Chu Guangxi
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Empire chinois
| Naissance |
V. 706 Empire chinois |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
储光羲 (Chu Guangxi) |
| Nom de naissance |
(儲光羲 (Chu Guangxi) |
| Autres noms |
surnom : Chu Taizhu (储太祝) (grand officiant du culte impérial) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
école de poésie rustique |
Chu Guangxi (chinois : 储光羲 ; chinois traditionnel : 儲光羲 ; pinyin : Chǔ Guāngxī ; Wade : Ch'u³ Kuang¹-hsi¹) naît vers 706 et meurt en 762. C'est un fonctionnaire et un poète chinois de la dynastie Tang et son prénom de courtoisie inconnu. Originaire de la province de Yanling, dans la préfecture de Runzhou, il est un des représentants de la poésie rustique[note 1],[1]vol. 136.
Né vers 706, il est le douzième enfant de sa fratrie[2]. Dans sa jeunesse, il étudie à l’Académie impériale[3]. Il échoue deux fois à l’examen de jinshi[4] avant de le réussir en 726 en même temps que les poètes Cui Guofu et Qiwu Qian[5]. Sous l’empereur Xuanzong des Tang (r. 685-762), Chu Guangxi occupe des postes subalternes : il est nommé magistrat du comté de Fengyi, puis transféré comme magistrat de Sishui, d'Anyi et de Xiagui[1],[6]. Sa carrière administrative ne lui apporte pas satisfaction et se sentant profondément limité dans sa position subalterne, il démissionne et retourne dans sa région natale. Par la suite, il se rend dans le Qin où il se retire pour vivre en ermite dans les montagnes Zhongnan12[note 2],[7]. Pendant cette période, il partage des liens amicaux avec Wang Wei et Pei Di et il se promène avec eux en récitant et chantant[8].
En 747, il revient à la vie officielle. Il est nommé grand officiant du culte impérial et est appelé de son vivant Chu Taizhu (储太祝), ce qui veut dire « Chu, grand officiant du culte impérial »[1]. Il gravit les échelons jusqu'au rang de censeur impérial en 756[1],[9]. À la fin de 756, Chu Guangxi est envoyé en mission à Fanyang[note 3],[5],[10]. Lorsque la rébellion d'An Shi éclate et que les insurgés prennent Chang'an, Chu Guangxi est capturé et contraint d’accepter un poste au sein des forces rebelles[11],[12]. Après la reconquête de Chang'an, lorsque la rébellion est réprimée, Chu Guangxi retourne à la cour pour demander pardon, mais il est emprisonné. Par la suite, en raison de sa faute, il est rétrogradé et exilé dans le Sud, plus précisément dans la région de Lingnan[11]. En 762, Cu Guangxi est gracié, mais il semble qu’il meurt dans le Lingnan avant de pouvoir retourner à la capitale[10].
La plupart des membres du clan Chu dans le Jiangnan sont des descendants de Chu Guangxi et le vénèrent comme « l’ancêtre du clan Chu du Jiangnan »[8],[1].
À l’époque des Tang, les échanges amicaux entre lettrés sont très répandus. Chu Guangxi entretient de bonnes relations avec les poètes Wang Wei, Meng Haoran, Pei Di, Qi Wuqian et Zu Yong (祖咏). Ils échangent des poèmes en réponse les uns aux autres faisant de Chu un poète représentatif de l’école de la poésie rustique du haut Tang[4].
Poésie
Chu Guangxi compose de nombreux poèmes consacrés aux échanges entre amis, aux réponses poétiques mutuelles, aux adieux, aux expressions des sentiments personnels et aux souvenirs de l'Antiquité. Mais, ce sont ses poèmes de poésie rustique qui sont les plus nombreux.
Poésie rustique dite « de paysages et campagnes »
Les poèmes rustiques parois aussi appelés paysagers et pastoraux, sont pour la plupart des poèmes antiques en cinq caractères appartenant à l’école de rustique de Wang Wei et Meng Haoran[5], des poètes avec qui Chu présente des affinités. Ce sont ses œuvres les plus remarquables, écrites de manière vivante et naturelle, avec style simple, sobre et élégant. Elles sont empreintes de noblesse et de hauteur[3]. Elles décrivent des paysages ruraux purs et paisibles, parlent du plaisir de la vie à la campagne, de l’oisiveté de la vie champêtre. Tout en exprimant les loisirs, elles touchent aussi à certaines réalités rurales, avec un fort souffle de vie quotidienne[5], et révèlent également l’affection du poète pour la campagne, exprimant les sensations qu’il vit personnellement dans le milieu rural. Wu se considère lui-même comme un paysan et se place dans cette position, ce qui confère à ses poèmes rustiques un sentiment de crédibilité[13].
Le Recueil des âmes héroïques des montagnes et rivières dit[7] :
« Les poèmes de maître Chu ont un style raffiné et élevé, aux sentiments subtils et profonds, éliminant les expressions banales. Ils portent l’empreinte des poèmes classiques Feng et Ya et une atmosphère noble et vaste[note 4]. »
Parmi les auteurs de poésie rustique, Wang Wei et Meng Haoran occupent la première place, et Chu Guangxi est le troisième poète majeur, formant avec eux un « triptyque » de l’âge d’or des Tang[13].
Œuvres
Chu Guangxi a à l’origine un recueil en 70 volumes, aujourd’hui perdu. Le Recueil de Chu Guangxi (储光羲集) en cinq volumes se trouve aujourd'hui dans l'anthologie Intégrale de la poésie chinoise des Tang (全唐诗) qui l’a classé en quatre volumes[1]vol. 136.
Poème
La Baie des Pêcheurs (钓鱼湾)
| Chinois
垂钓绿湾春, |
Traduction libre
Pêchant dans la baie verte au printemps, |
Notes et références
Notes
- ↑ Ce genre de poésie est parfois appelée « poésie pastorale et de paysages », ce qui est la traduction littérale de « 山水田园 »
- ↑ C'est une branche des montagnes Qi, dans le Shaanxi.
- ↑ À cette époque, An Lushan occupe simultanément les postes de gouverneur militaire des trois districts de Fanyang, Pinglu et Hedong. Il dispose de troupes puissantes et se prépare activement à déclencher une rébellion, tandis que l’empereur Xuanzong délègue son autorité à des ministres corrompus et néglige les affaires de l’État.
- ↑ traduction libre de : « 储公诗,格高调逸,趣远情深,削尽常言。挟 (风) (雅)之迹,浩然之气. »
Références
- 1 2 3 4 5 6 (zh) « 储光羲 (儲光羲) (Chu Guangxi), dans 全唐詩 (Intégrale de la poésie des Tang) », (consulté le )
- ↑ (zh) Qian Zhonglian, Fu Xuanzong, Wang Yunxi et coll. éd. en chef, 中國文學家大辭典 (Grand Dictionnaire des écrivains chinois), Shanghai, Shanghai Cishu Chubanshe,
- 1 2 (zh) 王运熙 (Wang Yunxi) (1923-2016), 唐诗评译 (Analyse et traduction de la poésie Tang), Shanghai, 上海古籍出版社,
- 1 2 (zh) 胡敬署 (Hu Jingshu), 文学百科大辞典 (Dictionnaire encyclopédique de la littérature), Taïwan, 文藝出版社, (ISBN 7-80082-117-X)
- 1 2 3 4 (zh) « 储光羲 (儲光羲) (Chu Guangxi) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) Xin Wenfang, 唐才子传 (唐才子傳) ; 顾况传 (Biographies des Talents de la Dynastie Tang); Gu Kuang, (ISBN 978-957-8499-41-6)
- 1 2 (zh) 殷璠 (Yin Fan) (Tang), 河岳英灵集 (Recueil des Esprits héroïques des Monts et des Rivières), 巴蜀書社 (Bashu Publishing), , 430 p. (ISBN 9787806598498)
- 1 2 (zh) « 储光羲 (儲光羲) (Chu Guangxi) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
- ↑ (zh) dirigé par Wang Hong et Tian Jun, 唐诗百科大辞典 (Grand dictionnaire encyclopédique de la poésie Tang), Pékin, Éditions Guangming Daily, , p. 285
- 1 2 (zh) 譚嘉定 (Tan Jiading), 中國文學家大辭典 (Grand Dictionnaire des écrivains chinois), 世界書局 (Shijie Shuju, World Publishing House) ; éditeur adjoint : 楊家駱 (Yang Jialuo), 1961 (première édition)
- 1 2 (zh) « Chu GuangxiCui Guofu », sur cuhk.edu.hk (consulté le )
- ↑ (zh) « 储光羲 (儲光羲) (Chu Guangxi) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- 1 2 (zh) « 盛唐诗人储光羲十首佳作,五言山水田园诗堪称一绝,首首浑厚恬淡 (Les dix chefs-d’œuvre du poète de la haute dynastie Tang, Chu Guangxi, ses poèmes en cinq caractères sur les paysages et les champs sont vraiment uniques, chacun d’eux empreint de profondeur et de sérénité.) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
Liens externes
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷136 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 136 : poèmes de Chu Guangxi.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷137 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 137 : poèmes de Chu Guangxi.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷138 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 138 : poèmes de Chu Guangxi.
- https://zh.wikisource.org/wiki/全唐詩/卷139 : Intégrale de la Poésie des Tang (全唐詩), volume 139: poèmes de Chu Guangxi.