Charles Coffin

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Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Charles Coffin
Pierre Duflos le Jeune, Charles Coffin, gravure d'après Jacques-Louis Touzé
Fonction
Recteur
Ancienne université de Paris
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Biographie
Naissance
Décès
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Formation
Activités
Autres informations
Mouvement

Charles Coffin, né le à Buzancy (aujourd'hui dans le département des Ardennes), mort le à Paris, est un écrivain et universitaire janséniste français, recteur de l'université de Paris.

Il vient en 1693 achever ses études, commencées à Beauvais, à Paris au collège du Plessis[1]. Il est remarqué par Charles Rollin, qui l'appelle à une chaire au collège de Beauvais[2]. Vers la fin de 1712, Rollin ayant dû quitter l'administration du collège de Beauvais en raison de sa sympathie pour le jansénisme, le premier président de Mesmes désigne Coffin comme successeur. Celui-ci dirige avec succès cette école résolument janséniste, tout en restant un proche de son prédécesseur[3],[4].

En 1718, l'université de Paris le choisit comme recteur[5]. Son rectorat est notamment marqué par l'homogénéisation des traitements des professeurs et l'établissement de l'instruction gratuite dans tous les collèges de Paris, que le cardinal de Richelieu avait appelée de ses vœux quelques décennies auparavant. Cet effort de gratuité fut financé par le vingt-huitième effectif du prix du bail général des postes et messageries, dont la France devait originairement la création à... l'université de Paris. Coffin eut une grande part au succès de cette négociation délicate[6]. Il encouragea également l'usage de la langue française dès les premières années d'université en lieu et place du latin[7].

Une pneumonie l'enlève en 1749, à Paris, le , à l'âge de 73 ans. Le curé de la paroisse de Saint-Étienne-du-Mont lui refuse cependant les derniers sacrements pour avoir été un des piliers du jansénisme au sein de l'université de Paris[8] et pour n'avoir pas renié par écrit ces convictions[9],[10]. Ce curé n’ose pas pour autant lui refuser la sépulture. Le Parlement essaye d’intervenir en faveur de l’ancien recteur, mais l’archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, reste intransigeant. Ses obsèques sont célébrées en grande pompe et on l’enterre en présence de quatre mille personnes.

L'affaire fait grand bruit, avec une suite imprévue dix-huit mois plus tard. En , le neveu de Coffin tombe à son tour gravement malade, et il demande les derniers sacrements au curé de la même paroisse. Celui-ci refuse à nouveau de les administrer[11]. Mais ce neveu de Charles Coffin met douze jours à mourir, donnant au Parlement davantage de temps pour intervenir. Le Parlement fait comparaître le curé et le somme d’exercer son ministère, mais ce dernier se retranche derrière les consignes formelles de son archevêque. Son insolence est telle que le Procureur général le fait incarcérer deux jours à la Conciergerie et condamner à trois livres d’aumône pour le pain des prisonniers. Le Parlement négocie alors directement avec l'archevêque de Paris. Une transaction est trouvée, «digne d’un aussi grand ami des Jésuites». On envoie au malade un autre curé, ancien appelant, rallié depuis. Il confesse Coffin sans lui rien demander au sujet des « contestations présentes » et, au vu de son billet de confession, le curé de la paroisse de Saint-Étienne-du-Mont administre le moribond, qui meurt le [12].

Ses œuvres littéraires

Notes et références

Pour approfondir

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