Oulaya
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 53 ans) |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Beya Bent Béchir Ben Hédi Rahal |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Période d'activité |
À partir de |
| Conjoint |
Helmy Bakr (d) (à partir de ) |
| Genre artistique |
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Oulaya (arabe : علية), de son vrai nom Beya Bent Béchir Ben Hédi Rahal[1], née le à Tunis et morte le , est une chanteuse et actrice tunisienne.
Troisième enfant d'une famille qui en compte six, elle est adoptée par son oncle qui vit dans une rue de Bab Saadoun[1]. Elle poursuit ses études dans une école de la banlieue sud où elle se distingue par sa voix suave. Le violoniste Ridha Kalaï épouse sa sœur aînée et remarque rapidement la voix de sa belle-sœur[1] alors âgée de douze ans. En cachette de la plupart des membres de la famille, il lui compose une chanson qu'elle fait enregistrer à Radio Tunis puis lui offre ses premières scènes. Elle se cache alors derrière le pseudonyme de Bent El Manar[2]. Lorsqu'elle est découverte, elle est encouragée par son père, Béchir Rahal, l'un des pionniers du théâtre tunisien, ce qui n'est pas le cas de sa mère qui, pour contrecarrer les velléités artistiques de sa fille, la marie à l’âge de 14 ans, avec un homme du double de son âge, dont elle aura trois enfants[2].
Entrée à La Rachidia
Remarquée par des proches du musicien Salah El Mahdi, directeur de la Troupe musicale de la ville de Tunis, elle est invitée au siège de La Rachidia. Son époux compréhensif accède aux revendications de sa jeune épouse et lui permet d'intégrer l'institution[2] où elle reçoit un enseignement musical académique auprès de Khemaïs Tarnane et d'El Mahdi qui la dote de son nom de scène, tiré du nom de la sœur du calife Hâroun ar-Rachîd. Elle chante alors beaucoup de compositions de son mentor Salah El Mahdi ainsi que de divers compositeurs tunisiens (Chedly Anouar, Wannès Kraïem, Hédi Jouini, Ali Chalgham, Abdelhamid Sassi, Kalaï ou encore Boubaker El Mouldi.
Après un passage au sein de la Troupe municipale de musique arabe, elle rejoint la chorale de la radio-télévision et se distingue par sa voix de soprano qui lui permet d'interpréter différents répertoires musicaux[2]. Poètes et paroliers lui composent ses plus beaux succès.
Aux côtés de Naâma, qui connaît aussi une ascension fulgurante, elle domine la chanson tunisienne des années 1960[2]. Qualifiée de Motrobet El Jil par son public[2], Oulaya remet en question sa notoriété et part sur invitation au Caire[1].
