Charles Edmond Mathis

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles Edmond Mathis, né le à Éhuns (Haute-Saône) et mort le au même lieu, est un homme politique français. Il fut député de la Haute-Saône de 1910 à 1919 et maire d'Éhuns pendant 71 ans, un record de longévité, et ce jusqu'à sa mort à 101 ans.

Élection8 mai 1910
Réélection10 mai 1914
CirconscriptionHaute-Saône
LégislatureXe et XIe (Troisième République)
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Charles Edmond Mathis
Fonctions
Député français

(9 ans, 6 mois et 6 jours)
Élection 8 mai 1910
Réélection 10 mai 1914
Circonscription Haute-Saône
Législature Xe et XIe (Troisième République)
Groupe politique Gauche radicale
Prédécesseur Auguste Peureux
Successeur Circonscription supprimée
Maire d'Éhuns

(65 ans)
Prédécesseur Aristide Renaudin
Successeur Jean Mathis

(6 ans)
Successeur Joseph Jeanparis
Conseiller général de la Haute-Saône

(9 ans)
Circonscription Canton de Luxeuil-les-Bains
Prédécesseur Victor Genoux-Prachée
Successeur Victor Genoux-Prachée
Biographie
Nom de naissance Charles Edmond Mathis
Date de naissance
Lieu de naissance Éhuns
Date de décès (à 101 ans)
Lieu de décès Éhuns
Fermer

Biographie

Cultivateur, il fut élu en 1878, conseiller municipal puis maire d'Éhuns. Il fut ensuite conseiller général pour le canton de Luxeuil-les-Bains. Lors des élections législatives de mai 1910, il est le candidat du parti républicain. Il est élu au second tour avec 8 227 voix contre 2 087 à son adversaire Causeret sur 11 142 votants. Défendant la cause laïque, il souhaite une réforme électorale avec un scrutin par liste et une réduction du nombre de députés. Il préconise également une décentralisation avec plus de pouvoirs financiers et administratifs donnés aux conseils généraux et municipaux. Il est réélu député le (7 180 voix contre 6 896 à son adversaire Causeret sur 14 347 votants). Il est membre de diverses commissions à la chambre dont celle sur le suffrage universel et s'intéresse aux problèmes agricoles et forestiers. Il fit également partie, pendant son second mandat, de la commission du suffrage universel.

En 1919, son mandat ne lui fut pas renouvelé.

Il fut maire de sa commune natale pendant 71 ans (de 1878 à 1884 puis de 1888 à 1953[1]), figurant ainsi au deuxième rang parmi les mandats de maire les plus longs. Son petit-fils Jean Mathis lui succéda de 1953 à 1957[1] puis un autre petit-fils, Louis, de 1957 à 1983[1].

Notes et références

Sources

Related Articles

Wikiwand AI