Chute de Kambadaga

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Pays
Division administrative
Subdivision administrative
Chute de Kambadaga
Vue de la chute de Kambadaga
Localisation
Pays
Division administrative
Subdivision administrative
Localisation
Altitude
804
Coordonnées
Caractéristiques
Hauteur totale
+60
Sauts
4
Largeur
100 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Hydrographie
Cours d'eau
Géolocalisation sur la carte : Guinée
(Voir situation sur carte : Guinée)

La chute de Kambadaga est une série de quatre chutes d'eau de la Moyenne Guinée située dans la sous-préfecture de Bourouwal-Tappé[1].

La chute de Kambadaga mesure plus de 60 mètres et coule toute l'année, mais elle est plus belle en saison pluvieuse et elle est alimentée par des cours d'eau. Elle est située à 15 km en aval de la chute de Kinkon, sur la Kokoulo dans la préfecture de Pita, plus précisément à Bourouwal-Tappé[2],[3].

Géographie

Le site est localisé à environ 21 km à l’ouest de Pita, au cœur de la région de Fouta-Djalon, un massif montagneux connu comme « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». La rivière Kokoulo, qui alimente les chutes, prend sa source dans le Fouta-Djalon et se jette dans le Konkouré[4].

Les chutes sont formées par une série de trois à quatre cascades successives descendant sur un terrain rocheux large d’environ 100 mètres[5]. L’altitude du site varie approximativement entre 520 m et 730 m.

Hydrologie et formation

Les chutes résultent de l’érosion fluviale exercée par la rivière Kokoulo au fil du temps sur le substrat rocheux du plateau du Fouta-Djalon. Elles présentent plusieurs paliers successifs, les deux premiers étant les plus imposants et spectaculaires[6],[7].

Biodiversité et importance écologique

Le site de Kambadaga est reconnu pour son importance biologique, en particulier pour plusieurs espèces végétales aquatiques rares[5] :

  • Inversodicraea abbayesii : espèce en danger critique (Possiblement Éteinte), connue uniquement à cet endroit.
  • Stonesia fascicularis : espèce en danger critique également présente.
  • Saxicolella futa (en découverte) et Eriocaulon sulanum : espèces menacées observées sur le site.

Ces éléments confèrent à Kambadaga le statut de zone d’importance pour la conservation botanique[5].

Accès et tourisme

Le site est accessible par une piste non bitumée d’environ 17 km depuis le village de Bourouwal-Tappé jusqu’à Hakoundé Mitty, suivi d’une marche d’environ 30 à 60 minutes en terrain escarpé[8]. Un pont suspendu en liane franchit la rivière près des chutes, permettant d’accéder à différents points de vue[6].

En saison sèche, des bassins naturels se forment à la base des cascades, offrant des zones de baignade, tandis qu’en saison des pluies (hivernage), le débit devient très puissant et rend la baignade dangereuse ou impossible[7]. Des guides locaux, souvent des jeunes des communautés environnantes, accompagnent fréquemment les visiteurs.

Écotourisme et aménagements

Selon des documents officiels du ministère guinéen du tourisme, le site est envisagé comme destination d’écotourisme avec des projets d’aménagement incluant un campement touristique, des sentiers de randonnée et des plateformes d’observation, dans le cadre de la valorisation du site[9].

Culture et développement local

Les chutes de Kambadaga sont considérées comme l’un des principaux sites naturels de la préfecture de Pita, participant au potentiel touristique et économique régional. Leur mise en valeur pourrait contribuer à la création d’emplois et au développement local durable[4].

Galeries

Notes et références

Annexes

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