Charles Paul Dangeau de Labelye
From Wikipedia, the free encyclopedia
Sa famille est huguenote, d'origine française réfugiée en Suisse. Il est le fils de François Dangeau, seigneur de Beyle, et d'Élisabeth Grammont. Il a été élève de l'académie de Genève en lettre et philosophie en 1722 et 1723.
Il a quitté la Suisse pour l'Angleterre vers 1725 et s'y est établi comme ingénieur. Il voyage à Madrid en 1727 et 1728, puis revient à Londres. Il y est soutenu par le duc de Bedford et comte de Pembroke.

Canaletto
Il est surtout connu pour la réalisation du premier pont de Westminster en 1739 et 1750 (reconstruit en 1854 à 1862) pour lequel il a inventé une technique de caissons pour construire les fondations des ponts. Après son achèvement, cette réalisation a été saluée, mais pendant la période de construction, Charles Labelye a reçu de fortes critiques faites par des observateurs mal informés. Ces critiques ont aggravé son état de santé.
Il a aussi étudié d'autres projets en Grande-Bretagne :
- le pont de Brentford, le seul autre pont qu'il a réalisé en brique et pierre, en 1740-1742,
- pour le pont de Londres, il a répondu à des consultations en 1746 mais qui n'ont pas été prises en compte par la Corporation de la Cité de Londres[1],
- un port à Sandwich (gravé par Harris vers 1740),
- il a rédigé des rapports sur les installations portuaires à Great Yarmouth (1747) et Sunderland (en 1748, où il propose également des améliorations pour la Wear).
En 1746, une loi du Parlement (19 Geo. II, chap. 26) le naturalise citoyen britannique[2]. Mais en , il quitte l'Angleterre pour le sud de la France. Il est présent à Naples en 1753. Par la suite il a vécu à Paris où il se lie d'amitié avec Jean-Rodolphe Perronet, lui léguant ses papiers et un modèle de pont de Westminster.