Château de La Favorite (Mayence)
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Le château de La Favorite est le nom d’une folie (maison de plaisance) de l’électeur de Mayence.
« Ce que je trouve de plus beau dans ces Champs-Elysées de Mayence, c'est la situation, élevée au sud de Mayence, en face de l’embouchure du Main. »
— A. L. B. Beaunoir, Voyage sur le Rhin, depuis Mayence jusqu'à Dusseldorf[1] (1791)
Il est inspiré du château de Marly, construit par Germain Boffrand, élève de Jules Hardouin-Mansart, pour l’électeur de Mayence Lothar Franz von Schönborn.

Ce château est devenu un symbole de l’apogée de l’électorat de Mayence. Ce parc a son origine dans les jardins de l’abbé et de la maison religieuse du collégiale bénédictine Saint-Alban-de-Mayence. À partir de 1700, le prince-électeur Lothar Franz von Schönborn créa sur ce terrain un jardin en terrasse avec des motifs baroques et la folie « La Favorite ».
L'électeur Lothar Franz était un fervent admirateur de Louis XIV. Gomme les moyens lui manquaient pour remplacer son massif palais en grès rose par un petit Versailles, il se contenta d'une imitation de Marly qu'il baptisa La Favorite. Ce château de plaisance passe pour avoir été construit par Maximilien von Welsch, le meilleur architecte rhénan de cette époque, mais sous l'inspiration directe de l'architecte français Boffrand, qui fut également consulté par les Schönborn pour la résidence épiscopale de Wurzbourg. Boffrand aurait corrigé le plan d'ensemble, dessiné les pavillons et les fontaines des terrasses. C'est sans doute lui qui avait eu l'idée du salon de porcelaine, une des merveilles de la Favorite, inspirée évidemment par le Trianon de porcelaine[2].
La situation de La Favorite et de ses jardins en terrasses, tout bruissants de fontaines, était admirable. La résidence d'été de l'électeur dominait en effet le confluent du Rhin et du Main.
« La situation de ce jardin, peut se comparer à celle de Saint-Cloud ou de Saint-Germain. Mais il a un avantage particulier : outre qu'il est situé le long du Rhin, qui n'en est séparé que par un quay de six toises, il se trouve encore vis-à-vis de l'embouchure du Mein, ce qui augmente l'agrément des promenades qui sont distribuées en amphithéâtre. »
— Lerouge dans son septième cahier des jardins anglo-chinois
