Chedly Anouar
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Compositeur
الشاذلي أنور
| Nom de naissance | Chedly Ben Mohamed Ben Ahmed Khemeja Essahli |
|---|---|
| Naissance |
Tunis, Tunisie |
| Décès | (à 69 ans) |
| Activité principale |
Musicien Compositeur |
| Genre musical | Musique tunisienne |
| Instruments | Oud |
Chedly Anouar (arabe : الشاذلي أنور), de son vrai nom Chedly Ben Mohamed Ben Ahmed Khemeja Essahli, né le à Tunis et mort le [1], est un musicien et compositeur tunisien originaire de M'saken.
Né à l'impasse Zalaria, rue Chebka, dans la médina de Tunis, son père Mohamed Khemeja Essahli (par référence à son origine) est fleuriste et passionné de chansons[1]. À l'âge de dix ans, l'amour de son fils pour la musique grandit grâce à un environnement familial propice[2]. Disposant d'un phonographe, il lui permet de découvrir assez tôt les dawrs de Sâlih Abd El Hayy, Abdelhay Helmi, Salama Hijazi, Sayed El Safty, Youssef Manialaoui et Sayed Darwich ainsi que les mawwals (genre traditionnel de musique vocale généralement présenté avant le début de la chanson), chansons légères et mouachahs d'Oum Kalthoum et Mohammed Abdel Wahab qu'il écoute chez sa tante, mariée au journaliste et poète Hédi Laâbidi[2].
Ainsi, Anouar passe ses journées entre les magasins de son père (dans le quartier de Sidi Mahrez puis celui de Bab Lakouas et de l'avenue Jules-Ferry), les déplacements à bicyclette, pour livrer à domicile les corbeilles de fleurs commandées par les familles européennes et aristocrates ou ramener des fleurs des jardins du Bardo ou de La Manouba[2]. C'est d'ailleurs la raison du choix de son nom artistique, Anouar, par référence aux fleurs (naouar)[2]. Enfin, il consacre ses moments de temps libre au plaisir de la musique.
Carrière de chanteur
Constatant son talent musical, Hédi Laâbidi le persuade, en 1945, de participer à l'émission des amateurs de musique de Radio Tunis, présentée par Abdelaziz El Aroui. Il y chante Achki limeen el hawa (أشكي لمين الهوى) de Mohammed Abdel Wahab avec la troupe musicale dirigée par Mohamed Triki[1].
Apprécié pour la beauté de sa voix et la justesse de son chant, il est coopté par Béchir Ressaïssi, représentant de la maison de disques Baidaphon et grand promoteur de la musique tunisienne[2]. Il l'encadre au même titre que sa fille adoptive, Naâma[2], et lui fait signer un contrat de dix ans, ce qui constitue alors un fait rarissime[3]. Anouar enregistre des chansons de Farid El Atrache ainsi que des chansons populaires[2] ; il reçoit des cours à La Rachidia où il a comme professeurs Triki et Khemaïs Tarnane. En 1948, il fait des apparitions à la radio tunisienne puis accompagne la cantatrice Chafia Rochdi pour des galas en Algérie, avec le compositeur Abdelkrim Lahbib ; ils y séjournent pendant trois ans[1].
De retour d'Algérie en 1952, il adhère à plusieurs troupes et prend part aux concerts et manifestations musicales organisées à travers le pays. Puis, après l'indépendance de la Tunisie, il rejoint la chorale nouvellement constituée en 1957, après avoir subi avec succès le test vocal[2]. Il apprend les muwashshahs orientaux auprès de Sayed Chatta (ar) et le malouf tunisien auprès de Tarnane[1]. Il se perfectionne dans l'art de la juste interprétation du terroir musical oriental auprès du maestro Fehmi Iouadh[2].
