Christophe Granger
historien français
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Christophe Granger est un historien français, lauréat du Prix Femina Essai en 2020.
Biographie
Spécialiste d’histoire culturelle, il a travaillé sur les usages sociaux du temps dès sa maîtrise d'histoire consacrée en 1998 aux "vacances et congés payés dans la presse orléanaise", sous la direction de Jean-Louis Robert à l'université d'Orléans[1]. Travaillant ensuite à une thèse sur "Les plaisirs de l'été. Temps des vacances et société en France (1900-1975)"[2] , il a fait peu à peu évoluer son travail vers une histoire du corps et des sensibilités[3],[4]. Docteur en histoire contemporaine de l'université de Bretagne-Occidentale en 2018, il a soutenu sous la direction de Laurent Le Gall une thèse intitulée "L'ordre des corps. Éléments pour une sociologie historique des formes corporelles de la vie collective : l’exemple des corps d’été, 20e-21e siècles"[5].
D'abord allocataire de recherche et moniteur en histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur associé au Centre d'histoire sociale des mondes contemporains, élu au conseil scientifique de ce laboratoire de 2006 à 2010[6], il a enseigné dans plusieurs universités, notamment comme attaché temporaire d'enseignement et de recherche à l'université du Maine[7] et à l'université de Strasbourg 2 Marc Bloch[8], et comme chargé d'enseignement à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[9], dans un contexte de précarité[10] auquel il a d'ailleurs consacré un livre en 2015 : La Destruction de l'université française.
Il est maître de conférences à la Faculté des sciences et du sport de l'université Paris-Saclay depuis 2019[11].
Il est actuellement corédacteur en chef de 20&21. Revue d'histoire, cofondateur de la revue Sensibilités. Histoire, critique et sciences sociales, et dirige par ailleurs la collection Le mot est faible aux éditions Anamosa[12].
En 2020, il reçoit le prix Femina essai pour son livre Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie, 1780-1822 publié chez Anamosa[13], ouvrage tiré de son dossier d'habilitation à diriger des recherches présenté en septembre 2020 à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[14].
Publications
- Ceci est un canular. Les Poldèves, l'extrême-droite et la politique du faux, Paris, La Découverte, 2026.
- Quinze minutes sur le ring, Paris, Anamosa, 2024.
- Introduction à l'histoire des sensibilités, Paris, La Découverte, 2024 (avec Sarah Rey).
- Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie (1780-1822), Paris, Anamosa, 2020.
- La Saison des apparences. Naissance des corps d’été, Paris, Anamosa, 2017.
- La Destruction de l’université française, Paris, La Fabrique, 2015.
- Le Vase de Soissons n’existe pas et autres vérités cruelles de l'histoire, Paris, Autrement, 2013 (avec Victoria Vanneau).
- À quoi pensent les historiens ? Faire de l’histoire au 21e siècle, Paris, Autrement, 2013 (direction)
- L’Ennui. Histoire d’un état d’âme, 19e-20e siècles, Paris, Publications de la Sorbonne, 2012 (codirection avec Pascale Goetschel, Nathalie Richard et Sylvain Venayre)
- Histoire par corps. Chair posture charisme, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2012 (direction).
- Les Corps d’été. Naissance d’une variation saisonnière, Paris, Autrement, 2009.