Château de Kikuchi
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| Château de Kikuchi | |||
Reconstitution d'un entrepôt et d'une tour sur le site du château de Kikuchi. | |||
| Nom local | 鞠智城 | ||
|---|---|---|---|
| Début construction | fin du VIIe siècle | ||
| Protection | Site historique national | ||
| Coordonnées | 33° 00′ 05″ nord, 130° 47′ 20″ est | ||
| Pays | |||
| Région | Kyūshū | ||
| Préfecture | Kumamoto | ||
| Municipalité | Kikuchi, Yamaga | ||
| Géolocalisation sur la carte : préfecture de Kumamoto
Géolocalisation sur la carte : Japon
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| Site web | kofunkan.pref.kumamoto.jp/kikuchijo | ||
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Le château de Kikuchi (鞠智城, Kikuchi-jō) était une forteresse de style coréen située aujourd'hui à cheval entre les villes de Kikuchi et Yamaga, dans la préfecture de Kumamoto à Kyūshū au Japon. Il n'en reste aujourd'hui que des vestiges.
La construction du château de Kikuchi s'inscrit dans un programme défensif initié par la cour de Yamato après la défaite lors de la bataille de Hakusukinoe en 663 face aux forces alliées des Tang et des Silla. Craignant une invasion imminente de l'archipel, le gouvernement impérial ordonne la construction d'un ensemble de forteresses de style coréen le long des côtes de Kyūshū[1].
La première mention de l'existence du château de Kikuchi date de 698 dans le Shoku Nihongi, mais la date précise de sa construction est inconnue. Il est conçu comme une base logistique d'arrière-garde dont la fonction primaire consiste à assurer le ravitaillement en vivres et en matériel, tout en servant de centre de commandement administratif pour les troupes stationnées dans la province de Higo. Le château aurait été utilisé au moins jusqu'au Xe siècle.
Fouilles et vestiges
Les fouilles menées par la préfecture de Kumamoto ont débuté en 1967[2]. L'élément le plus emblématique mis au jour est une série de fondations de plusieurs bâtiments octogonaux, une forme architecturale extrêmement rare pour des édifices militaires de cette période. Bien que leur fonction exacte demeure inconnue, l'hypothèse d'une tour de guet ou d'un édifice à caractère cérémoniel est privilégiée. Le site abritait également plus de soixante-dix entrepôts sur pilotis destinés au stockage des grains, confirmant le rôle de grenier stratégique dévolu à la forteresse.
Aujourd'hui site de 55 hectares fait l'objet d'un vaste projet de mise en valeur. Plusieurs structures comme une tour octogonale et des entrepôts ont été reconstituées[3]. Le centre de recherche et d'exposition Onkosōseikan[4] assure la conservation des artefacts exhumés, tels que des tuiles décorées et des pointes de flèches.