Chartreuse Saint-Sauveur

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Nom localChartreuse
DédicataireSaint Sauveur
Rattachement(anciennement) ordre des chartreux
Chartreuse Saint-Sauveur
Image illustrative de l’article Chartreuse Saint-Sauveur
Les armoiries des fondateurs présentées par des moines chartreux
Présentation
Nom local Chartreuse
Dédicataire Saint Sauveur
Type Chartreuse
Rattachement (anciennement) ordre des chartreux
Début de la construction 1452
Fin des travaux 1528
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)
Géographie
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Ville Villefranche-de-Rouergue
Coordonnées 44° 20′ 38″ nord, 2° 02′ 00″ est
Géolocalisation sur la carte : Aveyron
(Voir situation sur carte : Aveyron)
Chartreuse Saint-Sauveur
Géolocalisation sur la carte : Midi-Pyrénées
(Voir situation sur carte : Midi-Pyrénées)
Chartreuse Saint-Sauveur
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chartreuse Saint-Sauveur

La chartreuse Saint-Sauveur est un ancien monastère de moines-ermites de l'ordre des Chartreux. Sis au sud de Villefranche-de-Rouergue (France), sur la route menant à Najac et Albi, il fut fondé au XVe siècle et fermé - les derniers moines étant expulsés - en 1790, par les autorités révolutionnaires.

Depuis la Révolution française les bâtiments du monastère font partie de l'hospice puis hôpital de Villefranche-de-Rouergue. Cette ancienne chartreuse fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1]. Géré par la SPL Ouest Aveyron Tourisme, le site est ouvert à la visite d'avril à novembre.

Après la Révolution

En 1450, Vézian (ou Vésian) Valette voulut aller à Rome pour y chercher des indulgences à l'occasion de l'année jubilaire, fêtée par le pape Nicolas V. Avant de partir, ce riche marchand de Villefranche fit son testament, le . Il décidait de laisser presque toute sa fortune aux Chartreux à la condition qu'ils construisent un monastère de leur ordre à Villefranche-de-Rouergue et qu'ils y disent une messe chaque jour tant que le monastère existerait. Il meurt la même année, au cours de son pèlerinage à Rome.

Sa femme, Catherine Garnier, respecta ses volontés et fit construire le monastère. Elle est considérée, elle également, comme 'fondatrice' de la chartreuse.

Les travaux commencèrent en 1452 sous la direction de Richard de Condom et furent poursuivis par les maîtres maçons Conrad Rogier[2] et Jean Coupiac pour le petit cloître. Rapidement la grande chapelle et la salle du chapitre sont construites et achevées en 1458. Le petit cloître est terminé en 1459. Les moines sont alors installés dans la chartreuse. Les sculpteurs, sous la direction de Pierre Viguier, ont probablement exécuté la décoration car le , le corps de Vésian Valette, rapatrié de Rome, est enseveli à droite de l'autel.

On ne connaît pas la date de réalisation des autres travaux. On peut considérer que les bâtiments nécessaires à la vie monastique et érémitique des chartreux étaient terminés en 1462. En 1479 la chartreuse a son prieur.

Catherine Garnier meurt en 1482 et son corps est placé à côté de celui de son époux.

En 1524, François de La Rovère, évêque de Mende, est enterré dans l'église de la chartreuse dont il a été un bienfaiteur.

Les travaux principaux sont terminés par la construction de la chapelle des étrangers, placée contre le mur de clôture, servant à l'accueil des étrangers et des femmes. La petite chapelle se trouvant contre le côté nord de l'église porte la date de 1528.

Au XVIIe siècle on fit quelques travaux :

Puis en 1669 et 1670, la chartreuse est agrandie en construisant l'hôtellerie, le clocher-mur dominant le petit cloître et en surélevant le réfectoire.

En 1790, les derniers moines chartreux sont expulsés et leur monastère est déclaré bien national. Fort heureusement, la municipalité de Villefranche voulant ouvrir un hôpital-hospice dans la ville, en prit rapidement possession (). Cela a permis de conserver les parties essentielles de ce monument remarquable.

Les archives du monastère ont disparu en 1791.

En 1886, la cellule du portier qui était une habitation à deux niveaux, seul accès à la chartreuse, a été rasée pour construire de nouveaux bâtiments d'hospitalisation.

Biens du monastère

La première donation a permis de garantir des rentes importantes au monastère, notamment grâce aux vignes qui étaient d'un rapport important. Les messes et prières pour le salut des âmes ont été une source de revenus en argent ou en nature non négligeables.

Cette richesse de la chartreuse est mise en évidence par les prêts qu'elle peut faire à la commune au XVIIe siècle. Elle a été au XVIIIe siècle le plus important contribuable de la ville. En 1791, les rentes du monastère ont été estimées à 18 000 livres, soit plus de la moitié de la somme obtenue de la vente des bâtiments.

Bâtiments

Notes et références

Voir aussi

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