Fils d'un menuisier, Charles Artus est d'abord apprenti dans ce même métier, puis passe par l'école Boulle. À partir de 1924, il travaille successivement dans plusieurs entreprises de la région parisienne[1].
Militantisme
Il s'engage dans le militantisme au travers du mouvement Amsterdam-Pleyel, dont il est membre du comité national à partir de 1936. Il est alors proche du Parti communiste, auquel il adhèrera ensuite.
Mobilisé en , il est rendu à la vie civile à la fin de l'été 1940, puis devient chef d'atelier au centre de formation professionnelle de Cachan, en 1941.
Pendant l'Occupation, il participe à la Résistance[1].
Syndicalisme
En 1945, il est nommé chef des travaux au centre d'apprentissage de Montrouge, puis devient professeur technique chef de travaux au centre d'apprentissage de La Garenne-Colombes, où il achève sa carrière en 1968.
Celle-ci est cependant marquée par son activité syndicale. En 1945, il devient responsable national de la section des centres d'apprentissages du Syndicat national de l'enseignement technique, affilié à la CGT. Le niveau d'autonomie de cette section est très important, elle constitue presque un syndicat à elle-même et on parle alors souvent du «SNET-apprentissage» pour la désigner.
En 1947, il est à l'origine de la décision du SNET-apprentissage de ne pas organiser de consultation des adhérents sur le maintien à la CGT, qui était l'option majoritaire de sa direction[1].
Le congrès de la FEN-CGT de 1948 ayant décidé de passer dans l'autonomie «provisoire» après la scission de la CGT et la création de FO, mais de n'autoriser que la double affiliation qu'à titre individuel, Artus estime que cela équivaut à une exclusion du SNET-apprentissage, qui reste affilié à la CGT.
Artus reste secrétaire général du syndicat, devenu le SNET-CGT, puis le SNETP-CGT à partir de 1954, jusqu'en 1956, année où il passe la main à Charles Ravaux.
Il reste alors membre du bureau national du syndicat, avec le titre de «président», qu'il conserve jusqu'en 1966.