Charles Faider

homme politique belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles Faider, né le à Trieste et mort le à Bruxelles, à l'âge de 81 ans, est un jurisconsulte et homme d'État belge, membre puis président à deux reprises de l'Académie royale de Belgique.

Décès
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Nationalité
Faits en bref Ministre de la Justice, 31 octobre 1852 - 30 mars 1855 ...
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Biographie

Il avait épousé Augustine Joséphine Mersch, née le à Saint-Vith (province de Liège) morte le à Bruxelles, à l'âge de 49 ans.

Il fut de 1852 à 1855, ministre de la Justice lors du gouvernement Henri de Brouckère. Il continua sa carrière dans la magistrature debout en devenant procureur général à la Cour de cassation en 1871. Dans le journal L'indépendance belge du , il publia le discours qu'il prononça devant la tombe d'Alphonse Joseph Delebecque[1], brillant magistrat belge[2], et auteur de livres de droit mort à 56 ans.

Il était membre de la Société des douze[3].

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages juridiques :

  • Coup d'œil historique sur les institutions provinciales et communales en Belgique, 1834
  • De la personnification civile des associations religieuses, 1840
  • Étude sur les constitutions nationales, 1842
  • Études sur la Constitution belge de 1831, 1871-1885
  • Histoire des institutions politiques de la Belgique, 1875

Faider a, durant quarante ans, pris une part importante dans l'établissement de la statistique du Royaume. Tandis qu'Adolphe Quetelet accumulait les matériaux, le procureur général les mettait habituellement en œuvre dans les Exposés de situation pleins d'intérêt. Habile et savant interprète des lois, Faider possédait la science et l'expérience nécessaire pour travailler à l'élaboration des nouvelles lois.

La plus célèbre d’entre elles, qui porte son nom, a été promulguée en . Prévoyant des poursuites judiciaires contre « quiconque se serait rendu coupable d’offenses envers la personne des souverains étrangers », elle est consécutive à la publication le précédent du pamphlet Napoléon le Petit par Victor Hugo. Présent sur le territoire belge en tant que proscrit du coup d'État du , l’homme de lettres français est alors contraint de choisir une nouvelle terre d’exil, en l’occurrence Jersey. En réponse, Hugo écrira le poème À propos de la loi Faider, publié dans Les Châtiments[4].

Bibliographie

  • Paul Legrain, Dictionnaire des Belges, Bruxelles, 1981.
  • (de) Ernst Holthöfer, Juristen: ein biographisches Lexikon; von der Antike bis zum 20. Jahrhundert, Munich, Beck, (ISBN 3406 45957 9), « Faider, Charles Jean Baptiste Florian », p. 205.
  • Eugène De Seyn, Dictionnaire des écrivains belges, Éditions Excelsior, Bruges, 1930, tome 1, page 795 et p. 485 pour Alphonse-Joseph Delebecque.
  • Alfred Giron, « Notice sur Charles Jean Baptiste Florian Faider » [PDF, 122 p.], sur Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, .

Notes et références

Liens externes

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