Antoine Cardon

From Wikipedia, the free encyclopedia

Antoine Cardon
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Lieux de travail
Enfants

Antoine Cardon dit Cardon le Vieux (1739-1822), est un peintre et graveur bruxellois. Il devint, au gré des changements de souveraineté et des régimes politiques, un artiste reconnu pour son talent.

Origines et vie familiale

Antoine Alexandre Joseph Cardon est né à Bruxelles, à l'époque dans les Pays-Bas autrichiens, le . Sa date de naissance est donnée par son biographe Edmond De Busscher[1]. Antoine Cardon a été baptisé à Sainte-Gudule[2] le lendemain, . Il était le fils de Jean François Cardon, originaire de la paroisse Saint-Pierre, à Douai, et de Jacqueline Françoise Plumez[3] de la paroisse Saint-Germain à Mons, et qui s’étaient établis à Bruxelles après avoir résidé à Mons où ils s’étaient mariés[4] le et où ils eurent leurs premiers enfants. Dès son établissement à Bruxelles, Jean François Cardon demanda la bourgeoisie de Bruxelles qu’il obtint[5] le . Antoine Cardon avait au moins quatre sœurs et quatre frères : l’on connait en effet Pierre François, né à Mons et baptisé[6] à Saint-Germain le , Marie Ursule Josèphe née à Mons et baptisée à Saint-Germain[7] le , Jean Ghislain né à Mons, et baptisé en la paroisse Saint-Germain[8] le , qui sera à Versailles, d’abord musicien des Gardes françaises, puis violon de la Musique du Roi et maître de violon de Monsieur et qui aura comme fils le musicien Jean-Baptiste Cardon, Marie Thérèse Josèphe Louise Jeanne baptisée à Sainte-Gudule[9] le , Gilles Barnabé Charles baptisé à Sainte-Gudule[10] le , Marie Catherine Josèphe baptisée à Sainte-Gudule[11] le , Marie Anne baptisée à Sainte-Gudule[12] le ainsi que Henri Jacques Ghislain baptisé à Saint-Jacques sur Coudenberg[13] le . Ce dernier sera, à Paris, musicien, pensionnaire des Dames de France, Adélaïde de France et ses sœurs, et épousera à Paris, paroisse Saint-Pierre de Montmartre, le Geneviève Elisabeth Ruggiery[14], fille de Petrone, l'un des artificiers de cette célèbre famille, et dont il aura plusieurs enfants, notamment le compositeur et harpiste Fortuné François Claude Cardon[15], qui se produira aussi au Théâtre royal de la Monnaie[16].

Antoine Cardon épousa à Bruxelles, paroisse Saint-Nicolas[17], le Marie Anne Josèphe Margé qui était née à Bruxelles le et qui avait été baptisée à Notre-Dame du Finistère le surlendemain, . Son épouse mourut à Bruxelles le et fut inhumée[18] le .

Antoine Cardon avait eu plusieurs enfants de son premier mariage, tous baptisés à Sainte-Gudule : Antoine François baptisé[19] le et qui sera inhumé à Sainte-Gudule[20] le , Philippe Aimé baptisé[21] le , qui sera peintre, et qui épousa à Bruxelles[22] le Catherine Antoinette De Schmid, Antoine Jean Gaspar Louis baptisé[23] le et qui sera graveur à Londres, Louis Victor qui fut inhumé[24] le âgé de quatre semaines, Joseph Antoine baptisé[25] le et qui fut inhumé[26] le .

En secondes noces, à Bruxelles, dans la paroisse Saint-Nicolas[27], le , Antoine Cardon épousa Isabelle Jacqueline Josèphe De Walsche qui était née à Bruxelles[28] le . Celle-ci mourut à Bruxelles[29] le . De ce second mariage, Antoine Cardon avait eu Joseph, né à Bruxelles, au domicile de ses parents à la rue du Persil, le et baptisé[30] le et qui épousa à Bruxelles[31] le Anne Marie Louise Vanden Hove[32]. Joseph Cardon fut un artiste musicien, flûtiste très distingué qui fut première flûte de la cour des Pays-Bas, et directeur de la Société des Chœurs de Bruxelles. Il est mort à Bruxelles[33] le à l'hôpital Saint-Jean, à la rue Pacheco, mais il était domicilié à la rue Locquenghien, n° 3.

Antoine Cardon est mort à Bruxelles le à sept heures et demie du soir en sa demeure de la rue de Schaerbeek, 6ème section, n° 862. Le décès fut déclaré[34] par son neveu, Fortuné François Claude Cardon (Paris 1788 – Paris 1845), qualifié de professeur de harpe.

Il avait longtemps habité à Bruxelles à la rue des Comédiens et à la rue du Persil, près de la place Saint-Michel, l'actuelle place des Martyrs. Antoine Cardon est le père du dessinateur Philippe Cardon et du graveur Anthony Cardon dit « Cardon le Jeune » (1772-1813) qui s'établit en Angleterre en 1793 et mourut à Londres.

Formation

A Bruxelles, il est l'élève de Hyacinthe de La Pegna, peintre de l'impératrice Marie-Thérèse ; il suit durant une année son maître jusqu'à Vienne. Grâce à la protection de Charles de Cobenzl, ministre plénipotentiaire de Marie-Thérèse à Bruxelles, il devint pensionnaire du gouvernement et séjourna à Rome, durant trois années ; il se perfectionne à l'art de peindre et s'initie à la gravure (burin, eau forte)[1]. Puis, il se rend à Naples et là se concentre entièrement sur la gravure, produisant sur place en 1764, des Vues de Naples et de ses environs d'après Giuseppe Bracci, donnant lieu à un album composé de 29 planches, puis une nouvelle série, cette fois d'après Gabriele Ricciardelli[35]. Toujours à Naples, il produit ensuite les illustrations gravées pour les quatre volumes des Antiquités étrusques, grecques et romaines (1766-1767) de d'Hancarville[1].

Carrière

Rappelé en 1768 à Bruxelles par Charles de Cobenzl pour un ouvrage qui ne vit jamais le jour, il est nommé professeur à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et fait en cette ville une brillante carrière de peintre, portraitiste et surtout de graveur (frontispices, vignettes, illustrations destinés à des ouvrages).

Il est un membre très enthousiaste de la franc-maçonnerie, qui avait alors un immense succès dans la haute société des Pays-Bas autrichiens, et son nom figure parmi les premiers initiés[36] de la loge de l'Union (troisième loge de Bruxelles, n° 9, inscrit aux tableaux de 1783 et de 1786). Il grave de nombreux diplômes et emblèmes destinés à la maçonnerie.

Il figure en 1803 parmi les membres fondateurs de la Société de peinture, sculpture et architecture de Bruxelles, dont il fut le trésorier.

En 1810, il fonde à Bruxelles, avec Antoine Brice, une association d'artistes et d'amateurs d'art.

En 1815, le roi Guillaume II des Pays-Bas le nomme membre de l'Institut royal des Pays-Bas : à cette époque, il arrête le burin du fait de son grand âge[1].

Œuvre gravé

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI