Charles Legentil
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| Pair de France | |
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| Président Chambre de commerce et d'industrie de Paris | |
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| Régent de la Banque de France | |
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| Député de la Seine | |
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| Conseiller général de la Seine | |
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| Enfant |
| Propriétaire de |
Petit-Château de Saint-Ouen (d), hôtel de Raguse, Au Petit Saint-Thomas (d), hôtel Rivié (d) |
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| Distinction |
Charles Legentil, né le à Rouen et mort le à Saint-Ouen-sur-Seine, est un banquier et homme politique français.
Fils de Madeleine Adélaïde Prédicant, fille du notaire rouennais Richard Dominique Prédicant, et de François Legentil (1742-1820), propriétaire de filatures à Rouen, Legentil entre dans la firme parisienne de commerce de tissus, Cheuvreux-Aubertot. En 1821, lorsque Chevreux-Aubertot se retire des affaires, il s’associe à son gendre l'économiste Horace Say et au fils Chevreux, et continue le commerce de nouveautés, toiles et articles textiles, à l’enseigne du Petit Saint-Antoine, rue Poissonnière[1].
Il quitte assez rapidement le Petit Saint-Antoine, et épouse en premières noces la sœur de Casimir Cheuvreux, Christine Chevreux. Son père lui ayant laissé 30 000 francs, à sa mort, il se constitue en dot 160 000 francs, dont 120 000 francs d’actifs dans sa propre entreprise. En 1819, il épouse en secondes noces Stéphanie Sanson, fille de Joseph Sanson, directeur de la Compagnie des Indes, et sœur du Régent de la Banque de France, Alexandre Sanson-Davillier[1]. Il cumule les charges et les honneurs : membre de la chambre, régent de la Banque de France de 1844 à 1855.
Député orléaniste de la Seine de 1837 à 1842, il est fait, distinction rarissime dans le milieu du commerce, pair de France, en 1842, par Louis-Philippe[2]. Membre fondateur du Comptoir national d'escompte de Paris et du tribunal de commerce de Paris, régent de la Banque de France, de 1844 à 1855, il est élu Président de la Chambre de Commerce de Paris, en 1847.
Louis-Philippe déchu, fidèle à la Monarchie de Juillet, il lui rend visite, entre 1849 et 1850 à Claremont House. Ses résidences parisiennes sont situées sur la rive droite : 35 rue du Faubourg-Poissonnière, 12 rue de Montholon puis l'hôtel particulier du 51 rue de Paradis. Il achète le petit-Château de Saint-Ouen (d), où il meurt le .
Son fils Alexandre Legentil, qui a très brièvement repris un autre magasin, le Petit Saint-Thomas, rue du Bac, est à l'initiative de la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris.
Jugements
« Esprit conciliant, M. Legentil facilitait les discussions par l'aménité de son caractère, en même temps qu'il les éclairait par l'étendue de ses connaissances et l'extrême lucidité de sa parole. Il remplissait avec dévouement de nombreuses fonctions gratuites des plus importantes »