Charles Démia

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
DémiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Prêtre chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
Charles Démia
Portrait anonyme de Charles Démia, en Frontispice de son Trésor clérical, deuxième édition, 1694.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
DémiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Prêtre chrétienVoir et modifier les données sur Wikidata
signature de Charles Démia
Signature.

Charles Démia (Bourg-en-Bresse, [1] - Lyon, ) est un ecclésiastique français, fondateur du séminaire Saint-Charles, premier lieu de formation des maîtres en France, et des Sœurs de Saint Charles de Lyon.

Charles Démia.

Fils d'un pharmacien, puis intendant et secrétaire du Marquis de Thiange, lieutenant Général de Bresse, Charles Demia fut orphelin de père et de mère dès 1645. Il est alors élevé par l'une de ses tantes. Ayant commencé ses études au collège de Bourg-en-Bresse, il les poursuit au collège Jésuite de la Trinité, à Lyon. Il reçoit les ordres mineurs le , puis poursuit ses études jusqu'au doctorat en droit civil et ecclésiastique. Il entre dans une congrégation mariale, et de là, dans la Compagnie du Saint-Sacrement, où il est très actif. Après quelques hésitations et une retraite spirituelle en septembre 1659, il se décide à gagner Paris pour devenir prêtre. Il étudie brièvement au séminaire lazariste des Bons-Enfants, puis à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, avant d'entrer en 1660 à Saint-Sulpice. Après l'interdiction, le , par le parlement de Paris, de la Compagnie du saint-Sacrement, Démia en demeure l'un des membres les plus actifs dans la région de Lyon[1].

Ordonné prêtre le , Démia fréquente Nicolas Roland, qui fait partie comme lui de la société des Bons amis. Puis en 1664, il retourne à Bourg-en-Bresse, puis s'installe à Lyon. Présenté par son ami Damien Hurtevent à l'archevêque de Lyon, Camille de Neufville de Villeroy, il devient visiteur extraordinaire du diocèse. Les visites qu'il opère dans les paroisses lui font constater la faiblesse des connaissances religieuses des fidèles[2]. Il rédige alors en 1666 ses Remontrances, qui le font connaître et dans lesquelles il préconise la mise en place d'écoles primaires pour les enfants pauvres[3]. L'ouvrage est réédité en 1668, touchant un plus large lectorat ; Nicolas Roland, alors chanoine théologal de Reims, s'en inspire pour doter le diocèse d'écoles chrétiennes[2].

Démia parvient effectivement à ouvrir cinq écoles de garçons et, le , le séminaire Saint-Charles, premier séminaire de formation des maitres en France. La même année, l'archevêque le nomme promoteur de la direction générale des petites écoles du diocèse. Il crée alors un bureau des écoles, composée d'une quinzaine de prêtres et de laïcs, puis publie des Règlements pour les écoles de la ville et diocèse de Lyon (1674), qui prévoient également la question des maitresses d'écoles. Il collabore en effet avec Jean Villemot, membre de l'Aa, et Chenevière, sacristain de Saint-Nizier de Lyon, qui créent une école pour les filles dans cette paroisse[2].

Avec le soutien de lettres patentes du roi, répétées en mai 1680 et mars 1681, le système scolaire promu par Démia s'étend : ses disciples ouvrent des écoles gratuites à Saint-Étienne, Villefranche, Saint-Chamond, tandis que les évêques de Chalon-sur-Saône, Grenoble, Agde, Embrun, Autun, envoient des ecclésiastiques au séminaire Saint-Charles[2].

Apport pédagogique : l'enseignement mutuel

Charles Démia est reconnu comme un des précurseurs de l'enseignement mutuel[4]. Dans son Règlements pour les écoles de la ville et diocèse de Lyon, il présente ses conceptions pédagogiques.

Le maître doit prendre en charge successivement les différentes classes de l'école. Pour ce faire, le maître s'appuie sur des élèves studieux au sein de chaque classe - les "officiers" - qui sont chargés de surveiller les autres élèves et de faire répéter les leçons, corriger les fautes, aider les plus jeunes dans leur exercice d'écriture....

Sources

La série 5D des Archives départementales du Rhône et métropolitaines de Lyon (5D 1 à 5D 200 : Petites écoles des pauvres), constitue 5,7 mètres linéaires d'archives sur les activités scolaires de Charles Démia[5]. Les procès-verbaux des visites des écoles du vivant de Charles Démia sont retranscrits et en projet de publication par Aurélie Perret, docteure en histoire[6]. Les délibérations du Bureau des écoles des pauvres de Lyon sont retranscrites par le doctorant Benoît Faure-Jarrosson[7], avec des mentions de Démia inédites dans des archives, et non encore publiées. Les versions du Règlement des écoles de Démia sont en cours de paléographie par Étienne Mottin-Struye.

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI