Cheloniellida
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| Règne | Animalia |
|---|---|
| Sous-règne | Bilateria |
| Embranchement | Arthropoda |
| Sous-embr. | † Artiopoda |
| Super-classe | † Vicissicaudata |
Genres de rang inférieur
- †Cheloniellon Broili, 1932
- †Duslia Jahn, 1893
- †Eoduslia Vidal, 1998
- †Neostrabops Caster & Macke, 1952
- †Paraduslia Dunlop, 2002
- †Pseudarthron Selden & White, 1984
- †Triopus Barrande, 1872
- †Xus Wendruff, Babcock, Mikulic & Kluessendorf, 2018
Les Cheloniellida sont un taxon d'arthropodes paléozoïques éteints généralement mis au rang d'ordre[1],[2]. En 2018[2], huit genres monotypiques de cheloniellidés avaient été officiellement décrits dans des strates marines allant de l'Ordovicien au Dévonien. Cheloniellida a une position phylogénétique controversée, des études antérieures l'associant comme membre ou parent à divers taxons d'arthropodes fossiles et existants[2]. Il a ensuite été accepté comme membre de Vicissicaudata au sein des Artiopoda (en)[3],[4],[5].
Les cheloniellidés ont un corps ovoïde aplati comprenant un céphalon oculaire (tête) et un tronc segmenté, divisé dorsalement par une série de tergites (exosquelette dorsal). Le céphalon pourrait être divisé en procéphalon et gnathocéphalon[2]. Le bouclier céphalique (exosquelette dorsal du céphalon) est relativement réduit par rapport à d'autres membres des Artiopoda (en)[2],[3]. Le tronc est plus large que le céphalon et compte de huit à treize tergites[2]. Les extrémités latérales des premiers tergites sont dirigées vers l'avant, celles du milieu vers le côté et les dernières vers l'arrière, ce qui donne à l'ensemble une apparence rayonnée[3](en)[2]. Le dernier segment du tronc, aussi appelé postabdomen[4], est minuscule et enveloppé par les extrémités du tergite précédent[2].
- Reconstitution de Cheloniellon calmani (en) montrant la morphologie dorsale et une partie des appendices ventraux.
- Structures ventrales de la région antérieure de Cheloniellon calmani montrant la différenciation des appendices.
Dans les fossiles existants, le céphalon comporte une paire d'antennes et cinq paires d'appendices uniramés, les quatre postérieures ayant une gnathobase[6]. Il existe des preuves que les appendices non-gnathobasiques du second segment céphalique sont spécialisés ou même ravisseurs chez certaines espèces[6],[2]. Chaque segment du tronc (sauf le dernier) possède une paire d'appendices biramés constitués d'un long endopode et d'un exopode plus court[2]. Le dernier segment du tronc possède une paire d'appendices en forme d'épines ou de fouets nommés furcae[3] ou cerques[6] ; certaines espèces ont aussi une épine centrale qui pourrait être un telson, ou pas[2].
