Château de Fromente
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| Château de Fromente | |
Vue générale (façade orientale) | |
| Période ou style | Médiéval |
|---|---|
| Type | Maison forte |
| Propriétaire initial | Chanoines-comtes de Lyon |
| Destination initiale | Résidence épiscopal |
| Propriétaire actuel | Compagnie de Marie-Notre-Dame |
| Destination actuelle | Collège privé sous contrat |
| Coordonnées | 45° 48′ 33″ nord, 4° 47′ 41″ est |
| Pays | |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Commune | Saint-Didier-au-Mont-d'Or |
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Le château de Fromente est une ancienne maison forte[1], fondé pendant le Moyen Âge, qui se dresse sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d'Or dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.
Le château de Fromente est situé dans le département français du Rhône sur la commune de Saint-Didier-au-Mont-d'Or, à une altitude de 320 mètres environ. Il domine à l’est le petit ravin creusé par le ruisseau de Fromente et au sud le vallon formé par le ruisseau de Saint-André[Note 1], non loin du château de Chantemerle[1].
Histoire
À l’époque carolingienne, la région des monts d'Or appartient à la famille du même nom. Au tout début du Xe siècle, Alwala, archevêque de Lyon, membre de cette famille, lègue ce territoire aux chanoines-comtes de Lyon qui parsèment alors leurs terres de maisons fortes. De ce contexte peut résulter la première construction de Fromente. Peu à peu, des maisons voient le jour au pied du château, comme le rappelle le « chemin du Vieux Bourg » qui longe le mur nord.
Les propriétaires du lieu portèrent le titre de seigneur de Fromente. Leur succession s'établit ainsi :
- Sève[Note 2]
- Jacques (vers 1525-1597), seigneur du lieu, épouse en 1571 Catherine de Gabiano.
- Jean (1538–1612), neveu du précédent, lui succède ; il avait épousé Catherine de La Doy (1549–1621).
- Mathieu (vers 1570-1647), frère du précédent, lui succède ; il avait épousé Marie Grolier (née vers 1570).
- André
- Hugues est le premier représentant connu de cette famille à posséder Fromente.
- Hugues, fils du précédent, épouse en 1668 Catherine Bérardier ; il rend hommage de Fromente en 1671.
- Jacques, fils des précédents, rend hommage de Fromente en 1717.
- Catherine, sœur du précédent, épouse Louis Rivet, qui suit.
- Rivet
- Louis (mort avant 1748) est président des trésoriers de France à Lyon ; il épouse la précédente en 1713.
- Marie, fille des précédents, épouse Pierre François de Gangnières qui suit.
- Gangnières de Souvigny
- Pierre François, comte de Souvigny, est capitaine de dragons ; il épouse la précédente en 1737.
- Louis Marie (1737–1793), fils des précédents, épouse en 1778 Marie Anne de Colabeau de Juliénas.
- Jacques Claude Gabriel (1787–1853) , fils des précédents, épouse en 1813 Pauline Rigod de Terrebasse (1795–1828).
- Époque révolutionnaire
- Au cours de cette période, le bien change souvent de main ; en 1801, il est adjugé à Pierre Marie Roch par le Tribunal Civil du Rhône ; en 1802, le même tribunal l’adjuge à Fleury Joseph Lacoste et son épouse Fleurie Lacollonge ; puis, la même année, ceux-ci le cèdent à Joseph Augustin Lamarque pour 75 400 livres ; en 1803, c’est Claude Duroussel, ou Roussel et son épouse Marie Anne Chambria qui l’acquièrent pour 63 086 francs ; en 1804, une nouvelle transaction porte le domaine à la famille qui suit.
- Sériziat
- Joseph (1753-1829) et son épouse Étiennette Morel acquièrent le domaine pour 60 000 francs.
- Pierre Marie (1786–1872), fils et héritier des précédents, épouse Marie Victoire Carrichon.
- Viallet
- En 1830, la propriété est vendue par licitation ; Jacques Hugues André Viallet s’en rend acquéreur pendant quelques mois pour la somme de 99 000 francs.
- Depouilly
- En 1831, M. Depouilly achète le bien au précédent.
- Pignatel
- En 1834, Marceau Pignatel (1794–1850), négociant, devient à son tour propriétaire de Fromente ; il avait épousé en 1825 Marie Joséphine Ferrouillat, née en 1808.
- Victor (†1904), fils des précédents, épouse Françoise Célestine Lacombe (†1902) ; il est l’un des fondateurs du Crédit lyonnais.
- Valentine (1857–1937), fille et héritière des précédents, épouse le suivant.
- Regnault de Bellescize
- Fernand (1849–1939) épouse la précédente en 1877.
- Roche de la Rigodière
- En 1906, Camille (1864–1938), conseiller de la Banque de France acquiert la propriété, il avait épousé en 1891 Geneviève Meaudre de Sugny (1868–1921).
- Jean-Camille (1893–1950), fils des précédents, épouse en 1918 Élisabeth de Meaux (1898–1978) ; en 1942, le général Henri Giraud séjourne à Fromente où il prépare avec des émissaires de Roosevelt le débarquement en Afrique du Nord.
- Compagnie de Marie-Notre-Dame
- en 1943, le domaine est vendu à une association qui en fait le collège de Chevreul-Fromente, sa destination actuelle.
Armoiries
- Sève : Fascé d’or et de sable de six pièces, à la bordure componée du même.
- André : D’azur à un lion rampant contre un mont d’argent et donnant la patte dextre à une main mouvant d’une nuée d’argent du franc canton.
- Rivet : D’azur à la rivière d’argent, en bande, écartelé d’André de Fromente.
- Gangnières de Souvigny : D’azur à trois besants d’or.
- Regnault de Bellescize : De gueules à la fasce d'argent accompagnée de deux losanges d'or.
- Roche de la Rigodière : D’or à la tour de sable ; au chef d’argent chargé de trois roches de gueules.
