Charles Le Clercq
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Charles Emmanuel Joseph Le Clercq (né le à Bruxelles, mort le dans la même ville) est un artiste peintre portraitiste belge.
Né le à Bruxelles, dans le quartier du Sablon, et baptisé le lendemain à Notre-Dame de la Chapelle[1], Charles Le Clercq est le troisième fils d'Antoine Joseph Le Clercq (1705-?), peintre local originaire de Saint-Venant en Artois, et de Catherine Neetens, ou parfois Nietens, qui s'étaient mariés à Bruxelles, à Notre-Dame de la Chapelle, le . Le ménage compte aussi deux filles. L'un de ses frères aînés, Dominique Mathieu Le Clercq (Bruxelles - ND Chapelle[2] 1743 - Bruxelles - Sainte-Gudule[3] 1786), fut peintre d'histoire[4] mais laissa peu de traces[5],[6]. Charles fut très tôt orphelin de mère, puisque celle-ci fut inhumée à Notre-Dame de la Chapelle[7] le .
Après s’être formé auprès de son père, Charles est admis à l’académie royale des beaux-arts de Bruxelles le , en décrochant le premier prix de dessin et demande à partir pour Rome afin de compléter sa formation. Sa démarche aboutit le , quand Charles Alexandre de Lorraine lui fait octroyer une bourse annuelle de 300 florins, alors que le jeune-homme est déjà arrivé à Paris, où il séjourne dans l'attente de sa pension, et s'est inscrit à l'Académie royale de peinture et de sculpture pour y suivre des cours. Fin , il fait parvenir au gouverneur général des Pays-Bas autrichiens un portrait représentant Madame Élisabeth, sœur du roi. La date du départ pour Rome se situe après . La durée de son séjour n'est pas connue avec certitude. Là, il est placé sous la responsabilité d'Anton von Maron, chargé de surveiller les peintres autrichiens séjournant à Rome. On le retrouve à Turin en 1781[5].
Il séjourne ensuite à Paris entre 1783 et 1787, et est dit « au service de la reine Marie-Antoinette », dont il va produire plusieurs portraits, ainsi que des membres de la famille royale[8]. Le , il épouse à Bruxelles, à Notre-Dame de la Chapelle[9], Isabelle Simons, née à Bruxelles, à Sainte-Catherine[10] en 1754, sœur cadette de la peintre Marie de Latour, puis revient à Paris où son épouse meurt en . Il rentre alors à Bruxelles où il épouse une certaine Marie-Caroline Le Clercq dont on ignore tout.
Il se spécialise dans les scènes de genre et les portraits intimistes, et gagne bientôt l'intérêt des cours princières[6]. Il exécute entre autres des portraits du prince Charles-Joseph de Ligne, de son épouse Hélène (Château de Teplitz) et de ses fils Charles-Antoine (gravé par Antoine Cardon, 1785) et Louis. Avant 1792, il représente Flore van Arenberg (1752-1832) et ses trois enfants pour la maison d'Arenberg, ainsi que le duc Louis-Engelbert d'Arenberg, commanditaire de cette série de portraits, son épouse Louise Pauline van Lauraguais et leurs enfants[5].
Il meurt à Bruxelles, dans un certain dénuement, le [5], à l'ancien refuge des Ursulines[11]. Son décès est déclaré[12] le lendemain.
