Le texte ne doit pas être écrit en capitales (les noms de famille non plus), ni en gras, ni en italique, ni en «petit»…
Le gras n'est utilisé que pour surligner le titre de l'article dans l'introduction, une seule fois.
L'italique est rarement utilisé: mots en langue étrangère, titres d'œuvres, noms de bateaux,etc.
Les citations ne sont pas en italique mais en corps de texte normal. Elles sont entourées par des guillemets français: «et».
Les listes à puces sont à éviter, des paragraphes rédigés étant largement préférés. Les tableaux sont à réserver à la présentation de données structurées (résultats,etc.).
Les appels de note de bas de page (petits chiffres en exposant, introduits par l'outil « Source») sont à placer entre la fin de phrase et le point final[comme ça].
Les liens internes (vers d'autres articles de Wikipédia) sont à choisir avec parcimonie. Créez des liens vers des articles approfondissant le sujet. Les termes génériques sans rapport avec le sujet sont à éviter, ainsi que les répétitions de liens vers un même terme.
Les liens externes sont à placer uniquement dans une section «Liens externes», à la fin de l'article. Ces liens sont à choisir avec parcimonie suivant les règles définies. Si un lien sert de source à l'article, son insertion dans le texte est à faire par les notes de bas de page.
Chen Li-an (chinois traditionnel: 陳履安;pinyin: Chén Lǚ'ān) (né le 22 juin 1937), parfois orthographié Chen Lu-an, est un mathématicien, économiste et homme politique taïwanais. Il a été président du Yuan de contrôle de 1993 à 1995.
Chen Cheng, devenu l'indéboulonnable vice-président du régime du général Tchang Kaï-chek[3], disparaît en 1965, victime d'un cancer. Sur son lit de mort, il aurait, selon le témoignage de Chen Li-An, appelé son fils à "ne pas oublier la Chine continentale"[1], tombée aux mains des communistes depuis 1949. Revenu à Taïwan après ses études en 1970, il est nommé président de l'université de Technologie Ming Chi(en) à Taishan[1]. Il devient à l'époque l'une des principales figures des "princes" du KMT, ces fils de ministres et de membres du parti, favorisés à tous les niveaux de la société comme Ma Ying-jeou[4]. Les médias regroupent d'ailleurs avec Chen Li-an trois autres hommes, dans un groupe appelé les "Quatre Princes du Kuomintang(zh)" (國民黨四公子), Lien Chan, Shen Chun-shan(en) et Frederick Chien[5].
En 1993, le président Lee Teng-hui nomme Chen Li-an à la tête du Yuan de contrôle, un organe institutionnel possédant des pouvoirs d'audit, de contrôle et de lutte anti-corruption. À l'époque, Chen connaît une illumination bouddhiste et se convertit, fondant une association, la Hwa-yu Foundation (化育基金會) chargée de prêcher le bouddhisme tibétain à Taïwan[5].
Chen Li-an se fait le chantre d'une réunification "la plus rapide possible" avec la Chine continentale, s'opposant à la stratégie de "localisation" du président Lee, qui souhaite implanter le KMT à Taïwan et intégrer les taïwanais dans la vie politique du pays. Chen dénonce aussi pro-activement la corruption du régime, héritée de l'époque dictatoriale et symptôme de l'apparition des triades liées au parti nationaliste[5]. Alors que le président Lee réforme la Constitution et planifie les premières élections présidentielles au suffrage universel de l'histoire de la république de Chine pour 1996, Chen décide de présenter une candidature dissidente, pro-réunification et bouddhiste, qui amène le KMT à lancer une procédure de destitution[8].
Chen Li-an pendant l'élection présidentielle de 1996.
La campagne de Chen Li-an est marquée par son image d'honnêteté, soutenue par de nombreuses organisations bouddhistes. La juriste Wang Ching-feng, elle aussi membre du Yuan de contrôle, devient la candidate au poste de Vice-Présidente sur le ticket mené par Chen. Première femme sur un ticket présidentiel de l'histoire de la république, Wang joue aussi sur un caractère incorruptible[9]. Chen et Wang orientent leur campagne sur les thèmes d'intégrité gouvernementale, de protection de l'environnement, de renouveau spirituel et de bonnes relations avec la république populaire de Chine[9]. Sa candidature, cependant, minoritaire et soutenue par aucun parti, ne jouit pas d'une bonne couverture médiatique[9]. Certes, il est plus exposé que le candidat indépendantiste Peng Ming-min(en) dans la presse proche du gouvernement, mais le président Lee domine clairement[9]. En réaction, il réalise un "pèlerinage" dans la campagne taïwanaise, pour recueillir les doléances populaire[1]. Il souffre aussi de la compétition d'une autre candidature dissidente du KMT et pro-réunification (cela dit, bien plus radicale) à sa droite, menée par l'ancien gouverneur de la province de Taïwan(en), Lin Yang-kang(en), soutenue, en sus, par le Nouveau Parti(en)[9]. Les différences politiques entre les deux politiciens empêchèrent la constitution d'un ticket commun. Le ticket Chen-Wang finit par échouer en quatrième position d'une élection placée sous haute tension avec 1,7 millions de voix[5].
Chen Li-an profite ensuite de l'ouverture économique de la Chine pour investir sur le Continent, créant notamment une manufacture de vêtements appelée Jietuo[1]. Bien qu'il exprime toujours des réserves quant au Kuomintang, qu'il qualifie toujours de «parti pourri»[10], Chen retourne dans l'arène politique en 1999, pour soutenir le candidat du KMT, Lien Chan, lors de l'élection présidentielle taïwanaise de 2000[11]. Le règne incontesté du KMT sur l'île depuis 1945 est effectivement menacé par l'ascension du mouvement indépendantiste, mené par Chen Shui-bian du Parti démocrate progressiste[12]. Le KMT est effectivement furieux de la posture politique du président sortant Lee Teng-hui, qui a multiplié les déclarations faisant de la Chine et de Taïwan des pays séparés et est accusé de favoriser le candidat indépendantiste à Lien Chan[13]. Chen Li-an, partisan d'un rapprochement et d'une réunification express avec la Chine, multiplie les déclarations de condamnation et appelant le futur président à mettre la priorité sur l'amélioration des relations inter-détroit[14]. Chen Li-an déclare que Lien est le seul capable de pouvoir parler avec la Chine, alimentant la ligne de campagne du candidat KMT, qui essaie de se définir comme le seul ayant une expérience de négociation avec Beijing[15].
Après l'échec de Lien, battu par le candidat indépendantiste Chen Shui-bian, Chen Li-an reprend sa carte au parti nationaliste en janvier 2001[16]. Chen déclare qu'il craint que la patrie ne court à la "ruine"[8]. L'influence de Chen est cependant minime à ce stade là et le secrétaire du DPP Frank Hsieh(en) déclare que "cela ne faisait aucune différence"[8]. Il est touché par un scandale alors que Lien Chan accuse le fils du président Chen Shui-bian de n'avoir pas réalisé son service militaire. En rétorsion, l'ancien président Lee Teng-hui dévoile que les deux fils de Lien Chan et que le fils de Chen Li-an avaient profités d'une loi spéciale pour ne pas réaliser leur service non plus[17].
La présidente Tsai Ing-wen (gauche) et Chen Li-an (droite) visitent le synchrotron de Hsinchu.
Très peu actif en politique dans les années qui suivent, Chen Li-an est convoqué par le Yuan de Contrôle en 2003 pour une audition dans le cadre des affaires des frégates et des Mirages achetés à la France et dont les contrats avaient été émaillés par des fraudes, de la corruption, des rétro-comissions et les disparitions suspectes de plusieurs personnes concernées par le contrat[7]. Chen est, en particulier, accusé d'avoir participé à la négociation d'achat des Mirages, dont le prix aurait été gonflé.
Chen Li-an a été décoré de l'Ordre des Nuages propices par le président Ma Ying-jeou le 13 avril 2016, peu de temps avant la prise de fonction de la présidente élue Tsai Ing-wen[18].
Il se consacre depuis à des questions scientifiques, et accompagne notamment la présidente Tsai Ing-wen lors d'une visite au synchrotron de Hsinchu(en) en septembre 2016.
Résultats de l'élection présidentielle de la république de Chine de 1996
↑(en) Lin Hsiao-ting 林孝庭, Accidental State: Chiang Kai-shek, the United States and the Making of Taiwan, Cambridge, Harvard University Press, , 338p. (ISBN9780674659810)
↑(en) James Wang, «Ma’s exit heralds the end of KMT princelings», Taipei Times, (lire en ligne)
↑(zh) Morris Chang 張忠謀, 張忠謀自傳:下冊 一九六四 ── 二〇一八 [«Autobiographie de Morris Chang: Volume II, 1964-2018»], Taipei, 天下文化, (ISBN9786263559752), pp. 233-235
12(en) Fiona Lu, «Ex-minister questioned about Mirage sale», Taipei Times,
123(en) «China unificationist goes back to the KMT camp», Taipei Times, (lire en ligne)
12345(en) Huei-ling Chen, Agenda setting in Taiwan's first presidential election, 1996: a comparison of coverage in three newspapers and public perceptions of issues and candidates, Centre for Mass Communication Research, University of Leicester, , 414p. (lire en ligne)
↑(en) Liu Shih-Chung, «Who would be the best negotiator?», Taipei Times, (lire en ligne)