Charles Reibel

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Élection23 octobre 1935
CirconscriptionSeine-et-Oise
Groupe politiqueUR (1936-1938)
NI (1938-1940)
Charles Reibel
Illustration.
Charles Reibel au ministère des Finances en 1924.
Fonctions
Sénateur français

(4 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 23 octobre 1935
Circonscription Seine-et-Oise
Groupe politique UR (1936-1938)
NI (1938-1940)
Ministre des Régions libérées

(2 ans, 2 mois et 14 jours)
Président Alexandre Millerand
Gouvernement Poincaré II
Prédécesseur Louis Loucheur
Successeur Louis Marin
Sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil et aux Affaires étrangères

(11 mois et 27 jours)
Président Alexandre Millerand
Gouvernement Millerand I et II
Leygues
Prédécesseur Jules Jeanneney
Successeur Théodore Tissier
Député français

(16 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection 16 novembre 1919
Réélection 11 mai 1924
29 avril 1928
8 mai 1932
Circonscription Seine-et-Oise
Législature XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Troisième République)
Groupe politique ARS (1919-1924)
GRD (1924-1928)
ADS (1928-1932)
UR (1930-1936)
Successeur Fernand Robbe
Biographie
Nom de naissance Félix Jules Charles Reibel
Date de naissance
Lieu de naissance Vesoul (Haute-Saône, France)
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Française
Profession Avocat

Charles Reibel, né le à Vesoul (Haute-Saône) et mort le dans le 7e arrondissement de Paris[1], est un avocat et homme politique français. Il est ministre des Régions libérées.

Fils d'une famille de notables alsaciens, Reibel naquit au 20 rue Georges-Genoux à Vesoul[2]. Il devient diplômé en droit de la faculté de Nancy d'où il sort avec un doctorat, il s'inscrit au barreau de Paris.

Il commence sa carrière politique comme attaché de cabinet, très proche de Raymond Poincaré dont il est un des collaborateurs jusqu'à l'élection de celui-ci à la présidence de la République en 1913. L'année suivante, sa première tentative pour entrer au Palais Bourbon est un échec.

Engagé volontaire pendant la Première Guerre mondiale, il obtient la croix de guerre et la Légion d'honneur à titre militaire. En 1915, il est de nouveau attaché de cabinet, mais auprès du sous-secrétaire d'État à la Guerre, Joseph Thierry.

C'est en 1919 qu'il obtient son premier mandat de député, en Seine-et-Oise. Il est ensuite réélu en 1924, 1928 et 1932.

Alexandre Millerand le charge, en , du sous-secrétariat d'État à la présidence du conseil, qui est une fonction peu exposée mais très politique, car il est ainsi chargé de la coordination de l'action gouvernementale et des relations avec les parlementaires. Georges Leygues le maintient à ce poste jusqu'en .

Lorsque Poincaré est nommé à la tête du gouvernement, il en fait son ministre des Régions libérées (1922-24). Après cette date, il s'éloigne cependant de Poincaré, qui ne le rappelle pas au gouvernement lorsqu'il en prend à nouveau la tête, de 1926 à 1929.

À la Chambre des députés, puis au Sénat, où il est élu en 1935, Reibel défend une ligne politique de droite républicaine, partisan convaincu du rassemblement des républicains, radicaux compris, pour isoler les socialistes. Il défend notamment l'orthodoxie budgétaire, proposant que les amendements parlementaires ne puissent plus porter sur des dépenses, et argumente de façon constante sur la nécessaire « baisse des charges » pour relancer l'économie.

Il fut aussi un des plus ardents opposants au Front populaire, condamnant les occupations d'usines, et réclamant la pénalisation de la propagande communiste.

Quoique clairement partisan de la fermeté à l'égard de l'Allemagne nazie à la fin des années 1930 (il rompit avec Pierre-Étienne Flandin en 1938 à ce sujet et démissiona de l'Alliance démocratique[3]), il vote en 1940 les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, ce qui met un terme à sa carrière politique.

Son vote de 1940 le rend inéligible à la Libération. Les lois d'amnistie le rendent éligible à nouveau au début des années 1950. Il se porte candidat indépendant à l'occasion d'une élection partielle en Seine-et-Oise en 1954 et arrive en troisième position derrière un candidat communiste, André Stil, et une candidate MRP, Germaine Peyroles, élue au second tour. Anticommuniste, il se désiste en sa faveur, change d'avis et se présente au dernier moment pour le second tour, peu de temps avant la clôture des inscriptions, et finalement abandonne à la veille du second tour[4],[5]. Il se présente à nouveau, sans succès, aux élections législatives de janvier 1956[6].

Synthèse des mandats et des fonctions

Sources

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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