Charles Koenig

Claveciniste Belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles Koenig, né à Arlon et mort à Ixelles (Bruxelles) le 22 janvier 1992, est un claveciniste, pédagogue et musicologue belge. Il est le fondateur de l’Ensemble Polyphonies et un des pionniers dans la redécouverte de la musique ancienne et du renouveau du clavecin[1].

Faits en bref Professeur au Conservatoire royal de Bruxelles Professeur à l'IMEP (Namur), Naissance ...
Charles Koenig
Fonctions
Professeur au Conservatoire royal de Bruxelles Professeur à l'IMEP (Namur)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Instrument
clavecin, orgue, piano
Maître
Genre artistique
musique baroque
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Biographie

Charles Marie Koenig, né à Arlon , est le fils de Jean Koenig et Marie Catherine Thill. Il était marié à Rachel Koenig qui lui a donné une fille.

Charles Kœnig commence le piano à trois ans avec sa tante qui enseigne à l'École normale. Puis il poursuit ses études au collège d’Arlon où il accompagne à l’orgue les offices religieux chez les Jésuites. Attiré très tôt par les musiques anciennes il acquiert par lui-même ses premières connaissances musicologiques en lisant de nombreux traités historiques[2].

La Seconde Guerre mondiale ne l'empêche pas de maintenir ses allers-retours entre Arlon et Bruxelles pour se former auprès de personnalités musicales de premier plan tels qu’Émile Bosquet pour le piano et Paul de Maleingreau pour l’orgue, dont l'enseignement s'avère déterminant dans sa découverte de la musique ancienne [1],[3],[4]

Par la suite, il étudie la théorie musicale et l’instrumentation sous la direction d’André Souris. En parallèle, il perfectionne sa pratique du piano dans la classe d’Eugène Traey au Conservatoire Royal de Musique d’Anvers. Il y obtient un premier prix de piano et réussit les épreuves permettant d’enseigner la musique. Il est nommé professeur dans l’enseignement secondaire au Collège Cardinal Mercier de Braine-l’Alleud[1].

Il se rend ensuite à Paris où il travaille avec Marcelle de Lacour et Marguerite Roesgen-Champion. Il aborde la notation proportionnelle des XVe et XVIe siècles et XVIIe siècles sous la direction d’Antoine Auda[5].

Spécialisation dans la musique ancienne

C'est au clavecin et à l'étude des traités anciens que Charles Kœnig choisit de consacrer l'essentiel de sa carrière. Bénéficiaire d'une bourse de l'Éducation nationale et de la Culture, il mène des recherches personnelles en collaboration avec le claveciniste Gustav Leonhardt et le facteur de clavecin Rainer Schütze. Ces travaux lui permettent d’élaborer une technique de l’interprétation de la musique ancienne et du clavecin avec une approche authentique à une époque où l’étude des instruments historiques et la facture n’en sont qu’à leurs débuts[6],[7].

Il collabore avec plusieurs facteurs de clavecins, Rainer Schütze, Hubert Bédart et Michel Van Hecke avec lequel il conduit de nombreuses recherches[8]. Peintre accompli, il décore lui-même des tables d'harmonie dans le style et les techniques propres à l'époque concernée[9].

Activités de diffusion et de concert

Il est membre de l’ensemble Pro musica antiqua fondé en 1933 à  Bruxelles. Charles Koenig, crée son propre ensemble en 1953. L’Ensemble Polyphonies se spécialise dans l’exécution des œuvres anciennes selon les principes d’interprétation consignés dans les traités anciens[10],[11]. L’ensemble permet au public belge et européen de découvrir un répertoire très varié[12],[13].

Ses projets lui donnent l’occasion d’être proche d’André Souris, de Pierre Froidebise et de Thurston Dart[14]. Il organise des tournées avec Suzanne Philippe, récitante et professeur au Conservatoire royal de musique de Bruxelles, dans des récitals mêlant musique et poésie des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment pour les Jeunesses Musicales[15],[16].

En 1955, il participe au film « Les sons retrouvés » de Lucien Deroisy consacré aux instruments du Musée instrumental du Conservatoire de Bruxelles[17],[18].

En 1958, à la demande de Robert Wangermée, il enregistre avec les clavecinistes Thurston Dart et Antoine Geoffroy-Dechaume une série d’émissions pour la création du troisième programme de la Radio : « Les Grandes Heures inconnues de la musique pour clavier »[2].

Il est membre du jury du Concours international de Clavecin de Bruges en 1968 et 1971[19],[20],[21],[22].

Enseignement et héritage pédagogique

Charles Koenig crée la première classe de clavecin au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles avant d'être nommé professeur à l’Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie (IMEP) à Namur [23],[24]. Dans le cadre d’un plan ministériel de réforme des études musicales, il est chargé d’élaborer un projet d’études complètes de clavecin et imagine un cursus complet de théorie de la musique ancienne.

Koenig appartient à la génération qui, après Charles Van den Borren et Safford Cape, a maintenu à Bruxelles un haut niveau de la pratique d’exécution authentique. Parmi ses collègues figuraient la flûtiste Silva Devos, la violoniste Janine Rubinlicht, le claveciniste Robert Kohnen, ainsi que Wieland Kuijken, Sigiswald Kuijken et Barthold Kuijken[25]'[26].

Pendant dix-neuf années, il forme un très grand nombre de clavecinistes , parmi lesquels Fabienne Alavoine, Marie-Anne Dachy, Bernard Foccroulle, Anne Froidebise, Bernard Guiot, Marc Maréchal, Benoît Mernier, Jacques Willemyns [27]'[28],[29],[30],[31],[32],[33].

En 1988, arrivé à l‘âge de la retraite, il quitte le conservatoire. Le 22 janvier 1992, il décède d’un cancer chez lui à Ixelles [34].

Discographie et concerts

Récitals au clavecin

  • Elisabethan keyboard music, anthology of middle age and medieval music vol.36, EMS Recording, 1953 [35],[36].
  • Les très riches heures du grand siècle, Musica Magna, 1974 [37].
  • Bruocsella, Pavane Record, 1979 [38]'[39].

Avec l'ensemble Pro Musica Antiqua

  • Musique espagnole à la Cours d'Isabelle et de Ferdinand XVIème siècle BAM, 1957 [40]. (à la flute à bec)

Avec l'ensemble Polyphonies, clavecin et direction

  • Roland de Lassus, chansons françaises et italiennes, Musique en Wallonie [41].
  • Adrien Willaert, Œuvres religieuses & profanes vocales & instrumentales, Erato [42].

Programmes de concerts

  • Société philharmonique de Bruxelles, deuxième concert d'orchestre de chambre, Les solistes de la société Bach d'Anvers, 16 novembre 1959 sous la direction de Georges Octors avec le concours de Aimée van de Wiele, Léa Berditchevsky, Charles Koenig, Andrée Isselee, José Pingen [43].Cycle le nouveau concert : premier concert : les swingle singers avec le concours de Marcel Druart, Charles Koenig, André De Groote, Société philharmonique de Bruxelles, 27 octobre 1966[44].
  • Société philharmonique de Bruxelles : troisième concert d'orchestre de chambre, Les solistes de la société Bach d'Anvers, 14 décembre 1959 sous la direction de Georges Octors avec le concours de Aimée van de Wiele, Léa Berditchevsky, Christiane Parée, Charles Koening, José Pingen, Armand van de Velde, Jeannine Rubinlicht [45].
  • Jeunesses musicales de Bruxelles : Europe musicale 6, Ensemble polyphonies, 21 avril 1967 sous la direction de Charles Koenig ; avec le concours de Maria Ceuppens, Rachel Koenig, Virginie Leuridan, Wieland Kuyken, Alphonse Spineux, André Philippe[46].
  • Concert au petit séminaire de Floreffe, 1968 [47].
  • Heinrich Schütz, Ensemble vocale et instrumental Polyphonies, 15 décembre 1969 sous la direction de Charles Koenig : avec le concours de Nicole Welbes, C. Louis Van Den Driessche, Anne-Marie Longrée, Edouard Audoan [13].
  • Ensemble polyphonies et Ensemble Alarius de Bruxelles : les 6, 13, 20 mai et 8 juillet 1972 sous la direction de Charles Koenig avec le concours de René Jacobs, Rachel Koenig, Virginie Leuridan, Jean-Pierre Müller, Adelheid Glatt [48].
  • Concerts 1972 : du 20 septembre au 14 décembre 1972 avec le concours de Léopold Sluys, Charles Koenig, Suzanne Philippe [49].
  • Rideau de Bruxelles : les très riches heures du grand siècles : textes et pièces musicales du XVIIe siècles avec le concours de Charles Koenig, Suzanne Philippe, s.d[50].

Notes et références

Liens externes

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