Château de La Villaumaire
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| Château de La Villaumaire | |||
Façade sud du château de La Villaumaire en 1910 | |||
| Période ou style | Gothique, style troubadour | ||
|---|---|---|---|
| Début construction | vers 1400 | ||
| Fin construction | vers 1881 | ||
| Propriétaire initial | Martin Péquineau | ||
| Destination initiale | Habitation | ||
| Propriétaire actuel | Famille Vitali | ||
| Destination actuelle | Habitation | ||
| Coordonnées | 47° 13′ 41″ nord, 0° 15′ 45″ est[1] | ||
| Pays | |||
| Région historique | Touraine | ||
| Région | Centre-Val de Loire | ||
| Département | Indre-et-Loire | ||
| Commune | Huismes | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
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Le château de La Villaumaire est un château français, situé sur la commune de Huismes dans le Véron en Indre-et-Loire, au cœur du parc régional naturel "Loire Anjou Touraine". Il a été édifié sur des bases gallo-romaines (le vocable "Villaumaire" viendrait du latin "Villa Majoris" qui signifie "ferme principale"), principalement au XVe siècle, avec des remaniements et des rajouts au XVIIe siècle et au XIXe siècle.
Selon Gustave de Cougny[2], La Villaumaire aurait été, entre le Ve et le VIe siècle, la demeure des gouverneurs du district du Véron pour le compte des Rois Mérovingiens. Il est en revanche établi qu'au début du Xe siècle, le domaine de Huismes fut donné par le Roi Charles le simple au chapitre de l'Église de Tours, donation confirmée en 1157 par le Roi Louis VII. En 1215, l'Archevêque de Tours, Jean de la Faye, confie la justice de la seigneurie de Huismes à un magistrat ecclésiastique portant le titre de "Maire". À cette charge était dévolu l'usage du château de La Villaumaire, lequel sera donc une possession de l’Église pendant près de cinq siècles[3]. Le premier propriétaire "privé" connu de ce château est Martin Péquineau, Maître de l'Artillerie Royale de Charles VII dont la Cour est basée à Chinon. En effet, il apparaît comme "seigneur de La Villaumaire" dans son contrat de mariage en date du . Il demeure dans sa famille jusqu'en 1648[4]. Au XVIe siècle, Rabelais mentionne à plusieurs reprises le château de La Villaumaire. Ainsi, il conte comment Grandgousier, père de Gargantua, s'allia notamment au seigneur de La Villaumaire pour vaincre Picrochole à la Roche Clermault[5]. Il situe également, près La Villaumaire, la demeure de Raminagrobis, poète et devin, père de la belle Bazoche, à qui Panurge demanda de déchiffrer le mystérieux message de la sibylle de Panzoult[6].
En 1648, le château de La Villaumaire est acquis par Maurice d’Aubéry, fils de Benjamin d'Aubéry, ministre d’Henri IV et Louis XIII et demeure dans sa famille jusqu’en 1811. Vendu à la famille Gault de la Galmandière qui le détient de 1811 à 1821, il passe par les femmes à la famille Levesque des Varannes (1821 à 1881), laquelle transforme la façade "sud" en façade principale, (rajout des deux tours du pavillon d’entrée) et édifie, entre autres restaurations, la tour de l’horloge sur la façade "nord". Toujours, par les femmes, le château passe aux Bois de Mouzilly (1881 à 1903), qui le cèdent à Nicolas Liébault (1903 à 1923) qui rajoute les deux pavillons de la façade "ouest". Il est acquis, en 1923, par la princesse de la Trémoïlle, veuve du vicomte de la Rochefoucauld, duc d'Estrées, qui y effectue de grand travaux d'intérieur (suppression des décors "troubadours" au profit de décors XVIIe et XVIIIe siècles). Son petit-fils Charles de Rochechouart, prince de Tonnay-Charente, duc de Mortemart et de Vivonne (1908-1961), le conserve jusqu'en 1959. Il subit, alors, près de quarante ans de vicissitudes et d'abandon puis est racheté par la famille Vitali qui y a entrepris une vaste campagne de restauration; celle-ci lance un appel aux dons à partir d' pour sauver le château.