Château de Montlaur (Montaud)
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Le château de Montlaur est un ancien château fort, du XIe siècle, de nos jours ruiné, dont les vestiges se dressent sur la commune française de Montaud dans le département de l'Hérault, en région Occitanie.
Les ruines du château font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
Historique
Le château est cité au XIe siècle[2].
L’origine du château, berceau de la famille de Montlaur, se perd dans la nuit des temps. Il appartenait déjà aux seigneurs de ce nom quand, en 1095, Pons et Bernard de Montlaur se croisèrent avec le comte de Toulouse Raymond IV pour délivrer les lieux saints en conséquence du concile de Clermont. En 1120, il est le lieu de naissance de Jean de Montlaur qui sera évêque de Maguelone.
Il fut transmis de père en fils jusqu’à Hector de Montlaur commandant pour le roi en 1424 la garde de Montpellier, dont le fils Antoine, sans héritier mâle, transmit tous ses biens à son cousin Jean III de Montlaur, Baron de Murles (arrêt du parlement de Toulouse en date du ).
En 1573, lors de la quatrième guerre de Religion, les troupes protestantes, descendant des Cévennes, assiègent sans succès le château qui est situé sur une position stratégique.
En 1592, le château et la baronnie appartiennent désormais à Marthe de Montlaur qui les cède alors à son proche parent, Jean de Bousquet-Verlhac (cette maison du Quercy avait donné un cardinal au XIIIe siècle), qui venait d’épouser en 1590 une petite-fille de Jean V de Montlaur.
Redevenu possession du parti catholique, il est assiégé pendant la première rébellion huguenote, en 1622, par Henri, duc de Rohan. Le château tombe après une semaine de siège, le lundi de Pâques lors duquel les défenseurs sont massacrés. Les vainqueurs enverront le baron de Montlaur dans les geôles protestantes du château de Sommières et ne le libéreront qu'après paiement d'une importante rançon. Les fortifications du château seront démolies et le château démantelé, soit par les protestants, soit par Richelieu.
En 1664, Louis XIV autorisera les Bousquet à sommer leurs armoiries d'un chef d'azur chargé de sept fleurs de lys d'argent pour récompenser la résistance du château lors du siège de 1622[3]. Puis la baronnie sera érigée en marquisat pour Étienne de Bousquet, maréchal de camp, en vertu de lettres patentes données par Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye en , enregistrées à Toulouse en 1680. Il avait épousé en 1662 Marie de Faur de Montéjer[4], dont postérité.
En 1748, Jacques-Josèphe-Toussaint-Hercule de Bousquet, 2e marquis de Montlaur, meurt sans enfant, laissant son héritage à sa petite-nièce (?), Jeanne de Crouzet, fille de Pierre, président à la cour des comptes de Montpellier, et de Françoise de Bornier[5] ; mariée depuis 1740 (contrat du ) à Henri-Joseph-Eugène de Villardi, comte de Quinson, d'une maison originaire du Milanais, possessionnée en Provence avant 1350, lequel rend hommage cette même année 1748 comme "marquis" de Montlaur. Leur fils Gabriel-Joseph-Raymond de Villardi, baron des États de Languedoc en 1784, fera substituer son nom et armes à celles de Montlaur, puis Louis XVI confirmera pour lui ce marquisat par lettres patentes données à Versailles en 1782 et , enregistrées au parlement de Toulouse le suivant[6].
Depuis cette époque le château appartient toujours à la même famille[7].
