Charles Henri Geerts

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Charles Henri Geerts
Portrait de Charles Henri Geerts par Joseph Demannez.
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Distinctions

Charles Henri Geerts, connu aussi comme Charles Geerts, né à Anvers, le et mort à Louvain le , est un sculpteur belge.

Famille

Charles Henri Geerts, né à Anvers le , est le fils de François Corneille Geerts (1776-1814), tonnelier, et d'Adrienne Jeanne Marinus (1774-1852). Il épouse à Molenbeek-Saint-Jean le Marie Anne Louise Ruelens (1825-1896), rentière. Le couple a trois filles[1],[2].

Formation

De 1824 à 1833, Charles Geerts suit les cours à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers. Ses premiers professeurs sont Jean Baptiste Van Hool, Jean Antoine van der Ven, puis Guillaume Geefs[3].

Carrière

Charles Geerts reçoit ses premières commandes importantes de la ville d'Anvers dès la fin de ses études, dont les neuf bustes en pierre qui ornent la façade du nouveau Théâtre royal d'Anvers. Le , lors de la réorganisation de l'Académie de Louvain, il est désigné comme professeur, dirigeant la classe de sculpture de l'institution. Il s'attache à remettre à l'honneur la sculpture sur bois qui, au temps de Rubens, avait contribué à la renommée de l'art flamand, et crée, en 1842, une école de sculpture religieuse dans le cadre de l'Académie de Louvain. Cette école forme de nombreux apprentis, au nombre de 60 en 1855[4].

Charles Geerts obtient une médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1842 pour sa statue en marbre représentant Saint-Maurice, commandée par le gouvernement pour être érigée au camp de Beverloo. En 1847, il est nommé membre correspondant de l'Académie de Belgique[5].

Charles Geerts, meurt à l'âge de 47 ans rue de Savoie no 6 à Louvain, le . Ses funérailles, accompagnées des honneurs militaires ont lieu le , en présence des autorités académiques, religieuses et civiles de la ville et d'une foule nombreuse[6].

Œuvre

Caractéristiques

À la fois architecte et sculpteur, Charles Geerts laisse un nombre considérable d'autels, de tombeaux, de chaires de vérité, de sujets religieux. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas apprécient particulièrement son talent en ce genre. Il produit aussi des travaux semblables pour la France, l'Allemagne, la Russie et les États-Unis. En Belgique, il brille surtout par les admirables stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Anvers, exécutées en 1843 avec le sculpteur, architecte et peintre François-André Durlet. Charles Geerts excelle en représentation végétale sculpturale après l'avoir peuplée de grâcieuses figures. Charles Geerts est aussi expert en matière de restauration d'œuvres d'art, comme celle de la cheminée de style Renaissance du Franc de Bruges, qui lui est confiée en 1850[7].

Catalogue

L'historien de l'art Edmond Marchal établit une liste partielle des œuvres de Charles Geerts[7] :

Belgique

Monument funéraire de la famille de Merode sculpté en marbre par Charles Henri Geerts à l'église Saints-Jean-et-Étienne-aux-Minimes.
Saint Jean l'Évangéliste, Stalles de la Cathédrale Notre-Dame d'Anvers.
Chaire de vérité de la Cathédrale Saint-Aubain de Namur, sculptée par Charles Geerts.
Nef de la cathédrale Saint-Aubain de Namur - Orgue orné de sculptures de Charles Geerts.
Intérieur de l'église Sainte-Élisabeth de Mons.
Chaire de vérité sculptée par Charles Henri Geerts, église Sainte-Thérèse d'Avila à La Haye.
  • Louvain :
    • Le Déluge (1837), groupe colossal en plâtre, dans la salle de la bibliothèque ;
    • Six statues pour la façade de l'hôtel de ville.
  • Bruges :
    • Dais en chêne, à la chapelle de la Congrégation des dames ;
    • Sculptures de la salle des séances de l'hôtel du gouvernement provincial ;
    • Tabernacle en chêne, à la chapelle des Sœurs de Marie ;
    • Autel à l'église de la Madeleine.
  • Malines :
    • Saint François de Paule et Saint François d'Assise, statues en bois et buste du cardinal Sterckx, au Séminaire.
  • Lierre :
    • Bas-relief et ornementation du jubé de l'église.

Royaume-Uni

  • Londres :
    • Groupes d'anges dans la galerie de sir Frankland Russell ;
    • La Vierge et l'Enfant Jésus, pour le cardinal Nicholas Wiseman ;
    • La Reine des anges, groupe qui a obtenu la médaille à l'Exposition universelle de 1851 ;
    • Bas-relief en chêne chez M. Maiden ;
    • Christ en chêne chez M. Witgrave.
  • Southport (Lancastre) :
    • Ecce homo, La Vierge, Saint Joseph et Saint Jean, au couvent de Saint-Joseph .
  • Birmingham :
    • Trois statues en chêne, au couvent de l'ordre de Saint Philippe de Néri.
  • Bristol :
    • Le Christ, la Vierge et saint Jean, groupe en chêne, dans la chapelle d'une communauté religieuse.
  • Tenbury Wells :
    • Monument en marbre blanc en mémoire de Miss Rusholt.

Pays-Bas

  • La Haye :
    • Chaire à prêcher, buffet d'orgue et statues, à l'église Sainte-Thérèse d'Avila ;
    • La Musique et L'Architecture, statues en pierre pour le fronton du palais de l'Exposition.
  • Amsterdam :
    • La Jeune fille au cygne, statue en marbre, collection Vander Hoop.
  • Schiedam :
    • Chaire de vérité, à l'église des Dominicains.
  • Bois-le-Duc :
    • Statues de saint François et de saint Ignace.

France

  • Tourcoing :
    • Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et Ecce homo, à l'église Notre-Dame.

Allemagne

  • Jésus et Saint Jean dans le désert, statues en pierre, chez le prince de Metternich, au château de Johannisberg, sur le Rhin.

Russie

  • La Jeune fille au papillon, statue en marbre, galerie impériale à Saint- Pétersbourg ;
  • Deux groupes d'anges chantant les louanges de Dieu, en chêne, commandés par la grande-duchesse Olga Nikolaïevna, née princesse royale de Wurtemberg, 1854.

États-Unis

  • Notre-Dame-de-la-Victoire, statue en marbre, chez les pères Jésuites, à Saint-Louis ( Missouri).

Honneurs

Références

Voir aussi

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