Jacques Perot
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| Directeur du musée de l'Armée | |
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Raymond Boissau (d) Bernard Devaux (d) | |
| Directeur Archives départementales de la Vendée | |
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René Giraud (d) |
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Haut comité des commémorations nationales (jusqu'en ) Académie des sciences morales et politiques () Académie de Béarn (d) |
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Jacques Perot, né le à Paris, est un conservateur et historien français. Il est engagé dans la défense du patrimoine sous ses diverses formes (archives, musées, patrimoine immatériel).
Carrière
Il est le petit-fils d'Alfred Perot, polytechnicien, physicien, et l'arrière petit-fils de Gaspard Perot, polytechnicien, officier du génie, puis intendant général.
Après des études à l'école aujourd'hui lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, à The John Fisher School (en) à Purley (GB) et au lycée Henri-IV, il entre à l'École nationale des chartes en 1966 et en sort avec le diplôme d'archiviste paléographe en 1970[1]. À l'issue de son service militaire dans la branche Interprétariat-Transmissions (INTRA) de la Marine nationale (il est capitaine de corvette honoraire) il entame une carrière qui le mènera des archives aux musées[2].
Directeur des services d'archives de la Vendée (1972-1976) pour lesquelles il réalise la construction d'un important agrandissement, il est secrétaire général du Comité des affaires culturelles de la Vendée et devient, en 1974, conservateur du Musée national des Deux Victoires Clemenceau-de Lattre à Mouilleron-en-Pareds où il réalise la restauration et la muséographie de la maison natale du maréchal Jean de Lattre de Tassigny, poste qu'il conservera jusqu'en 2005, année où il fait acquérir par l'État la maison natale de Georges Clemenceau. Il fut fondateur, avec la maréchale de Lattre, dont il fut l'exécuteur testamentaire, et le soutien de Philippe de Villiers, président du conseil général de la Vendée, de l’Institut vendéen Clemenceau-de Lattre dont il est secrétaire général (1990), président-délégué (2005) et président (2015).
Conservateur d'archives au ministère des Affaires étrangères (1976-1980), il est nommé secrétaire de la Commission des archives diplomatiques (1978-1980).
En 1980, sur la proposition d'Hubert Landais, il devient conservateur du musée national du château de Pau où il développe une politique active d'enrichissement des collections autour de l'histoire et de la légende d'Henri IV et se préoccupe de l'ouverture du musée national vers la ville et la région. Il est à l'origine de la création, avec le professeur Pierre Tucoo-Chala, de l'association Henri IV 1989 qu'il préside (1986-1993). En 1993, cette association s'est transformée en Société Henri IV dont Jean-Pierre Babelon prend la présidence. Il en est vice-président (1993). Président (2009) il en est nommé président d'honneur (2015).
Adjoint au directeur de l'École du Louvre, auprès de Dominique Ponnau (1988), il suit le développement de l'École du patrimoine (aujourd'hui Institut national du patrimoine (France)) créée au sein du même établissement public et s'occupe de la formation professionnelle des conservateurs du patrimoine.
Chargé de mission auprès du directeur de l'administration générale du Ministère de la Défense (France) (1991), il est le premier civil nommé directeur du musée de l'Armée (1992-1998) où il effectuera deux mandats de trois ans. Il entreprend de donner au musée les moyens de son développement et de son ouverture vers la société civile créant l'auditorium Austerlitz ainsi qu'une salle d'expositions temporaires et une librairie et développe une politique culturelle et musicale active, éléments d'une remise à niveau de l'ensemble des services du musée et de son ouverture vers l'extérieur. Il lance le programme ATHENA de rénovation générale de la muséographie et met en chantier le musée du Général de Gaulle voulu par Jacques Chirac et inauguré en 2000.
En , il est nommé directeur des musée national et domaine national du château de Compiègne ainsi que du musée national de la coopération franco-américaine au château de Blérancourt. Il y organise plusieurs expositions historiques et artistiques et met en place une animation musicale. En 2005, il décide de demander à bénéficier de ses droits à la pension de retraite. Il est conservateur général (h) du patrimoine.
Depuis 2005, il est président de l'Association française pour la protection des archives privées (AFPAP) et, depuis 2009, membre du Conseil supérieur des archives au sein duquel il préside la commission des archives privées. Vice-président de la Fédération des confréries limousines (2008), il en est président (2011-2014) puis président d'honneur. En 2009 il lance le dossier de candidature des ostensions limousines à l'inscription sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO déposé en 2012. Dans ce cadre est créée l'association Ostensions septennales limousines patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO (Ostensions PCI) dont il est le premier président () et dont le siège est à la mairie de Saint-Junien. Depuis 2014 il est vice-président de France patrimoine culturel immatériel. (association des éléments français inscrits sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO).
En 2012 il est nommé membre du Haut comité des commémorations nationales (mandat prolongé en 2013[3],[4]. Il en démissionne, avec neuf autres membres sur douze, par une lettre collective publiée dans Le Monde en [5]. Ils protestent ainsi contre la décision de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, de retirer le nom de Charles Maurras du Livre des commémorations nationales 2018, alors que ce choix avait été préalablement validé[6],[7],[8].
Il est président du Comité d'orientation du château de Valençay et président du Comité scientifique du Musée d'art Gustave Fayet à Fontfroide.
Depuis 2012, il est vice-président et président d'honneur de l'Association Claude Guyot à Arnay-le-Duc en Côte-d'Or.
En 2015, il est élu président de l'Institut vendéen Clemenceau - de Lattre à Mouilleron en Pareds.
Jacques Perot a été secrétaire général (1984) puis président (1986-1992) du comité national français du Conseil international des musées (ICOM), secrétaire (1984) puis vice-président (1987-1993) du comité pour les arts appliqués de l'ICOM et membre du comité exécutif de l’association internationale des musées d’armes et d’histoire militaire, IAMAM (1992-1998).
Vice-président (1990) puis président du comité consultatif de l’ICOM (1992-1998), il a été élu en 1998 à Melbourne président de l’ICOM (le troisième président français depuis la création de l'ICOM en 1946, après Georges Salles et Hubert Landais) et réélu pour trois ans lors de la Conférence générale de Barcelone (2001). Administrateur du Comité international du Bouclier bleu, il a été également Director de la Museum Domain Management Association dans le Delaware, aux États-Unis (2000-2004).
Auprès du président Jean Favier, il a été l'un des vice-présidents de la Commission française pour l’UNESCO (2002-2010), avec René Rémond, Jean Leclant, Jacqueline Baudrier et Jean Audouze. Il est vice-président de la fondation ICOM présidée par Christine Boël.
Le , il est élu correspondant dans la section Histoire et Géographie de l'Académie des sciences morales et politiques en remplacement de Niki Goulandris[9].
Distinctions
Commandeur de la Légion d'honneur (2023)[10], officier en 2005[11], chevalier en 1994[12]
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres (2012)
Commandeur de l'Ordre de Mai d'Argentine (1997)
Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand du Vatican (2017)[13]- Médaille d'or des villes de Pau (1988) et de Compiègne (2005)
- Membre honoraire de la Société des Cincinnati (branche française)

