Chronologie du Paléolithique

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Le Paléolithique couvre la période de la Préhistoire s'étendant de 3,3 millions d'années à 11 700 ans avant le présent (AP). Il se divise conventionnellement en Paléolithique inférieur (3,3 millions - 350 000 AP), Paléolithique moyen (250 000 - 35 000 AP) et Paléolithique supérieur (35 000 - 11 000 AP). Cette périodisation fluctue selon les ères géographiques. Elle permet l'observation de l'évolution des pratiques humaines : domestication du feu, élaboration d'outillage, consommation alimentaire.

1 000 000 AP

  • Troisième période d’occupation humaine de Swartkrans, en Afrique du Sud (après une première période il y a 700 000 ans et une deuxième 200 000 plus tard). Le site est occupé par des Australopithecus robustus[1],[2],[3]

780 000 AP

  • À compter de ce moment, les périodes glaciaires se font plus longues et plus intenses[4].
  • Dans la grotte de l’Escale (sud-est de la Gaule), des Humains utilisent des ossements appartenant à la faune quaternaire. Ces os sont brûlés et le site semble contenir des zones de combustion, probablement avec des feux allumés par les occupants. Toutefois, comme il n’y a pas d’outillage lithique évident, ni de marques anthropiques sur les ossements de faune et pas non plus de cendres et de charbons de bois, ces zones pourraient provenir de dépôts de feux naturels extérieurs entrés par accident dans la cavité, par une ouverture du plafond[5].

750 000 AP

700 000 AP

  • Fin de l’occupation humaine de Nachukui (Kenya), où des restes humains sont retrouvés depuis 2 340 000 années avant le présent[7].
  • En Afrique, la production d’outils bifaces connaît une nouvelle évolution : le travail amorcé au percuteur en pierre est terminé par un amincissement soigneux à l’aide d’un autre percuteur en matière élastique (bois d’arbre ou ramure de cervidé)[8].
  • Apparition du Mammuthus intermedius (mammouth intermédiaire), une espèce de mammouth plus petite, avec des molaires plus hypsodontes aux lames plus serrées et à l’émail plus mince[9].

600 000 AP

  • Début de l’Âge du Salétien au Maghreb occidental[10].
  • Fin de l’occupation humaine de Swartkrans, une grotte d’Afrique du Sud[11].
  • Des Humains établissent un site de dépeçage d’éléphants à Hara Idé[12] (Afrique de l’Est, à proximité de la mer Rouge) [13].
  • Date probable de l’apparition du mammouth laineux, dans le nord-est de la Sibérie[14].
  • Le mammouth des steppes arrive en Europe occidentale, où il profite de la disparition simultanée du mammouth méridional[6].
  • Un mammouth mâle de quarante-cinq ans meurt à West Runton (Grande-Bretagne). Il évolue dans un environnement forestier et humide, sous un climat tempéré. Son corps est partiellement dévoré par des hyènes des cavernes et, quelque temps après, ses congénères mammouths dispersent ses os et brisent ses défenses[15].

543 000 AP

509 000 AP

  • Des restes humains sont laissés à Kapthurin[18] (Kenya). Comme celui de vers 543 000 avant le présent, ce groupe emploie l’industrie acheuléenne[17].

500 000 AP

  • Fin de l’Âge du Salétien au Maghreb occidental[10].
  • Fossile humain d'Ayn Maaruf, au Maroc.
  • On observe un accroissement du nombre de traces de charognage et de chasse en Europe[19].
  • Apparition du rhinocéros de prairie, en Europe et en Asie occidentale[20].

480 000 AP

  • Début de l’Âge de l’Amirien au Maghreb occidental[10].

450 000 AP

  • Nouvelle occupation humaine du site de Gran Dolina, en Ibérie. Comme en 800 000 avant le présent, aucune trace d’utilisation du feu n’y est retrouvée[3].
  • Occupation humaine du site de Galeria, en Ibérie. Aucune trace d’utilisation du feu n’y est retrouvée[3].

400 000 AP

  • Date supposée de la domestication du feu par les Humains[2],[21], dans un espace géographique correspondant à la limite nord des zones tempérées de la planète, en Syrie (comme à Nadaouiyeh ‘Ayn Sakar) et en Europe, notamment dans les Pyrénées (à la Caune de l’Arago) et en bord de Méditerranée (à Terra Amata). Cette domestication rend possible l’exploration de nouveaux territoires[22].
  • Fossile humain à Salé (Maroc). Il vit dans un horizon dunaire. Cet Humain semble souffrir d’une pathologie, en atteste l’aspect des insertions musculaires dans les régions pariétale et occipitale de la tête, les dimensions de l’aire nucale et les asymétries affectant la base du crâne, mais aussi sa voûte. L’ensemble du plan nucal est considérablement raccourci, de dimension très inférieure comparé à toutes celles des hominidés de cette même période. Cette disposition est inhabituelle, puisque les hominidés archaïques présentent normalement une écaille occipitale courte et un plan nucal allongé. Il est très probable qu’un individu handicapé soumis à une sélection naturelle sévère ne doit sa survie qu’à l’aide de la communauté à laquelle il appartient, ce qui suppose pour le cas de cet hominidé de Salé un environnement social et affectif complexe, ou tout du moins un minimum d’altruisme à l’intérieur du groupe. On retrouve sur le même site des restes de rhinocéros (Certaotherium confer simum), de cheval (Equus confer mauritanicus) et de bovidé (Conochaetes taurinus)[23].

382 000 AP

380 000 AP

  • Occupation du site de Vértesszőlős, en Europe centrale, par des Homo erectus. Ces Humains maîtrisent le feu, qu’ils entretiennent dans des petits foyers de quarante à soixante-dix centimètre. Ils élaborent une industrie lithique de petite taille correspondant au Paléolithique inférieur, aménagée dans des galets de silex et de quartzite, comprenant de nombreux choppers (galets aménagés, à bords tranchants), associée à une faune dans laquelle domine l’Equus, devant le cerf, le bison et l’ours. Ils consomment également une abondante microfaune et de nombreux mollusques d’eau douce. Les foyers ne contenant pas de charbon de bois et une grande quantité d’os calcinés, ils sont vraisemblablement alimentés avec des ossements en guise de combustible. Il est possible que ce choix d’utiliser des os s’explique par la présence de graisses, qui dégagent plus de chaleur et retardent la combustion[25].

365 000 AP

  • Des Humains occupent la Baume Bonne, une grotte du sud-est de la Gaule. Ils y domestiquent du feu, grâce à des cendres et des charbons de bois[3].

350 000 AP

  • Occupation humaine des sites de Torralba et Ambrona, dans une zone marécageuse d’Ibérie centrale, par des Acheuléens chasseurs d’éléphants qui utilisent un feu domestiqué pour façonner leur industrie (des bifaces notamment)[26].
  • Première occupation humaine du site de Bolomor, une grotte ibère où les Humains utilisent le feu pour cuire des animaux chassés[27].
  • Fin de la première période de l’occupation humaine du site de Tabun, une grotte du Proche-Orient. Les silex s’y multiplient[28].

Paléolithique moyen ( de 350 000 ans à 45 000 ans avant le présent)

Paléolithique récent (de 36 000 ans à 11 000 ans avant le présent)

Notes et références

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