Christiane Cornuz
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Christiane Cornuz, née Molles, est une artiste peintre suisse, graveuse et dessinatrice, née le à Lausanne et morte le dans cette même ville.
Christiane Georgette Molles naît à Lausanne le 19 janvier 1934. Son père est un inspecteur des écoles, originaire de Bex[1]. Après des études à l’École de commerce de la capitale vaudoise[2], elle épouse, en 1954, l’écrivain et professeur vaudois Jeanlouis Cornuz. Elle commence à peindre en autodidacte, présentant en 1958 plusieurs œuvres (huiles, gouaches), d'abord dans une exposition personnelle à la galerie Véandre de Payerne[3], puis dans une exposition collective à Avenches[4].
Son époux l’incite à s’inscrire à l’École des Beaux-Arts de Lausanne, en 1959. Rapidement, toutefois, elle préfère suivre une formation en atelier (notamment auprès de l'artiste et éditeur René Creux)[5], avant de faire deux stages qu’elle considérera comme capitaux, l’un de 6 mois à l'École des beaux-arts de Florence, suite auquel elle travaille comme restauratrice de triptyques et d'icônes; l’autre à Munich, où elle se forme à la sérigraphie d'art[2] à l'École d'Arts graphiques[6]. Durant son séjour à Florence, elle rencontre l'un des chefs de file de l'abstraction gestuelle, le Vénitien Emilio Vedova, qui la marquera profondément. Elle part ensuite deux ans avec son mari aux États-Unis, où elle enseigne la gravure à l'Université de Stony Brook, dans l'État de New York[7].
Elle expose très vite, seule ou en groupe, à Florence, à Lausanne (4e et 5e Salons des Jeunes au Musée des Beaux-Arts, 1960 et 1965), à la Kunsthalle de Berne, au Musée de Lucerne. En 1962, elle obtient le premier prix au concours de décoration murale pour l'École polytechnique de l’Université de Lausanne[8], puis une bourse fédérale l'année suivante. En 1964, elle reçoit une autre commande de peinture murale à Aarau[2].
Une de ses compositions est retenue, en 1980, dans le cadre d'un concours lancé pour décorer les étages du nouveau bâtiment du Centre hospitalier universitaire vaudois[9].
En 1982, elle reçoit le prix de la Banque Bruxelles Lambert pour une œuvre intitulée Espace[10],[11].
En 1987, elle réalise un triptyque, Grand Paysage rose, et diverses œuvres représentant « de vastes visions panoramiques du lac Léman » pour orner la salle de réception de la Maternité des Hôpitaux universitaires de Genève[12]. Elle se rend la même année en Chine, où elle se passionne pour les calligrammes[13].
En 1999-2000, elle participe à une exposition itinérante en Amérique latine (Asuncion, Montevideo, Lima, San José, Medellin, Caracas, Mexico City), et en 2000-2001 en Australie et en Nouvelle-Zélande[14]. Mais dès 1996, après la mort de sa fille, elle a cessé de peindre[5]. Elle meurt le 11 juillet 2005 à Lausanne.
En 2010, ses petits-enfants ont légué 300 œuvres sur papier de différentes techniques à la Fondation Ateliers d'artiste[5].
Style
« Au-dessus d’une eau très tendue et cernée par des collines en dégradé, Christiane Cornuz peint des ciels immenses dans lesquels voyagent de volumineux nuages roses ou bleutés qui dansent un ballet au son d’une musique qui semble venir de très loin dans l’espace. Il y a d’étranges reflets tant dans l’eau que dans le ciel comme si des miroirs se renvoyaient au travers de l’espace des images célestes et mauves. […] C’est derrière la réalité qu’il faut lire les œuvres de Christiane Cornuz : il y a toujours, chez elle, un coin de ciel bleu derrière la désespérance, un horizon lumineux qui nous attire, un arbre qui flotte comme une promesse et qui nous appelle, des nuages se déchirent afin que nous puissions aller voir au-delà. » B.-P. Cruchet[15]
« La peinture de Christiane Cornuz est à la fois minérale et végétale ; mais elle est surtout métallique. Elle a cette fermeté de l’acier, ce reflet de l’aluminium et cette force tranquille du plomb. Comme les métaux, elle capte la lumière et devient à son tour lumière. » A. R.[16]
Expositions
- Galerie Bridel, Lausanne, 1966[17],[18]
- Galerie de la Cathédrale, Fribourg[19], puis Galerie Carrefour des arts, Sion, Christiane Cornuz et Jean-Claude Stehli, 1970[20]
- Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, 1981[15]
- Hôtel Mirador, Le Mont-Pèlerin, Christiane Cornuz et Adrian Senger, 1983[21]
- Galerie d'Etraz, Lausanne, 1984[16]
- Galerie Paul Vallotton, Lausanne, 1987[7]
- Galerie Paul Vallotton, Lausanne, 1990
- Galerie du Château, Môtiers, 1990[22],[13]
- Galerie du Chêne, Lausanne, 1993
- Galerie du Chêne, Lausanne, Maurice Félix. Pastels et dessins. Christiane Cornuz. Huiles, gouaches et techniques mixtes, 1996
- Fondation Ateliers d’artiste, Saint-Maurice, Christiane Cornuz, Jean-Pierre Schüpbach. Une confrontation, 2023[23]
Collections publiques
Berne, Collections d'art de la Confédération
Deux tableaux déposés à la Représentation suisse en Arabie saoudite:
Genève, Musée d'art et d'histoire
11 versions de Infinity on a cercle, eaux-fortes[26]
Lausanne, Collections d'art de la Ville
La Ville de Lausanne conserve 14 œuvres de l'artiste, soit 5 estampes, 1 dessin et les 8 peintures mentionnées ci-dessous :
- Lune rousse, gouache, 1969[27]
- Espace III, aquarelle, 1982[28]
- L'envol, peinture murale acrylique, 1984, Centre de formation de La Rama, Montheron[29]
- Les peupliers de la plaine du Rhône, huile, sans date[30]
- Trou, huile, sans date[31]
- Paysage cosmique, huile, sans date[32]
- Sans titre (femme tenant un chat dans ses bras), huile, sans date[33]
- Faille, huile, sans date[34]
Publications
- Christiane Cornuz, Chatitudes, La Conversion, BB Art, .