Charles-Pierre Fieffé

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Charles-Pierre Fieffé, né à Châtillon-en-Bazois le et mort à Nevers le , est un juge, conservateur ou directeur de différents musées, auteur de plusieurs ouvrages sur la faïence française. Par ses publications, il a contribué à la redécouverte de la faïence française à la fin du XIXe siècle.

Charles-Pierre Fieffé est d'abord notaire à Chantelle. Il devient ensuite conseiller de préfecture à Nevers puis, de 1881 à 1885, juge de paix dans la même ville. En 1885, il se présente à la députation comme candidat républicain et démissionne pour cela en de ses fonctions de juge. N'ayant pas été élu, il réintègre la magistrature ; il est nommé juge à Châteauroux en . Son dossier aux Archives nationales n'indique pas que cette nomination constitue une sanction après sa candidature politique. Il contient au contraire des appréciations élogieuses sur lui, à différents moments de sa carrière[1]. En , Fieffé est nommé juge à Clamecy, où il exerce jusqu'en 1903. Cette année-là, il est muté au tribunal de Cherbourg. Dans chacun de ces postes, il s'intéresse au musée de la ville où il a été nommé et y exerce des responsabilités.

Engagement dans la franc-maçonnerie

Fieffé est initié par la loge "L'Humanité" à l'Orient de Nevers le . Il passe au grade de Compagnon en , puis est élevé à la maîtrise en . Il est élu Vénérable Maître de la Loge en . À son initiative, les Frères achètent un immeuble de Nevers pour y installer une loge plus vaste. Adolphe Bouveault, membre de la Loge et architecte, restaure les parties anciennes du bâtiment, qui avaient abrité la cour des comptes des ducs de Bourgogne, et il aménage le Temple maçonnique [2]. La loge est inaugurée en [3]. Pour son usage personnel, Fieffé fait réaliser à plusieurs reprises, par des faïenciers de Nevers, des céramiques aux décors maçonniques, faisant référence à cette loge[4].

Conservateur de musées

En 1881, Fieffé est nommé conservateur du musée de Nevers. Dès sa prise de fonction, il fait ouvrir une salle spéciale pour les faïences patriotiques, c'est-à-dire révolutionnaires, et se lance dans une politique active d'acquisitions. Les collections passent de 21 à 230 pièces : leur nombre est multiplié par dix en cinq ans[5].

À Châteauroux, Fieffé devient membre de la commission du musée.

En 1891, Fieffé est nommé juge à Clamecy et apporte sa collaboration au musée dont il est nommé en 1892 conservateur adjoint. Ces fonctions sont bénévoles. Une des salles du musée installé dans l'Hôtel de Ville était déjà consacrée à une collection de céramiques. De 1892 à son départ de Clamecy en 1903, Fieffé porte cette collection de 127 pièces à plus que 400[6]. En 1902, Fieffé est nommé conservateur du musée de Clamecy.

En 1901, il avait été désigné directeur du musée de Varzy dans la Nièvre, direction honorifique plus qu'effective.

Muté à Cherbourg en 1903, Fieffé est nommé conservateur du musée de la ville en 1905.

Trente-cinq pièces du musée de Nevers sont classées sous le nom de Collection Fieffé.

Historien de la faïence

Notes et références

Voir aussi

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