Charles Expilly
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Jean Charles Marie Expilly |
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Claude de la Poëpe, vicomte de Canourgues, Tisté, C. E. du Thourat |
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Charles Expilly, né le à Salon-de-Provence et mort le à Tain-l’Hermitage, est un journaliste, historien, essayiste et homme de lettres français.
Issu d’une famille de lettrés, comprenant l’historien Claude Expilly et l’abbé Expilly, auteur du Dictionnaire géographique des Gaules[1], il a terminé ses études au lycée Charlemagne à Paris[2], avant de faire des études de droit à l’faculté de droit d’Aix. Après avoir servi quelque temps dans les lanciers, il s’est entièrement consacré à l’écriture[3], sous son nom ou sous des pseudonymes, comme « Claude de la Poëpe », « vicomte de Canourgues », de « Tisté » et de « C. E. du Thourat »[2].
Il a collaboré à de nombreux journaux, comme le Constitutionnel, au National, à la Quotidienne, à la Réforme, au Courrier français, à la France, au Pays, à la Patrie, au Petit Journal, au Musée des familles, à la Gazette du Midi, au Courrier de Marseille[2], la Revue des Deux Mondes[4]. Il publie également de nombreux romans et s’essaie à la poésie.
Ayant été chargé, en , par Émile Ollivier, alors commissaire du gouvernement à Marseille[2], de la mission gouvernementale de faire aimer la République dans les campagnes du département des Bouches-du-Rhône[5], il s’exile à la suite du coup d'État du 2 décembre 1851. Il a fait, de 1852 à 1855, un voyage au Brésil, d’où il a rapporté une quantité de documents qui lui ont servi à écrire de nombreux ouvrages, dont le plus important s’intitule la Traite, l’émigration et la colonisation (1866). Outre ses ouvrages d’histoire et d’économie politique, il a également écrit un grand nombre de romans de mœurs[6].
À son retour à Paris, il a repris ses travaux littéraires et sa collaboration aux journaux, avant d’aborder l’économie politique, dans ses rapports avec les pays qu’il avait visités. La spécialisation sur l’émigration de ses travaux lui ont valu le poste, créé pour lui pour prix de son ralliement à l’Empire, de commissaire adjoint de l’Émigration au Havre en 1866, et commissaire à Marseille en 1868, jusqu’à sa révocation conséquente à la restauration de la République en France[1].
Selon ses désirs, il a été inhumé dans le tombeau de sa famille dans sa ville natale[1]. Il était membre de la Société des gens de lettres, depuis 1842[7].