Vevey
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| Vevey | ||||
Vevey vue depuis le nord-ouest. | ||||
Armoiries |
Logo |
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| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Canton | ||||
| District | Riviera-Pays-d'Enhaut | |||
| Localité(s) | Vevey | |||
| Communes limitrophes | Corseaux, Corsier-sur-Vevey, Blonay-Saint-Légier, La Tour-de-Peilz | |||
| Syndic Mandat |
Yvan Luccarini[1] (décroissance alternatives) 2021-2026 |
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| NPA | 1800 | |||
| No OFS | 5890 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Veveysan | |||
| Population permanente |
20 142 hab. (31 décembre 2024) | |||
| Densité | 8 463 hab./km2 | |||
| Population agglomération |
87 205 hab. () | |||
| Langue | Français | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 46° 27′ 56″ nord, 6° 50′ 56″ est | |||
| Altitude | 383 m |
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| Superficie | 2,38 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
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| Liens | ||||
| Site web | www.vevey.ch | |||
| Sources | ||||
| Référence population suisse[2] | ||||
| Référence superficie suisse[3] | ||||
| modifier |
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Vevey (/və.vɛ/ ⓘ[4]) est une ville et une commune suisse du canton de Vaud située sur la rive nord-est du Léman. Sixième commune du canton par sa population, elle est le chef-lieu du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut. Au 31 décembre 2024, la commune de Vevey compte 20 142 habitants.
Localisation
Vevey est située en Suisse romande à l'ouest de la Suisse, sur l'axe qui relie la ville de Genève au canton du Valais. Elle est distante de 23 km de Lausanne (A9), chef-lieu du canton de Vaud, 84 km (A12) de la ville de Berne, 88 km (A9-A1) de Genève, 205 km (A12-A1) de Zurich.
Géographiquement, elle se situe sur la rive nord du Léman à l'embouchure de la Veveyse. Elle est dominée au nord-ouest par les coteaux orientaux de Lavaux et le mont Pèlerin. À l'est commencent les préalpes, avec Les Pléiades comme premier sommet. La commune comprend le centre-ville au sud, la vieille ville au sud-est et le coteau de Charmontey au nord-est.
Le territoire de Vevey s'étend sur 2,38 km2[3]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 88,8 % de sa superficie, les surfaces agricoles 2,9 %, les surfaces boisées 4,6 % et les surfaces improductives 2,5 %[5].
Climat
La ville de Vevey se trouve dans une région au climat tempéré semi-continental. Les températures oscillent entre 15 °C et 35 °C en plein été, et entre −5 °C et 5 °C durant l'hiver. Le Léman rafraîchit le climat en été et l'adoucit en hiver. Durant la saison froide, un fort taux d'humidité de l'air engendré par la proximité du lac et parfois le stratus accentue l'effet de froid ressenti.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température moyenne (°C) | 2 | 3 | 5,4 | 8,8 | 13 | 16,4 | 19 | 18,3 | 15,5 | 11,3 | 6,2 | 2,9 | 10,1 |
| Précipitations (mm) | 79 | 72 | 79 | 80 | 108 | 136 | 97 | 116 | 99 | 102 | 86 | 97 | 1 131 |
| Nombre de jours avec précipitations | 11 | 11 | 12 | 11 | 13 | 13 | 10 | 10 | 9 | 9 | 10 | 10 | 120 |
Transports

Ferroviaires
- Gare de Vevey
- Sur la ligne ferroviaire CFF du Simplon Lausanne - Vevey - Brigue
- Départ de la ligne ferroviaire CFF Vevey – Puidoux
- Départ de la ligne ferroviaire CEV Vevey - Saint-Légier - Blonay - Les Pléiades
- Gare de Vevey-Funi
- Sur la ligne ferroviaire Vevey – Puidoux
- Funiculaire Vevey – Chardonne – Mont Pèlerin
Réseau de bus des VMCV
- Gare de Vevey
- Ligne de trolleybus no 201 Vevey-Funi - Montreux - Chillon - Villeneuve.
- Ligne no 202 Charmontey - Vevey Gare - Pra
- Ligne no 211 Vevey - Gonelles - Corseaux - Corsier
- Ligne no 212 Vevey - Fenil-sur-corsier, vieille route/Nant
- Départ de la ligne no 213 Vevey - Bossonnens/Châtel-Saint-Denis (ligne en commun avec les TPF)
- Départ de la ligne n° 217 Vevey - Palézieux, gare
- Départ de la ligne n° 218 Vevey - Chexbres-Village[6]
- Vevey Marché
- Funiculaire Vevey – Chardonne – Mont Pèlerin
- Départ de la ligne de trolleybus no 201 Vevey-Funi - Montreux - Chillon - Villeneuve
- Ligne no 212 Vevey - Moille-Saulaz/Nant
- Ligne no 213 Vevey - Bossonnens/Châtel-Saint-Denis
Navigation
- Débarcadères pour les bateaux de la CGN de Vevey-Plan, Vevey-Marché et Vevey-La Tour
- Ports de la commune : Port de Plaisance, Creux-de-Plan, Pichette-ouest (sur le territoire de la commune de Corseaux)
Réseau routier
- Route principale 9 (H9) : Vallorbe - Lausanne - Vevey - Martigny - Brigue - col du Simplon - (Italie)
- Route principale 12 (H12) : Vevey - Bulle - Fribourg
- Autoroute A9 (Brigue-Lausanne-Vallorbe)
14 (Vevey) - Autoroute A12 (Vevey-Fribourg-Berne)
1 (Vevey)
Réseau Vélo-Public Riviera
- Réseau de vélos en libre-service Velospot à Vevey et La Tour-de-Peilz avec 55 vélos répartis dans 12 stations: Gare de Vevey (16 vélos), Nestlé Plan-Dessus (4), Nestlé Bergère (1), Nestlé entre-deux-Villes (0), Alimentarium (10), Doret-Est (3), Samaritain (3), Devin (4), funiculaire (3), Tour-De-Peilz Gare (5), La Faraz (3), Nestlé Rive-Reine (3)[7].
Via Francigena
Vevey est situé sur le parcours[8] de la Via Francigena décrite dans l'itinéraire de Sigéric. Elle constitue le point de jonction avec le chemin venu du nord décrit dans le Leiðarvísir de Nikulás de Munkaþverá[9].
Étymologie

L'origine du nom de Vevey n'est pas assurée, plusieurs hypothèses étant plausibles[10],[11],[12] :
- Dérivation du latin Bivis Vicus (littéralement le bourg à la rencontre des deux chemins), en référence à la voie romaine venant du col du Grand-Saint-Bernard qui se séparait à Vevey en direction de Lousonna (Lausanne-Vidy) à l'ouest et Aventicum (Avenches) au nord.
- Par hydronymie de la racine *uiuis (littéralement rivière double) en référence soit aux deux sources de la Veveyse (de Châtel et de Fégire, dans ce cas, Veveyse serait à l'origine du nom de Vevey et non l'inverse), soit aux deux rivières qui délimitent Vevey à l'ouest et à l'est, la Veveyse et l'Oyonne, ou encore pour la Veveyse et la Moneresse (rivière actuellement au cours entièrement souterrain).
- Deux hypothèses, anciennes et plutôt désuètes : par dérivation du mot gaulois vevr (=castor) ou par ethnonymie avec le peuple celtique des Bituriges Vivisques.
- Dans plusieurs documents de la fin du XVe siècle, le nom de Vevey est restitué en français sous la forme de Viviers. Il est possible que Vevey soit la forme franco-provençale d'un vivier, nom très courant dans les toponymes français, savoyards (ex : Viviers-du-Lac sur le lac du Bourget (en Savoie, en France) et européens. C'est l'hypothèse la plus plausible[réf. nécessaire]. Ex : l'ostel de Savoye de la ville de Viviers du côté de Romon (Archives Privées, CdM, c.1494°) renvoie à la ville de Vevey, proche de Romont (Canton de Fribourg, en Suisse).
Histoire
Préhistoire et Antiquité


Au XXe siècle av. J.-C., deux stations lacustres sur pilotis sont déjà installées à Vevey, une dans le quartier de Sainte-Claire et une autre au Creux de plan[13].
En 1898, lors du percement du boulevard Saint-Martin, une nécropole d'une trentaine de tombes de l'âge de la Tène est mise au jour au lieu-dit « En Crédeyles »[14]. Aucune autre trace d'habitation de cette période n’a pour l'instant été trouvée sur le territoire de la commune.
À l’époque romaine, Auguste commence à faire construire une voie de communication commerciale et militaire depuis l'Italie. Cette voie, qui part de Milan, passe par le col du Grand-Saint-Bernard pour rejoindre le Léman. À Vevey, elle se divise en deux, l'une se dirige vers le nord pour aller à Aventicum, l'autre part vers l'ouest et longe le lac puis le Rhône jusqu'à Lugdunum. Grâce à cette voie de communication, une agglomération, définie comme étant un vicus, voit le jour entre les rivières Veveyse et Oyonne dans le centre-ville actuel sur une surface d'environ 20 ha. La localité porte alors le nom de Ouikos dans la Géographie de Ptolémée. Indiquée comme étape, elle se nomme Vibisco dans l'itinéraire d'Antonin, Vivisco sur la table de Peutinger et Bibiscon dans l'Anonyme de Ravenne[15].
Des ruines romaines datant du début du IIe à l’extrême fin du IVe siècle, notamment un temple et un quartier artisanal, ont été mises au jour dans le quartier de Sainte-Claire, lors de la construction du nouveau collège[16].
Moyen Âge
À la fin de l'époque romaine, la ville est probablement temporairement en grande partie abandonnée sous la poussée des invasions barbares. Cependant, la découverte de la très importante nécropole du Clos d’Aubonne à La Tour-de-Peilz, située à 500 m au sud-est du vicus romain, et datant du Ve au IXe siècle, prouve que la région est restée habitée[17].
En 563, l'éboulement du Tauredunum provoqua un probable tsunami à Vevey et sur toutes les rives lémaniques.

La ville commence clairement à se reconstruire à partir du VIIIe siècle. Sigéric la mentionne en 990 dans la Via Francigena sous le numéro et nom d'étape en partant de Rome LIII Vivaec. Du Moyen Âge, plusieurs autres noms nous sont parvenus : Viviscum (1011), Vivesium (1017), Vivois (1163), Vives (1177), Vivex (XIIe siècle) et Viveis (1225).
Passage de l'empereur Rodolphe III de Bourgogne en 1011.
Passages de l'empereur Henri IV en 1076 et en 1087.
Vers 1152-1153, passage de Nikulas de Munkathvera qui descend d'Islande, en pèlerinage vers Rome et la Terre sainte. Vers 1155 il décrira cet itinéraire dans le Leiðarvísir où il cite Vevey comme point de jonction entre l'itinéraire de Sigeric et sa propre route venant de Scandinavie et d'Allemagne. Il précise même qu'ici se rencontrent des voyageurs variés, francs, flamands, gallois, anglais, saxons, scandinaves. Son pèlerinage rejoint ainsi l'itinéraire développé sous le nom de Via Francigena[18].
En 1260, Pierre de Savoie devient seigneur de Vevey, au détriment de la maison de Zähringen[19].
Plusieurs épisodes de peste viennent ponctuer l'histoire de Vevey, notamment en 1450 (1 400 morts), en 1502, en 1613 (1 500 morts) et en 1631.
De la Renaissance au XVIIIe siècle


Le , à la suite de l'invasion bernoise du pays de Vaud, les députés veveysans se rendent à Morges afin de soumettre leur ville au général bernois Hans Franz Nägeli, non sans avoir hésité à rejoindre Fribourg[20]. Le bailli bernois est logé dans un premier temps au château de Chillon, puis dès 1733 dans le bâtiment de l'actuel musée du Vieux-Vevey.
En a lieu un tremblement de terre important qui fit s'écrouler une partie des murailles.
En , une crue de la Veveyse emporte le pont Saint-Antoine.
Durant la nuit du au , la ville est presque entièrement ravagée par un incendie. Selon les témoins de l'époque, ce sont 220 à 250 bâtiments qui sont entièrement détruits sans compter les dégâts aux autres habitations[21].
En , une crue de la Veveyse emporte de nouveau le pont Saint-Antoine.

Sous l'Ancien Régime, les autorités de la ville et les principaux fonctionnaires étaient choisis par un tirage au sort dit ballotte, en utilisant de petites boules blanches ou noires, argentées ou dorées, que les votants plaçaient dans une urne spécialement construite à cet usage. De rares témoins de cet usage ont été conservés dans quelques archives communales, dont Morges (boules) et Vevey (distributeur de balottes) ; Yverdon en possède l'un des exemples les plus remarquables[22].
Époque contemporaine


Après la révolution vaudoise de 1798, et durant tout le XIXe siècle, Vevey connaît une période de prospérité et d'expansion. Les industries de la construction mécanique (Ateliers de constructions mécaniques de Vevey), du chocolat, du lait en poudre (Nestlé) et de nombreuses manufactures de tabac (en 1890 : Rinsoz, Ormond, Hoffman, Taverney & Cie, Ermatinger, Dupraz & Cie) sont créées. Des édifices publics sortent de terre, alors que les murs de ville et portes médiévales disparaissent.
Le , le Premier Consul Napoléon Bonaparte passe en revue sur la Grand Place les quelque 6 000 officiers et soldats de la Division Boudet, avant sa traversée des Alpes quatre jours plus tard par le col du Grand Saint-Bernard.
Fondation en 1802 de la ville de Vevay dans l'Indiana par des émigrants de Vevey.
En 1807, le pont Saint-Antoine est rebâti sur les plans de Nicolas Céard.
Le , les premiers trains de la Compagnie de l'Ouest-Suisse (OS) traversent la ville et s'y arrêtent dans une gare provisoire ; la gare définitive ne sera achevée qu'en 1862.
L'essor du tourisme dans la région, bien que déjà naissant (l'hôtel des Trois Couronnes date de 1842) est particulièrement marqué dès l'arrivée du chemin de fer, avec notamment la construction de l'hôtel d'Angleterre en 1866 et du grand-hôtel en 1867 (disparu à la suite d'un incendie en 1957, à l'emplacement actuel du bâtiment Nestlé)[23].
En 1858 est construit l'hôpital du Samaritain grâce à des dons, il offre alors des services d'une permanence de proximité (infirmerie).
En 1875, Daniel Peter invente le premier chocolat au lait.
De 1884 à 1890, d’importants travaux de correction et d'endiguement de la Veveyse sont effectués, permettant de mettre la ville à l'abri des fortes crues de cette rivière.

Le , le deuxième tramway électrique du monde est inauguré entre Vevey, Montreux et le château de Chillon. L'usine électrique de Taulan sur les hauts de Montreux, fournit l'énergie en alternance pour les trams durant la journée, et pour l'éclairage public durant la nuit. Cette liaison fut définitivement remplacée par des bus en 1958[24].
En 1892, la commune de Corsier cède à Vevey les quartiers de l'Arabie, de Plan-Dessous, de Plan-Dessus, de Sous-Crêt, des Crosets et du Faubourg-Saint-Antoine[25].
: Inauguration du funiculaire Vevey – Chardonne – Mont Pèlerin.
Le Nescafé a été mis au point à Vevey en 1936 par le chimiste Max Morgenthaler.
L'important vignoble situé dans la partie supérieure de la ville disparaît progressivement durant le XXe siècle au profit de maisons d'habitation.
Dès 1998, le concept Vevey, Ville d’Images est développé pour mettre en lumière la multitude d’entreprises et d’institutions liées à l’image et à la communication visuelle qui œuvrent sur le plan culturel et économique sur la Riviera vaudoise. La Fondation Vevey, Ville d'Images, dotée d'une structure de fonctionnement légère, est créée en 1999. Elle a pour but de mettre en place une stratégie visant à développer et coordonner toutes les initiatives liées à l'image, tant sur le plan culturel qu'économique et touristique. Les dernières éditions du Festival des Arts Visuels, Images, ont un succès international. Stefano Stoll, après l'avoir fait fructifié comme délégué culturel de la ville de Vevey, en a été nommé directeur par la Fondation et s'y consacre exclusivement.
- Première moitié du XIXe siècle, les murailles entourent encore la ville.
- Aux environs de 1885.
- La place du marché et la Grenette à la fin du XIXe siècle.
- Vevey vue de la terrasse de Saint-Martin.
- Entre 1890 et 1900.
- Vevey et les Dents du Midi, entre 1890 et 1900.
Population et société
Gentilé et surnoms
Les habitants de la commune se nomment les Veveysans[26].
Ils sont surnommés les Pâtés froids[26],[27], lè Caca-Païvro, soit les caque-poivre en patois vaudois, et les San-Toudelles, soit ceux de Saint-Théodule, du nom de la chapelle et de la confrérie du même nom au XIVe siècle[28].
Démographie
Évolution de la population
La commune compte 20 142 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 8 463 hab/km2[2]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 9,5 % (canton : 18,6 % ; Suisse : 9,4 %)[29].
Pyramide des âges
En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 33,8 %, au-dessous de la valeur cantonale (34,6 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 20,5 %, alors qu'il est de 22,5 % au niveau cantonal[31].
La même année, la commune compte 9 645 hommes pour 10 494 femmes, soit un taux de 47,9 % d'hommes, inférieur à celui du canton (49,1 %)[31].
Éducation

- Établissements primaires et secondaire : Collège Bleu, Collège du Clos, Collège de la Veveyse, bâtiment des Crosets, de l'Aviron, de Charmontey, de la Part-Dieu, de Plan, du Panorama et des Galeries du Rivage
- Gymnase de Burier à La Tour-de-Peilz
- Centre d'enseignement professionnel de Vevey (CEPV)
- École supérieure d'arts appliqués de Vevey
- École internationale bilingue du Haut-Lac, créée à Vevey en 1993, puis déplacée à Saint-Légier-La Chiésaz.
Sport
- Vevey Riviera Basket, club de basket-ball en LNA du championnat de Suisse masculin de basket-ball en 2017. Le club a été champion suisse en 1984 et 1991.
- FC Vevey United, club de football fondé en 1899
- FSG Vevey-Ancienne, société de gymnastique fondée en 1855
- FSG Vevey Jeunes Patriotes, société de gymnastique
- CA Riviera, club d'athlétisme fondé en 1952 sous le nom de CARE Vevey (Centre athlétique région Est)
Associations, sociétés
- Vibiscum (Association des amis du Vieux-Vevey). Cette association a pour but de promouvoir et cultiver la mémoire du passé monumental, culturel et social de la région veveysanne. Elle a été créée le 26 juin 1989. Le Prix Vibiscum est remis à une personne ayant œuvré pour l’histoire de la ville. Publications diverses[32].
Économie
Vevey doit son développement économique à sa situation sur la rive nord-est du lac Léman. Au début, c'était un point de transbordement important sur la route commerciale entre la France et la Suisse. Les marchandises ont été transportées par bateau depuis la France jusqu'à Vevey, où elles ont été chargées sur des chariots et transportées vers d'autres destinations.
Au XVIIIe siècle, Vevey était encore dominée par l'agriculture et la viticulture. C'est ici que les produits agricoles de la région environnante étaient transformés et commercialisés. À cette époque, le commerce comprenait des manufactures de tabac et de tissus, des chapelleries, des tanneries, mais aussi des ateliers de marbrerie et d'horlogerie, qui étaient initialement réalisés à la maison.
Au début du XIXe siècle, la ville s'est rapidement développée pour devenir un site industriel et, au cours du siècle suivant, le changement structurel en faveur des grandes entreprises a eu lieu. Cette période voit la création de la Caisse d'Épargne du district de Vevey, première caisse d'épargne du canton de Vaud (1814), l'ouverture des Ateliers de constructions mécaniques de Vevey (1842) et la création de la manufacture de tabac Rinsoz & Ormond (1852). Vevey devient un centre important de l'industrie chocolatière : sous François-Louis Cailler, la première chocolaterie de Suisse est fondée en 1819. Au cours du XXe siècle, il y a eu plusieurs crises, notamment dans l'industrie horlogère dans les années 1930 et dans le tourisme pendant la Seconde Guerre mondiale. En conséquence, la diversification a eu lieu dans de nombreux secteurs économiques. La récession de 1974 et 1975 a également frappé durement l'industrie, entraînant de nombreuses fermetures d'usines et un déclin démographique d'environ 2 000 personnes en 10 ans.
Aujourd'hui, il y a environ 11 000 emplois à Vevey.
L'entreprise la plus importante à ce jour est Nestlé S.A., le plus grand groupe agro-alimentaire au monde, dont le siège social est à Vevey. Il existe également de nombreuses autres entreprises dans l'industrie alimentaire et des boissons, l'industrie pharmaceutique, l'imprimerie et l'édition, la construction d'appareils, la mécanique de précision et la microtechnique. Vevey abrite également des banques et des compagnies d'assurance, des autorités municipales et de district et la compagnie d'électricité Holdigaz. La ville compte deux hôpitaux régionaux jusqu'en 2019, l'Hôpital de la Providence (depuis 1933) et l'Hôpital du Samaritain (depuis 1956). Ils sont remplacés à cette date par un hôpital régional situé à Rennaz.
Voici une liste des entreprises connues de Vevey :
- Éditions de l'Aire, maison d'édition littéraire.
- Nestlé, multinationale de l'agroalimentaire, y a son siège social mondial.
- La Société des Entrepôts de Vevey, qui gère le Port franc de Vevey.
Autres entreprises, aujourd'hui disparues :
- Ateliers de constructions mécaniques de Vevey[33]
- CIPAG, entreprise créée en 1930 par Marcel Mutrux, spécialisée à l'origine dans la fabrication de chauffe-eau à gaz. Elle a connu un important développement et compté jusqu'à 220 collaborateurs. Cipag avec ses succursales en Suisse allemande et au Tessin a longtemps été le plus grand fournisseur de Suisse de chauffe-eau à gaz et électriques. L'entreprise s'est diversifiée au cours du temps dans la fabrication de chaudières et dans la construction d'appareils spéciaux (chaudronnerie fer et inox). Une nouvelle usine a été construite à Puidoux en 1986. En 2011, Cipag a été absorbée par Elcotherm, filiale du groupe Ariston.
- TUSA, entreprise créée en 1937 spécialisée dans les tubes aluminium. En 2016, la société, alors propriété du groupe italien Scandolara, est délocalisée en Italie. Sa production était de 60 millions de tubes par année[34].
Politique
Conseil communal
Résultats des dernières élections au Conseil communal[35]
| Partis | Suffrages | % | Sièges | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| décroissance alternatives (da.) | 113 452 | 22,60 | 23 | ||||||||||||||||
| Parti libéral-radical (PLR) | 107 699 | 21,45 | 22 | ||||||||||||||||
| Les Verts | 66 425 | 13,23 | 13 | ||||||||||||||||
| Parti socialiste (PS) | 57 072 | 11,37 | 12 | ||||||||||||||||
| EN AVANT VEVEY! (EAV) | 49 929 | 9,94 | 10 | ||||||||||||||||
| Vevey Libre (VL) | 42 120 | 8,39 | 9 | ||||||||||||||||
| Union démocratique du centre (UDC) | 27 075 | 5,39 | 6 | ||||||||||||||||
| Alliance Centriste Veveysanne | 26 489 | 5,27 | 5 | ||||||||||||||||
| Suffrages valides | 501 923 | 96,56 | 100 | ||||||||||||||||
| Suffrages blancs | 17 877 | 3,44 | |||||||||||||||||
| Total | 519 800 | 100 | |||||||||||||||||
| Date | PS | PRD | PLS | PLR | VL | DA | PDC | UDC | Verts | EAV |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2006[36] | 30 | 14 | 12 | - | 13 | 8 | 8 | 8 | 7 | - |
| 2011[37] | 28 | - | - | 22 | 13 | 7 | 7 | 11 | 12 | - |
| 2016[38] | 19 | - | - | 21 | 17 | 16 | 6 | 10 | 11 | - |
| 2021[39] | 12 | - | - | 22 | 9 | 23 | 5 | 6 | 13 | 10 |
Municipalité
La Municipalité (Conseil municipal) constitue l'exécutif des communes du canton de Vaud.
| Composition actuelle 2021-2026 [40] | Municipaux |
|---|---|
| Secrétariat général, Relations humaines, Finances, Systèmes d’information et Affaires intercommunales | Yvan Luccarini (syndic, da.) |
| Accueil et population, Cohésion sociale, Durabilité et Association régionale de l’action sociale | Gabriela Kämpf (da.) |
| Famille, éducation et sports et Animation - Jeunesse | Laurie Willommet (PS) |
| Culture et Association Sécurité Riviera | Alexandra Melchior (Les Verts) |
| Urbanisme et mobilité et Service intercommunal de gestion | Antoine Dormond (Les Verts) |
| Bâtiments, gérance et énergie | Pascal Molliat (VL) |
| Travaux publics, espaces verts et entretien, Economie et tourisme, vignes et Service intercommunal de gestion | Vincent Imhof (PVL) |
| Candidats | Partis | Premier tour | Second tour | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | |||
| Yvan Luccarini | da. | 1 704 | 30,52 | 2 326 | 47,91 | |
| Valentin Groslimond | PLR | 1 529 | 27,38 | 2 088 | 43,01 | |
| Christophe Ming | PLR | 1 509 | 27,02 | 2 068 | 42,60 | |
| Gabriela Kämpf | da. | 1 381 | 24,73 | 2 247 | 46,28 | |
| Loïc Brawand | PLR | 1 273 | 22,80 | 1 991 | 41,01 | |
| Antoine Dormond | Les Verts | 1 259 | 22,55 | 2 442 | 50,30 | |
| Nana Sjöblom | da. | 1 204 | 21,56 | 1 952 | 40,21 | |
| Laurie Willommet | PS | 1 105 | 19,79 | 2 381 | 49,04 | |
| Alexandra Melchior | Les Verts | 1 020 | 18,27 | 2 137 | 44,02 | |
| Colin Wahli | Les Verts | 998 | 17,87 | retrait | ||
| Vincent Imhof | PVL | 932 | 16,69 | 2 245 | 46,24 | |
| Pierre Butty | PS | 863 | 15,45 | retrait | ||
| Pascal Molliat | VL | 855 | 15,31 | 2 178 | 44,86 | |
| Jérôme Christen | VL | 838 | 15,01 | retrait | ||
| Oliver Ghorayeb | EAV | 723 | 12,95 | retrait | ||
| Anne Francine Simonin | VL | 666 | 11,93 | retrait | ||
| Dominique Besson | PS | 637 | 11,41 | retrait | ||
| Bastien Schobinger | UDC | 623 | 11,16 | retrait | ||
| Marcia Ciana | EAV | 603 | 10,80 | 357 | 7,35 | |
| Michel Agnant | Perspectives | 384 | 6,88 | 391 | 8,05 | |
| Cihan Kirisci | UDC | 346 | 6,20 | retrait | ||
| Hans-Jürg Matter | UpV | 249 | 4,46 | 270 | 5,56 | |
| Marie Moya | Perspectives | 246 | 4,41 | retrait | ||
| 6 candidats avec moins de 2% | 410 | 7,34 | ||||
| Votes valides (dont blancs) | 5 584 | 97,79 | 4 855 | 98,30 | ||
| Votes blancs | 55 | 0,96 | 42 | 0,85 | ||
| Votes nuls | 126 | 2,21 | 84 | 1,70 | ||
| Total | 5 710 | 100 | 4 939 | 100 | ||
Liste des syndics
- 1799-1803 : Louis-Phillipe de Mellet
- 1803-1806 : Étienne du Fresne
- 1806-1823 : Jean-Louis Couvreu de Dekersberg
- 1823-1832 : Jean-Samuel-Béat de Palézieux Dit Falconnet
- 1832-1837 : Paul-Henri Burnat
- 1837-1846 : Frédéric Couvreu
- 1846-1848 : Charles Dubois
- 1848-1851 : Jules Cuénod
- 1851-1853 : Eugène Dulon
- 1854-1857 : Alexandre Richard
- 1857 : Jules Cuénod
- 1858-1872 : Édouard Couvreu
- 1873-1876 : Jules Monnerat
- 1877-1879 : Alfred Loude
- 1879-1883 : Charles Nicati
- 1884-1888 : Alfred Reller
- 1888-1896 : Édouard Baer-Monnet
- 1897-1898 : Rodolphe Nicollier
- 1898-1912 : Jules Jomini, Parti radical-démocratique.
- 1912-1929 : Eugène Couvreu, Parti libéral.
- 1929-1936 : Gustave Chaudet, Parti bleu.
- 1937 : Mise sous régie[42]
- 1938-1960 : David Dénéréaz, Parti radical-démocratique.
- 1960-1976 : Jean Kratzer, Parti libéral suisse.
- 1976-1989 : Bernard Chavannes, Parti libéral suisse.
- 1990-2001 : Yves Christen, Parti radical-démocratique.
- 2002-2006 : Dominique Rigot, Parti radical-démocratique.
- 2006-2014 : Laurent Ballif, Parti socialiste suisse.
- 2014-2021 : Elina Leimgruber, Parti Les Verts.
- 2021-2026 : Yvan Luccarini, Décroissance Alternatives.
- 2026-(...) : Laurie Willommet, Parti socialiste suisse.
Jumelages
La commune est jumelée avec celles de Carpentras en France et Müllheim en Allemagne.















