Il est le sixième enfant (quatrième fils) de Charles de Casamajor de Charritte, marquis de Charitte (1701-1780) et de sa femme Marguerite-Françoise d'Andouins. Son père est conseiller (), puis président à mortier au parlement de Navarre ().
«Le 12 avril, le vaisseau la Bourgogne, placé sous le commandement du chevalier de Charitte, participe au malheureux combat des Saintes, non loin de la Dominique. Durant cette bataille qui vit la destruction du vaisseau amiral Ville de Paris et la capture de l’amiral de Grasse, la Bourgogne tint un rôle brillant et la conduite du capitaine de Charitte reçut l’approbation générale. À 5 heures 30, il était à moins d’un mille sous le vent de la Ville de Paris, et quant l’arrière-garde eut viré, son vaisseau fut celui qui se tint le plus près de l’amiral. Le vaisseau fut toutefois abordé par le Duc de Bourgogne.
À l’issue de ce combat, les Anglais félicitèrent Charitte de son héroïsme, en l’appelant «le brave capitaine du vaisseau noir», car il avait résisté brillamment jusqu’à la nuit et avait évité la perte de plusieurs vaisseaux français en les protégeant de son feu. Ces faits vinrent bien plus tard à la connaissance des Élus généraux de Bourgogne. Un décret du 6 août 1784 renferme des remerciements au chevalier de Charitte «pour la gloire que le vaisseau La Bourgogne a acquise sous ses ordres, et notamment à la journée du 12 avril 1782. Cette décision fut adressée par les Élus généraux de Bourgogne au Maréchal de Castries, alors ministre de la Marine avec prière de l’insérer dans la Gazette de France, ce qui fut fait.»
Il meurt le à l'âge de 82 ans, dont soixante-cinq passés au service dans la Marine de guerre.
Franc-maçonnerie
Il est initié dans une loge inconnue, affiliée à L'Heureuse Rencontre de Brest, le se disant alors «lieutenant de vaisseau». Il est reçu «Parfait Élu Écossais» en présence du prince de Rohan la [4].