Christian Amalvi
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Chantal Amalvi (d) |
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Université Paul-Valéry (en) (- Bibliothèque nationale de France (- |
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| Directeur de thèse |
Christian Amalvi, né le à Montauban, est un archiviste, historien et universitaire français, spécialiste de l'historiographie contemporaine. Il est enseignant à l'Université Paul-Valéry-Montpellier de 1991 à 2023.
Formation et parcours universitaires
Christian Amalvi est né le à Montauban. Il entre à l'École des chartes en 1974 et en sort en 1978 archiviste-paléographe. Il est conservateur à la Bibliothèque nationale de 1978 à 1991[1],[2].
À partir de 1991, il enseigne à l'université Paul-Valéry-Montpellier, d'abord comme maître de conférences jusqu'en 1998. Il soutient en 1994 une thèse de doctorat d'Etat portant sur : L’Histoire pour tous : la Vulgarisation historique d’Augustin Thierry à Ernest Lavisse, 1814 - 1914[1], et est nommé professeur d'histoire contemporaine, succédant à son directeur de thèse, Charles-Olivier Carbonell, dans sa chaire d'histoire de l'historiographie[1],[2]. Christian Amalvi prend sa retraite en janvier 2023[2].
Activités historiographiques
La thèse d'École des chartes de Christian Amalvi, soutenue en 1978, porte sur La « galerie des hommes illustres » de l’histoire de France dans l’enseignement primaire de 1833 à 1914[3]. L'année suivante, il l'utilise pour publier un premier ouvrage consacré à l'iconographie des héros de l'histoire de France scolaire sous la Troisième République[4]. L'iconographie des héros du panthéon scolaire y est analysée comme partie prenante d'une mythologie nationale[5].
Christian Amalvi publie en 1988 un livre intitulé De l'art et la manière d'accommoder les héros de l'histoire de France, rassemblant sept études différentes sur la représentation de héros et d'épisodes de l'histoire nationale au XIXe siècle et au XXe siècle[6].
Dans son ouvrage Le goût du Moyen Âge, publié en 1996, Christian Amalvi examine le destin historiographique des grands personnages du Moyen Âge[7] et s'interroge sur la prédilection du public pour cette période, qu'il associe d'abord à l'enseignement de l'histoire à l'école[8].
Il publie en 2001 un Répertoire des auteurs de manuels scolaires et de livres de vulgarisation historique de langue française de 1660 à 1960[9],[10].
Christian Amalvi est membre du Haut comité des commémorations nationales, institué en 1998 sous le nom de Haut comité aux célébrations nationales[11]. Par une lettre collective publiée dans Le Monde en mars 2018, il démissionne avec neuf autres membres de ce comité : Marie-Laure Bernadac, Gilles Cantagrel, Nicole Garnier, Claude Gauvard, Robert Halleux, Jean-Noël Jeanneney, Évelyne Lever, Pascal Ory et Jacques Perot[12]. Ils protestent ainsi contre la décision de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, de retirer le nom de Charles Maurras du Livre des commémorations nationales 2018[13].
Il dirige en 2004 le Dictionnaire biographique des historiens français et francophones[14].
Distinctions
- Membre de l'Academie des sciences et lettres de Montpellier à partir de 2023[2].