Charles Calvert Bowring
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| Liste des gouverneurs coloniaux de Nyassaland | |
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Wilfred Bennett Davidson-Houston (en) | |
| Gouverneur colonial du Kenya (intérim) | |
| - | |
Henry Conway Belfield (en) Edward Northey (en) | |
| Gouverneur colonial du Kenya (intérim) | |
| - | |
Percy Girouard (en) Henry Conway Belfield (en) | |
| Gouverneur colonial du Kenya (intérim) | |
| - | |
James Hayes Sadler (en) Percy Girouard (en) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
J. C. Bowring (en) |
| Mère |
Mary Furlonger (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Ethel Dorothy Watts (d) |
| Distinctions |
|---|
Sir Charles Calvert Bowring (1872-1945) est un administrateur colonial britannique.
Charles Bowring suit sa scolarité au Clifton College, à Bristol. Il entre au Colonial Service en 1890. En 1909, il épouse Ethel Dorothy Watts, fille de G. K. Watts ; ils ont quatre fils et trois filles[1].
Afrique orientale britannique / Kenya
Charles Bowring est recruté comme trésorier de l'Afrique orientale britannique en 1901, et Chief Secretary du gouvernement en 1911[2]. Il est Chief Secretary de l'Afrique orientale britannique, plus tard nommée Kenya, de 1911 à 1924, date à laquelle il est fait gouverneur du Nyassaland. Durant cette période, il figure aussi parmi les dirigeants d'une Grande Loge maçonnique[3].
En , il est nommé à la commission du travail de l'Afrique orientale britannique. La commission publie un rapport en 1913, contenant les contributions écrites ou transcrites depuis l'oral de plus de deux cents Européens et soixante Africains. La plupart des témoignages ont été qualifiés de « manifestation concertée de malveillance négrophobe[trad 1],[4]. »
Entre 1917 et 1919, Charles Bowring est gouverneur exécutif de l'Afrique orientale britannique[5]. C'est un moment où la colonie se remet d'une famine ; il y a pénurie de main-d'œuvre et les colons deviennent de plus en plus pressants. Charles Bowring n'est pas systématiquement favorable aux colons, il prend des mesures bénéficiant aux populations africaines et il est moins fanatique que la plupart des immigrants Indiens. Pourtant, face aux colons, il cède souvent à leurs demandes[6].
Il est opposé à l'extension de la franchise[Quoi ?] au-delà des colons. Il déclare : « Je suis entièrement d'accord qu'il serait néfaste d'étendre la franchise aux asiatiques et aux autochtones. Dans les circonstances qui affectent le protectorat, il est, à mon avis, essentiel que chaque race soit représentée séparément et tout système de franchise embrassant tous les sujets Britanniques serait inadapté en raison de la différence considérable en matière d'éducation, de développement intellectuel, de niveau de vie, d'intérêt aux questions locales et, en fait, de tout le tissu social des différentes races qui constituent la communauté des sujets Britanniques et des sujets sous protection britannique[trad 2]. »
Il soutient l'idée de nommer deux représentants des Indiens et un représentant des Africains au conseil législatif[7].
En réponse à une crise financière de la colonie, il propose d'augmenter l'impôt par tête et l'impôt sur les habitations (hut and poll taxes). En dépit des réticences du Colonial Office, il met en œuvre la mesure pour l'année fiscale 1920-1921[8]. Quoiqu'approuvant l'idée d'accueillir comme colons des vétérans de la première Guerre mondiale, il souligne qu'il y a pénurie de terres et de main-d'œuvre, et déclare que chaque colon devrait disposer d'un capital d'au moins 500 ₤. Il est extrêmement favorable à l'extension du chemin de fer au travers du plateau d'Uasin Gishu, pour le bénéfice des colons de cette zone[9].