Christine Deviers-Joncour

écrivaine française From Wikipedia, the free encyclopedia

Christine Deviers-Joncour, née le à La Cassagne. Elle accède à la notoriété à la suite de la mise en lumière en 1997 de l'affaire Elf, et de son implication personnelle dans l'affaire Dumas. Par la suite, elle devient écrivaine et publie des livres en 1999.

Naissance
Nom de naissance
Anne-Marie Christine DeviersVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnoms
Putain de la République, Mata Hari du PérigordVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Nom de naissance ...
Christine Deviers-Joncour
En .
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Anne-Marie Christine DeviersVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnoms
Putain de la République, Mata Hari du PérigordVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Écrivaine (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Jean-Jacques de Peretti (de à )
Alf Emil Eik (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Condamnations
Lieu de détention
Site web
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En particulier, elle reçoit une importante commission du groupe chimique et pétrolier public Elf Aquitaine en affaires avec le groupe d'armement Thomson-CSF pour obtenir de Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, dont elle était la maîtresse, son accord pour la vente de frégates militaires à Taïwan.

Biographie

Fille unique de Marcel et Paulette Deviers, instituteurs socialistes, Anne-Marie Christine Deviers est élève au lycée La-Boétie de Sarlat-la-Canéda quand elle rencontre Jean-Jacques de Peretti, élève au collège jésuite Saint-Joseph de la même ville. En 1965, Anne-Marie tombe enceinte. Le couple se marie rapidement puis quitte la Dordogne pour Paris, où Anne-Marie n'utilise plus que le prénom Christine. Séparés en 1970, ils divorcent en 1972. Leur fils se prénomme Frédéric[1].

En 1976, Christine se remarie avec Claude Joncour, directeur général chez Thomson CGR (filiale d'imagerie médicale de Thomson-CSF) dont elle a un second fils, prénommé Philippe. Par l'intermédiaire de Claude Joncour, passé chez Rhône-Poulenc, Christine rencontre Alfred Sirven.

En 1986, 1987 ou 1988 selon les sources, elle devient la maîtresse de Roland Dumas[2],[3]

En 2006, elle épouse Alf Emil Eik, musicien, compositeur et producteur norvégien[4].

Affaire Dumas

Selon les sources, les circonstances de sa rencontre avec Roland Dumas diffèrent : en 1986 à Sarlat où Dumas se présente aux élections[2], ou, en 1988, par l'intermédiaire de la famille Dayan, proche de François Mitterrand.

En 1989, André Tarallo signe le contrat d'embauche à Elf de Christine Deviers-Joncour à la « demande d'Alfred Sirven »[5]. C'est Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères qui la fait entrer comme « chargée de mission » à la société Elf Aquitaine, selon le témoignage de l'ancienne directrice des cadres de Elf[1], jusqu'en 1993, avec « un salaire mensuel versé par Elf-Impex (10 000 F), un autre par Elf Aquitaine International (40 000 F), des faux frais (200 000 F par mois sur sa carte bancaire, aux meilleures époques) »[6]. Christine Deviers Joncour est salariée d’Elf Aquitaine International, une société basée à Genève mais possédait ni bureau, ni secrétariat dans les locaux de cette entreprise[7]. Elle mène « grand train » avec Roland Dumas[6].

En 1992, elle s’installe au 19, rue de Lille, à Paris[8], dans un appartement de 320 m2 acquis par une SCI au prix de 17 millions de francs et pour lequel elle n’a pas déboursé un centime[9],[10]. Cet appartement, revendu en 2005[11], est au centre de l’affaire Dumas, dans laquelle elle est impliquée (survenue en marge de l'affaire Elf et de l'affaire des frégates de Taïwan et du scandale des quatre milliards de francs de rétrocommissions).

En 1997, Christine Deviers-Joncour est incarcérée provisoirement pendant cinq mois et demi à la prison de Fleury-Mérogis[12].

En 2001, les condamnés, en première instance de jugement, doivent rembourser à Elf 64 millions de francs, correspondant aux salaires, avantages et commissions versés indûment à Christine Deviers-Joncour entre 1989 et 1993[13].

En 2002, Jean-Pierre Thiollet écrit dans son livre Les Dessous d'une présidence[14] : « Que cela plaise ou non, Christine Deviers-Joncour est l'une des femmes clefs de notre époque qu'elle incarne ».

En 2003, Christine Deviers-Joncour est condamnée à 30 mois de prison, dont 18 fermes et à 152 759  d'amende par la cour d'appel. Roland Dumas, lui, est relaxé en appel[15].

Affaire des frégates de Taïwan

Alfred Sirven associé à Christine Deviers-Joncour font partie d'un réseau devant favoriser la vente des frégates militaires à Taïwan. Il est alors prévu que le réseau touche 1% du contrat par Thomson-CSF, des fameuses frégates destinées au gouvernement taïwanais[16]. La somme aurait dû être versée à Frontier AG qui devait ensuite la retourner à la société irlandaise Travlane Haulage (contrôlée par Alfred Sirven) et à la société suisse Credito Privato Commerciale (contrôlée par Christine Deviers-Joncour)[17].

Après s'être montré extrêmement intransigeant sur le sujet, Roland Dumas approuve finalement la vente de six frégates militaires à Taiwan malgré les problèmes diplomatiques que peuvent déclencher cette vente[18].

Thomson-CSF pense que le réseau Sirven, Devier-Joncour n’a alors pas eu d’influence sur le contrat et refuse de payer la commission prévue. Un tribunal arbitral présidé par José Pedro Pérez-Llorca condamne Thomson-CSF à payer 25 millions de dollars et 12 millions de francs français le [19].

Thomson-CSF devenu Thales introduit un recours devant le Tribunal fédéral suisse qui, le , annule le jugement de 1996[20],[21],[22].

En 2001, une partie des 45 millions de Francs versés par Sirven à Christine Deviers-Joncour[16],[23], dans l'attente de la résolution du litige, sont mis sous séquestre par la justice Suisse[24].

Le 1er octobre 2008, le juge Renaud Van Ruymbeke avait été contraint de rendre une ordonnance de non-lieu dans l'enquête sur les Frégates de Taïwan ayant été bloqué dans son instruction par le secret défense. De ce fait, il met fin à toute poursuite envers Christine Deviers-Joncour sur cette affaire (Sirven meurt, le )[17]

Controverses

Depuis le , date de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, sur Telegram, elle relaie de nombreux propos erronés ou de fausses informations au sujet du conflit en cours. Elle y partage aussi des contenus de youtubeurs complotistes comme Silvano Trotta et de la propagande du mouvement QAnon, participant à la vague de désinformation présente sur Internet et les réseaux sociaux[25].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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