Château de Houetteville
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| Type | |
|---|---|
| Architecte |
Henri Jacquelin (- |
| Adresse | |
|---|---|
| Altitude |
| Coordonnées |
|---|
Le château de Houetteville est un édifice situé dans la commune d'Houetteville, dans le département de l'Eure en Normandie, France.
Le château est reconstruit en 1935 autour d'un château précédent datant de fin du XVIIIe siècle, sur des bases médiévales.
Le château se trouve sur une éminence bordée par la RD 52. Une entrée cavalière se situe sur la droite de l'église paroissiale ; une autre, marquée par une grille, au niveau d'un giratoire auquel s'embranchent les RD 52 et 61.
Histoire
Le château d'Houetteville a été construit au XVIIIe siècle, à l'époque de l'architecture néo-classique en France. Il a été érigé sur les fondations d'une ancienne forteresse médiévale.
Au fil des siècles, le château a connu plusieurs propriétaires et a été le témoin de nombreux événements historiques. Il a été restauré et rénové à plusieurs reprises, préservant ainsi son caractère historique tout en s'adaptant aux besoins modernes.
Le château au Moyen Âge
Il est fait mention d'une famille d'Houetteville dès le XIIIe siècle. Houetteville est alors un fief relevant du comté d'Évreux. C'est de cette époque que datent les caves, un escalier et, surtout, une ancienne chapelle souterraine, présentant une croix templière en cubes de silex incrustés dans un mur en craie. Le mur qui sert maintenant de retenue à la terrasse serait le mur du premier château construit à cet emplacement.
D'après le maire d'Houetteville, l'entrée des souterrains, fermée vers les années 1980, serait au bout de ce mur, au niveau de la poterne. Un souterrain irait jusqu'à l'église Saint-Saturnin d'Hondouville[Note 1], un autre jusqu'au lieu-dit « le Cœur des Bois ».
La disposition des lieux, les tours et les fossés en faisaient une forteresse inaccessible et imprenable.
Au début du XIIIe siècle, les seigneurs d'Houetteville entretenaient des relations étroites avec les templiers de la commanderie de Renneville.
Guillaume d'Houetteville est cité comme témoin de plusieurs chartes, et Richard d'Houetteville qui, en 1222, confirme un don fait aux Templiers de Renneville d'un fief ayant appartenu à son père et se composant d'une terre sise devant Platemare.
- 1270-1316 : Jean d'Houetteville, chevalier[Note 2].
- 1339-1363 : Guillaume d'Houetteville, chevalier.
- 1380-1390 : Agnès d'Houetteville, sa fille, épouse de Richard du Mesnil au Vicomte & Jehanne d'Houetteville, épouse de Jehan de Pommereul, seigneur du Moulin-Chapelle[Note 3],[1]
- 1397-1418 : Bertrand du Mesnil, écuyer, qui perdit ses fiefs durant la Guerre de Cent Ans.
- 1418 : le château d'Houetteville, confisqué, est donné à un chevalier anglais, David Elie.
- 1449 : Guillemette du Mesnil, fille de Bertrand, épouse de Guillaume de Mailloc, auquel elle apporte Houetteville, Émalleville, Le Boulay-Morin et le Mesnil-Vicomte.
- 1469 : Pierre de Mailloc, son fils, écuyer ; il est au service du roi Louis XI.
- 1483-1500 : Nicolas de Mailloc, son fils, mort sans postérité.
- 1504-1513 : Guillaume Garin, son cousin, écuyer et prêtre.
- 1519 : Jean de Tessey.
- 1524-1541 : Catherine Antoinette de Tessey, épouse de Jean d'Oinville, écuyer, seigneur de Saint-Simon en Beauce, châtelain du Puiset et seigneur de Saineville.
Le château au XVIe siècle

Le château est reconstruit par les Oinville. Il resterait de cette époque l'aile des actuels communs dont une cheminée gothique typique de la "Première Renaissance" et des poutraisons moulurées caractéristiques, une tour et des fondations faites en pierre de La Ferrière-sur-Risle, réputée pour sa robustesse.
- 1550-1560 : Pierre d'Oinville, son fils.
- 1562-1567 : Jean d'Oinville son fils,
- 1573-1588 : Philippe d'Oinville, son fils. À l'occasion de la naissance d'un de ses enfants, nommé par le roi Henri III, en 1588, il fait construire la chapelle de Platemare.
- 1598-1611 : Antoine d'Oinville, son fils.
- ca 1643-1667 : Louis d'Oinville ou Louis Douainville, baron d'Houetteville[2], son fils.
- 1670 : Jeanne-Marie d'Oinville, sa fille, épouse de Charles Tesson, écuyer.

- Une plaque de cheminée, dans la salle à manger, aux armes d'alliance de Guy-César de La Luzerne, marquis de Beuzeville (1661-1736) et de Madelaine-Françoise de Pommereul, datée de 1691.
- 1700-1732 : Angélique Tesson, leur fille, épouse de Marc François de Chalon d'Auberville, baron de Crestot[3], conseiller au Parlement, grand échanson de Normandie, mort le et inhumé dans le chœur de l'église paroissiale.

- Une plaque de cheminée aux armes de l'archevêque de Rouen : étant donné les similitudes dans leurs armoiries respectives, il s'agirait soit de Claude-Maur d'Aubigné (1658-1719) soit de Nicolas de Saulx-Tavannes (1690-1759), dans les deux cas datant de la 1re moitié du XVIIIe siècle.
- 1752-1760 : Marie Constance de Chalon, sa fille, épouse du comte Charles Philippe Roger de Marle, seigneur de Lisors où il réside, capitaine au régiment Royal des Vaisseaux.
- 1761-1789 : Louis Antoine de Marle, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment Royal des Vaisseaux, seigneur d'Houetteville et de Lisors où il réside.

- Dans l'aile du XVIe siècle, présence d'une plaque de cheminée armoriée, figurant des armes d'alliances : blason de dextre : « D'argent, à deux fasces d'azur, accompagné de six merlettes de gueules, posées 3,2,1»: famille de Sainte-Marie d'Équilly (Cotentin) ; blason de senestre : «Au chevron, accompagné en chef, de deux étoiles et en pointe d'un croissant (posé à l'horizontale) : famille Asselin de Villequier ».
Le château des Hardy aux XVIIIe et XIXe siècles

Sous la Restauration, mademoiselle de Marle possédait Lisors et Houetteville qu'elle vendit en viager « des suites d'un bal » à son oncle, Dominique Marie Alexandre Policarpe Hardy (1767-1835), déjà propriétaire du château d'Amfreville, ancien maire d'Amfreville-sur-Iton (1795-1799, 1810-1830)[4].
« C'est à ce dernier qu'il faut attribuer la construction du château néoclassique, caractéristique des années 1830, avec sa haute façade régulière encadrée de pavillons coiffés de frontons triangulaires[5] ». Il subsiste de cette époque le corps central et le double perron monumental côté vallée ainsi que toutes les ferronneries que l'on retrouve ici et là. Les murs, avec les piliers et les grilles du parc datent également de cette époque. Une échauguette, plus typique du goût romantique, située coin du mur de soutènement de la grande terrasse, porte les armoiries des Hardy.
- 1835-1875 : Rosalie Alexandrine Hardy, épouse de César Hardy de La Chesnaie son cousin.

Leur fille Hermine Hardy de La Chesnaie (1838-1916) épouse François Albert des Mares, marquis de Trébons (1837-1908)[Note 4]. Elle est inhumée dans le cimetière d'Houetteville.
Leur nièce Fortunée Marie Hardy de La Chesnaye épouse en 1854 Paul Achille Pouyer (1792-1902), président du tribunal civil de Rouen, avocat fortuné, qui rénova les châteaux d'Amfreville et d'Houetteville (carrelage du logis,…) et construisit deux fermes modèles respectivement à Lisors[Note 5] et à Amfreville[Note 6]. Veuve en 1885, elle se retira en Corrèze où elle décéda au château de Montaignac.
Les tilleuls bordant la grande avenue qui mène au portail et à la cour d'honneur du château furent plantés à l'occasion de la venue de Napoléon III au château (soit en 1858, lors de son passage à Évreux, soit en 1868 lors de son passage à Louviers); c'est pourquoi l'avenue d'entrée du château est depuis surnommée « Allée de l'Empereur ».
En commémoration de cet événement, un portrait officiel de l'Empereur de 1861[6] est présenté au château, peint par Hippolyte Flandrin (1809-1864) et Eugénie Montpellier, élève de Rosa Bonheur.
Le comte Fernand de Trébons (1860-1952) épouse le au château Blanche de Mare (1866-1951)[Note 7]. Leur faire-part de mariage est conservé au château[7].
Entre 1912 et 1917, la société libre de l'Eure mentionne parmi ses membres le prince François de Polignac, domicilié au château[8].
1920 : Garny de La Rivière.
Le château des Pellerin au XXe siècle
- 1930-1945 : Madame Pellerin

Vers 1935, elle entreprend de grands travaux qui durèrent jusqu'à la guerre : le château précédent fut remanié dans un style mi-féodal, mi-Renaissance, dans un goût librement inspiré de Viollet-le-Duc, en y incorporant une conception plus moderne permettant de faire pénétrer la lumière. Selon l'historien de l'art Fabien Bellat[9] l'architecte qui réalisa ces transformations est Henri Jacquelin, celui-là même qui avait restauré en 1907-1908 le château Saint-Hilaire à Louviers. On utilisa alors des matériaux anciens: pierres de Grison, moellons et solives récupérés dans des ruines médiévales, notamment celles du château de Moulin-Chapelle[Note 8], qui avaient été rasées au début du XXe siècle.
Les travaux de reconstruction[10], interrompus en 1940, ne furent terminés qu'après-guerre, comme peuvent en témoigner certaines cartes postales.

Durant l'Occupation, madame Pellerin cacha des aviateurs américains dans ses caves, notamment les rescapés de l'avion abattu le à Bérengeville-la-Campagne, le capt Kee Harrison et les sergents Jefferson Polk et Charles MacNemar[Note 9].
Des habitants se souviennent avoir vu des soldats noirs-américains hébergés dans les souterrains du château et soignés clandestinement par le docteur Bobet, médecin d'Acquigny, vers 1943-1944.
De nos jours
- : Les Delamare-Deboutteville (héritiers des Pellerin) cèdent la propriété au professeur Roger Chiche, originaire d'Alger et propriétaire de cliniques à Paris, qui remet la propriété au goût du jour et replante le parc actuel.
- [11] : Roger Chiche et son fils sont témoins de l'atterrissage d'un OVNI au pied du château. Cet événement étrange a donné lieu à une enquête de gendarmerie, diligentée par la brigade spécialisée de Pont-Audemer et à des constatations en présence du maire d'Houetteville et de l'astrophysicien Jean-Pierre Petit. Un article de Lumières dans la nuit relate les faits[12].
- : Après le décès du médecin, sa veuve, Arlette Chiche, vend la propriété à un couple d'Américains : John Alexander Willis, inventeur et industriel, et à sa femme Judy (SCI Le Petit Val[13]), originaires de Caroline du Nord, qui entreprennent de grands travaux, dont il subsiste des fresques dans la chambre de maître et de nouvelles dépendances.
- En 2011, le château est acquis par une société privée qui entretient les lieux, de concert avec une association de sauvegarde.
- à ce titre, en , le club des châtelains chinois de France[14] célèbre le 60e anniversaire de la reprise des relations France-Chine.
Notes et références
Notes
- ↑ « Église paroissiale Saint-Saturnin », notice no IA00019299, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Premier cartulaire du chapitre de l'église cathédrale d'Évreux, rédigé au XIIe et au XIVe siècle, archives de l'Eure.
- ↑ Henri Lamiray, L'Histoire par les rues : promenades historiques & anecdotiques dans Évreux, Chez l'auteur, (présentation en ligne).
- ↑ « Généalogie d'Hermine Hardy de La Chesnaie », sur Geneanet
- ↑ « Moulin à blé puis scierie, dit moulin de Lisors », notice no IA27002492, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Le département de l'Eure à l'Exposition universelle de 1878, 1879.
- ↑ « Généalogie de Fernand Marie François des Mares de Trébons », sur Geneanet
- ↑ « Château, château fort, grosse forge », notice no IA00018819, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Site b17flyingfortress.de.
Références
- ↑ « Le Château d'Houetteville et la Légende de la Mésange », Demeures Normandes, no 12, , p. 51–66.
- ↑ Factum. Douainville, Louis. 1643?, sur gallica.fr.
- ↑ Auguste Lechevalier, Notes pour servir à l'histoire des communes du canton de Goderville avant 1789, (lire en ligne).
- ↑ Louis-Étienne Charpillon et Abbé Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du Département de l'Eure, 1868-1879 et réédition 1992 (lire en ligne)
- ↑ Philippe Seydoux, « Gentilhommières des Pays de l'Eure »,
- ↑ « Portrait officiel de l'Empereur de 1861 »
- ↑ « Ed. A. Andouard, Paris ; acquisition d'archive 2011) », Archive, .
- ↑ Recueil de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département de l'Eure, 1912, p. 344, sur gallica.fr.
- ↑ Fabien Bellat, « Henri Jacquelin (1872-1940), Les derniers châteaux néo-gothiques français », sur Meer,
- ↑ Astrid Lemoine-Descourtieux, « Les châteaux du XIXe siècle dans le département de l'Eure », Études Normandes, vol. 52, no 4, , p. 5–30 (DOI 10.3406/etnor.2003.1519, lire en ligne).
- ↑ Les OVNIS dans la presse quotidienne, Le Démocrate, 13 janvier 1978 (coupure de presse).
- ↑ Michel Rousset, « Enquête à Houetteville », Les Lumières dans la nuit, no 174, avril 1978.
- ↑ BODACC, p. 12, avril 2008.
- ↑ Cessation d'activité en septembre 2024.
Voir aussi
Bibliographie
- Philippe Seydoux et Franck Beaumont, Gentilhommières des Pays de l'Eure, éditions de La Morande, 2002 (complétant le précédent ouvrage de Philippe Seydoux, Châteaux des Pays de l'Eure, éditions de La Morande, 1984).
- Actes de ventes (1963, 1999, 2006, 2011) conservés au château
