Charles Perrot (poète)

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Décès
Nom de naissance
Charles François Auguste PerrotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Charles Perrot
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Charles François Auguste PerrotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Faculté de droit et des sciences économiques de Paris (d)
École libre des sciences politiquesVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Charles Perrot, né le à Khenchela en Algérie et mort pour la France à Saint-Laurent dans le département du Pas-de-Calais, le , est un poète français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Jeunesse et formation

Charles François Auguste Perrot, né le à Khenchela[1], est le fils de Vincent Perrot (1852-1918), garde général des forêts, et de Mathilde Astier (1867-)[2].

Il commence sa scolarité au lycée de Constantine, puis au lycée d'Alger avant de venir poursuivre ses études à Paris[3]. Après avoir achevé des études de droit, il suit les cours de l'École des sciences politiques[4]. Il commence son service militaire au 3e régiment de zouaves à partir d', avant d'être incorporé au 1er régiment de zouaves en . Promu caporal en , il est nommé élève officier de réserve en octobre, suit le cours spécial d' à à Amiens[4] et devient sous-lieutenant au 37e régiment d'infanterie en [5].

Il travaille comme rédacteur à l'administration centrale du ministère de l'instruction publique et des beaux-arts et est attaché au cabinet du sous-secrétaire d'état aux beaux-arts à partir de 1913[3].

Jeune poète récompensé par la Société des gens de lettres

Alexandre Arnoux dit avoir fait sa connaissance vers 1908, peu de temps avant que son premier recueil de poèmes, La Plainte intérieure, soit couronné par la Société des gens de lettres (prix Jacques-Normand) et lui ouvre les portes d'un éditeur en 1909[4].

Avant son service militaire, il fréquente avec son ami poète Edmond Gojon, l'atelier d'Émile Bernard situé rue Cortot à Montmartre[6]. Il fait partie de l'équipe de rédaction d'André Germain à la revue littéraire Le Double bouquet qui parait à partir de . André Germain écrit que « à qui les lira, les vers de Charles Perrot dévoileront toutes les délicatesses, toutes les exigences aussi de son aimante nature. […] Ils laissent vibrer les nostalgies de l’heure grise et les tendresses de la pénombre, ces aveux si tremblants et si fiers qui ont presque le même élan à se dérober qu’à s’offrir »[7].

En 1924, un second recueil de poèmes de Charles Perrot, intitulé Les Efforts et le destin, parait aux éditions de La Renaissance du livre[8],[9],[10].

Officier de réserve tué au début de la Première Guerre mondiale

Lorsqu'éclate le Première Guerre mondiale, il est mobilisé comme sous-lieutenant de la 23e compagnie au 237e régiment d'infanterie[11],[1]. Après les combats du , le régiment reçoit des renforts pour compenser les pertes et il est affecté à la 17e compagnie[12].

Le lieutenant-colonel Schuhler qui commandait le 237e régiment d'infanterie rapporte que dans les jours qui suivent le , il se rend dans la cave d'une ferme près de la Targette, près d'Arras, « pour y visiter un de mes officiers, le sous-lieutenant Perrot que l’on venait d’y transporter blessé […] La blessure de Charles Perrot, un jeune poète d’avenir, n’était qu’une contusion. Il s’était dépensé sans compter pendant ces quelques jours et était arrivé au dernier degré de l’épuisement, lorsqu’il fut atteint d’une balle à la hanche qui le jeta à terre sans pénétrer. Il tomba et s’endormit. On le porta ainsi dans les caves de la ferme pour le mettre à l’abri et je l’y trouvai dormant. […] Mon brave 237e avait atteint la limite de la résistance à la fatigue et on peut se faire une idée de son état par l’incident que je viens de rapporter à propos de l’évanouissement de Perrot »[13].

Quelques jours plus tard, Charles Perrot est tué à Saint-Laurent près d'Arras le [14],[15] « en essayant de reprendre avec sa compagnie le château de Blangy »[16]. François de Tessan, alors adjudant dans le même régiment, est nommé pour le remplacer dans son poste de sous-lieutenant[17],[18]. Il raconte la mort de celui-ci et rapporte qu'on a « trouvé dans les poches de la capote du lieutenant […] un vieil exemplaire des œuvres de Racine »[19].

Sa citation à l'ordre de l'armée parle de lui en ces termes : « N'a cessé depuis le début de la campagne, de faire preuve de calme, d'énergie et de sang-froid. A été frappé mortellement en entraînant sa compagnie à l'attaque de maisons fortifiées »[20].

Peu de temps avant d'être tué, il aurait répondu à un de ses camarades du front qui l'encourageait à aller se reposer : « On n'a jamais fini de faire son devoir »[18]. Cette phrase mentionnée dans un article de l'académicien et écrivain nationaliste Maurice Barrès sera souvent publiée pour exalter la bravoure et le sens du devoir des soldats[21],[22].

Œuvres principales

Ouvrages

Publications dans des revues et journaux

  • « Pour ceux qui m'interrogent » (poème), Le Double bouquet, no 3, , p. 105-108 (lire en ligne)
  • « Poème » (poème), Le Double bouquet, no 5, , p. 196-199 (lire en ligne)
  • « Poèmes : Timgad, poème, Fièvre » (3 poèmes), Le Double bouquet, no 6, , p. 243-250 (lire en ligne)
  • « Samson » (poème), Le Double bouquet, no 7, , p. 291-316 (lire en ligne)
  • « Des ombres sur de la fumées » (fragments), Les Écrits nouveaux, vol. VIII, no 7, , p. 9-30 (lire en ligne)

Distinctions

Hommages

Bibliographie

Références

Liens externes

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