gouverneur du Limbourg, du comté de Dahlem et du pays d'outre-Meuse[1]. Il resta en poste jusqu'en 1624.
En 1621, à Bruxelles, il participe à la cérémonie d'enterrement de l'archiduc ; avec Charles de Lorraine, duc d'Aumale, margrave de Bade et Louis d'Egmont, prince du Havre, tenaient une extrémité de la bannière d'or dont était recouvert le cercueil[1].
Louis XIII, par une charte accordée en et enregistrée au Parlement de Dijon le , élève le comté de Pont-de-Vaux au rang de duché[1],[3]. Un mois plus tard, le à Ratisbonne, l'empereur éleva Charles-Emmanuel au titre de marquis de Marnay et à la dignité de Prince du Saint-Empire avec droit de vote au Reichstag[1].
Pendant son règne, il fonde le monastère des Carmes Déchaux à Marnay. Il apporte aussi de nombreux changements au château ducal de Marnay, recouvert de cuivre doré, abritant une riche collection de tapisseries et de peintures d'artistes flamands et italiens, était considéré comme l'un des plus luxueux de Franche-Comté.
Charles-Emmanuel meurt le , dans son château de Marnay. Ses restes sont déposés dans la grande église de Marnay[1],[2],[3].
