Christapor Mikaelian

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
SofiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Քրիստափոր ՄիքայելյանVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Christapor Mikaelian
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
SofiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Քրիստափոր ՄիքայելյանVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Partis politiques
Idéologie
Influencé par

Christapor Mikaelian (en arménien Քրիստափոր Միքայէլեան (Kristapor Mikayelian) ; Agoulis, - Bulgarie, ) ou, selon ses noms de guerre Hellen (Էլլէն), Topal (Թոփալ) et Edward (Էդուարդ) est un révolutionnaire arménien de la fin du XIXe siècle. Il joue un rôle de premier plan dans le mouvement de libération nationale arménien.

Né dans le Nakhitchevan, il devient enseignant et s'efforce d'éduquer les travailleurs migrants d'Arménie occidentale. Au milieu des années 1880, après que l'Empire russe a décrété la fermeture des écoles paroissiales en Arménie, il s'engage dans l'activisme révolutionnaire. Il s'installe à Moscou et rejoint la Narodnaïa Volia, où il rencontre Stepan Zorian et Simon Zavarian. Ces rencontres, ainsi que les idées du groupe, le conduisent à adhérer au socialisme révolutionnaire et au bakouninisme. De retour dans le Caucase, il fonde l'organisation révolutionnaire Jeune Arménie et commence à organiser des actions armées contre l'Empire ottoman. Puis, à Tbilissi en 1890, avec Zorian et Zavarian, Mikaelian fonde la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA), dont il devient une figure de proue.

Dans les années 1890, il édite le journal de la FRA, Droshak (en), et organise plusieurs actions, dont l'expédition de Khanassor (en) en 1897. Il s'installe ensuite à Genève, où il organise le Bureau occidental de la FRA, cherchant à obtenir le soutien d’arménophiles occidentaux, notamment des anarchistes français et italiens. Mikaelian soutient et aide à organiser la prise de la Banque ottomane avant de prendre la tête d’une opération visant à imposer une « taxe révolutionnaire » à la bourgeoisie arménienne pour financer les activités de la FRA.

Cette opération permet à la FRA de s'enrichir et d'avoir assez de moyens pour envisager, sous l'influence de Mikaelian, d’assassiner le sultan ottoman Abdülhamid II en rétribution des massacres hamidiens (1894-1896), une série de massacres causant entre 100 000 et 300 000 victimes arméniennes. Mikaelian lance l'opération Nejuik avec des révolutionnaires de la FRA, comme Sophie Arechian et des anarchistes européens, comme Anna Nellens ou Edward Joris. Mikaelian, cependant, ne voit jamais son plan aboutir, car il est tué dans une explosion accidentelle alors qu’il teste des explosifs en Bulgarie.

L'opération Nejuik échoue complètement, après un attentat causant la mort de 21 personnes, 58 blessés, et ne parvenant pas à toucher sa cible, Abdülhamid II. Cet échec et sa mort entraînent une perte de soutien occidental pour la FRA et provoquent une crise au sein de sa direction. La FRA parvient finalement à obtenir l’indépendance d’une République arménienne, où Mikaelian acquiert le statut de martyr révolutionnaire.

Jeunesse et activisme

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI