Christine Lecerf
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Caudebec-lès-Elbeuf
| Christine Lecerf | |
Christine Lecerf à Budapest. | |
| Naissance | Caudebec-lès-Elbeuf |
|---|---|
| Nationalité | française |
| Profession | germaniste, critique littéraire, documentariste radio |
| Spécialité | culture autrichienne |
| Autres activités | traductrice |
| Récompenses | prix SCAM de l'œuvre sonore pour Looking for Shakespeare (2015) |
| Historique | |
| Presse écrite | Le Monde |
| Radio | France Culture |
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Christine Lecerf est une germaniste, critique littéraire, auteure et documentariste radio française, née le à Caudebec-lès-Elbeuf, en Normandie.
Famille et jeunesse
Née dans une famille originaire de la Corrèze, elle y passe toutes ses vacances scolaires. Elle évoque son lien particulier avec le paysage natal de ses ancêtres dans un documentaire radiophonique sur France Culture[1]. Elle y enregistre, avec l’écrivain corrézien Pierre Bergounioux, un documentaire radiophonique intitulé L’Écriture en vacance[2]. Christine Lecerf est mariée avec l’illustrateur Eric Héliot, avec qui elle a deux filles.
Études
Christine Lecerf intègre en 1977 le département d’études germaniques de l’université de Rouen. Elle y suit les cours de civilisation de Felix Kreissler, fondateur des études autrichiennes en France et de la revue Austriaca – Cahiers universitaires d’information sur l’Autriche. Très marquée par l’enseignement de cet historien autrichien, juif, communiste, résistant, déporté à Buchenwald[3], elle oriente très tôt ses recherches sur la littérature et la culture autrichienne[4],[5],[6]. Après un DEA sur le personnage d’enfant chez Peter Handke, elle soutient, en 1992, la première thèse universitaire française sur l’écrivain Thomas Bernhard, « Une autobiographie simplement compliquée : ouvertures sur une esthétique de la limite chez Thomas Bernhard »[7]. Elle publie, en collaboration avec l’historienne Hannelore Burger Corps blessés, peines intimes autrichiennes, avec des illustrations de l’actionnisme viennois[8].
Parcours professionnel

En 1995, à l’occasion de l’entrée de l’Autriche dans l’Union européenne, elle dirige le festival Ouvertüre France Autriche, organisant avec le collectionneur Serge Sabarsky une exposition Klimt-Schiele-Kokoschka au musée des Beaux-Arts de Rouen[9],[10], et avec le critique d’art Robert Fleck la première rétrospective d’art contemporain autrichien en France, à l’école d'architecture de Normandie/Rouen/Darnétal[11]. Elle rencontre la peintre Maria Lassnig[12], à laquelle elle consacre une série d’entretiens, À voix nue, sur France Culture[13].
Invitée à l’émission Panorama de France Culture pour évoquer la figure de Thomas Bernhard[14], elle fait la connaissance du producteur Michel Bydlowski et devient une collaboratrice régulière de l’émission jusqu’à la mort tragique de celui-ci, en février 1998[15]. Elle collabore ensuite aux Mardis littéraires puis à L'Atelier littéraire de Pascale Casanova.
À partir des années 2000, elle devient productrice déléguée de documentaires sur France Culture, où elle explore les figures de la modernité littéraire et philosophique[16]. Elle consacre une série d’entretiens À voix nue au philosophe Jacques Bouveresse[17]. En sa compagnie, elle enregistre à Vienne un documentaire sur Ludwig Wittgenstein[18] et consacre au philosophe autrichien un numéro de la revue Europe[19].
En 2001, elle revient à Thomas Bernard[20], « celui qui porte à son comble l’expérience artistique[21]. » Elle lui consacre également un numéro de la revue Europe[22] ainsi qu’un autoportrait radiophonique sur France Culture[23],[24].
En 2005, elle enregistre une série d’entretiens, inédits en Autriche, avec l’écrivaine Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature[25], qui seront ensuite publiés sous le titre L’Entretien[26],[27]. L'Europe centrale et orientale fait également partie de ses centres d'intérêt et donne lieu à deux cycles de La Série documentaire.
À partir de 2010, elle devient collaboratrice régulière au journal Le Monde, où elle écrit des comptes-rendus critiques sur la littérature de langue allemande[28].
Depuis 2013, elle produit chaque été une Grande Traversée sur France Culture[29], série documentaire consacrée à une figure du patrimoine mondial de l’art ou de la pensée (Einstein, Arendt[30],[31], Freud[32], Marx[33], Céline[34],[35], Proust[36], Hugo[37], Kafka[38],[39], etc.).
Reconnaissance
En 2015, elle obtient le prix SCAM de l'œuvre sonore pour Looking for Shakespeare[40]. Selon le jury, « [elle] incarne le lien puissant qui unit radio et littérature. » Son travail radiophonique est régulièrement commenté par la critique[41],[42].
Publications
Ouvrages
- Corps blessés, peines intimes autrichiennes, avec Hannelore Burger, Publications de l'université de Rouen, 1991 (ISBN 9782877750271)
- Sept écrivains pour Mozart, Laurence Teper, 2006 (ISBN 9782916010052)
- L'Entretien, avec Elfriede Jelinek, Seuil, 2007 (ISBN 9782020892773)
Traductions
- Robert Menasse, La Pitoyable Histoire de Leo Singer, Verdier, 2000 (ISBN 9782864323273)
- Robert Menasse, Machine arrière, Verdier, 2003 (ISBN 2864323923)
- Elke Heidenreich, Un cochon pour la vie, illustrations de Michael Sowa, Sarbacane, 2007 (ISBN 9782848651194)
- Elke Heidenreich, Le Chien de Noureev, illustrations de Michael Sowa, Sarbacane, 2007 (ISBN 9782848651187)
- Robert Menasse, Chacun peut dire Je, Jacqueline Chambon, 2011 (ISBN 9782330000356)