Jacques Girault
historien français
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Jacques Girault, né le à La Seyne-sur-Mer, est un historien français, spécialisé dans l'étude du mouvement ouvrier et du mouvement social.
École normale supérieure Paris-Saclay (-
Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne
Université de Paris (en)
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Lycée Lakanal (- École normale supérieure Paris-Saclay (- Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne Université de Paris (en) |
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Université Paris-Nord (- Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne (- Lycée Lakanal (depuis ) |
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| Directeurs de thèse |
Ernest Labrousse (), Maurice Agulhon () |
Biographie
Professeur d'histoire-géographie dans l'enseignement technique, agrégé d'histoire en 1966, enseignant au Lycée Lakanal de Sceaux (Hauts-de-Seine), Jacques Girault intègre l'enseignement supérieur en 1969 à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il soutient en 1990 sous la direction de Maurice Agulhon une thèse sur Le Var et le socialisme (1920-1935)[1] et devient professeur à l'Université Paris 13 Nord en 1992. Il en est professeur émérite en 2007[2].
Militant du Parti communiste français, il a été conseiller municipal de Châtenay-Malabry entre 1977 et 1983[2].
Spécialiste de l'étude du mouvement ouvrier, il s'est intéressé tout d'abord à l'étude de la réception de la Commune en province: à Bordeaux. Il s'oriente ensuite vers des recherches sur l'implantation locale du Parti communiste avant la Seconde Guerre mondiale. Intervenant dans le réseau des historiens communistes, il participe en 1980 à l'édition critique du congrès de Tours de 1920 et à l'histoire universitaire du PCF. « Cheville ouvrière »[2] du Centre de recherches d'Histoire des mouvements sociaux et du syndicalisme de 1977 à 1992, puis d'un institut d'histoire sur le syndicalisme enseignant, il collabore à la revue Le Mouvement social et au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Le Maitron).
Il a dirigé de nombreuses publications réalisées à partir de séminaires d'études universitaires sur le mouvement ouvrier, le socialisme et le communisme.
Il est l'auteur d'une des rares biographies consacrées à un dirigeant majeur du mouvement syndical français, Benoît Frachon[3].
Publications
Ouvrages
- Paul Lafargue, œuvres choisies (introduction et notes), Les Éditions sociales, Les Classiques du peuple, Paris, 1970
- La Commune et Bordeaux (1870-1871), contribution à l'étude du mouvement ouvrier et de l'idéologie républicaine en province au moment de la Commune de Paris, Les Éditions sociales, 1971 (reéd. 2009, éditions Fanlac) [présentation en ligne]
- Sur l'implantation du Parti communiste français dans l'entre deux-guerres, Les Éditions sociales, 1977[4] [compte rendu]
- (avec Jean Charles, Jean-Louis Robert, Danielle Tartakowsky, Claude Willard) Le Congrès de Tours, Les Éditions sociales, 1980
- (contribution) Le PCF étapes et problèmes, 1920-1972, Les Éditions sociales, 1981[5]
- Benoît Frachon communiste et syndicaliste, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, Paris, 1990. (ISBN 2-7246-0563-2)
- Le Var rouge. Les varois et le socialisme depuis la fin de la première guerre mondiale jusqu'au milieu des années 1930, Publications de la Sorbonne, Paris, 1995
- Instituteurs, professeurs. Une culture syndicale dans la société française (fin XIXe – XXe siècle), Publications de la Sorbonne, 1996 [compte rendu]
- 1936. Au devant du bonheur. Les français et le front populaire, CIDE, 2005. (ISBN 2-9525036-0-5) [compte rendu]
Direction d'ouvrage
- Ouvriers en banlieue XIXe – XXe siècle, Éditions de l'Atelier, Paris, 1998[6]. (ISBN 2-7082-3369-6)
- L'implantation du socialisme en France au XXe siècle. Parti, réseaux, mobilisations, Publications de la Sorbonne, 2001
- Des communistes en France (années 1920-années 1960), Publication de la Sorbonne, 2002[7]. (ISBN 2-85944-446-7)
- Les enseignants dans la société française au XXe siècle. Itinéraires, enjeux, engagements, Publication de la Sorbonne, 2004 [recension]
