Château de Mottechaix
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| Destination initiale |
Habitation privée |
|---|---|
| Destination actuelle |
Habitation privée |
| Construction |
XIXe siècle |
| Patrimonialité |
Non classé |
| Pays | |
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| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
Le château de Mottechaix (qui se comprend comme la « butte aux chênes » ou « petite motte »[1],[2],[3] se situe à Vertou en Loire-Atlantique (France), sur un coteau au bord de la Sèvre nantaise.
À l'origine, la propriété vertavienne appartient à la famille Bonvalet, native de la commune de Vertou. La propriété a été très fortement abîmée pendant la Révolution française.
L’ancien manoir seigneurial est acquis à la fin du XVIIIe siècle par Jean-François Bonvalet (1727-1795), capitaine de navire et corsaire. En 1813, Marie Couturier, veuve de Jean-François Bonvalet, abandonne la maison de maître à sa fille Rose Anne (1772 – 1818) et à son gendre, Jean-Baptiste Le Cour Grandmaison (1759 – 1861), mariés en 1791.
Leur fils, Jean-Baptiste Charles, armateur, fait entièrement reconstruire la maison de maître vers 1850, sous la forme d’une villa néo-classique accompagnée d’un parc paysager dominant le pays.
En bordure du chemin de halage qui longe la Sèvre, en bas du coteau, que se situe l'ancienne habitation, comme le rapporte le cadastre napoléonien (1830). Elle se constitue d’une maison de maître en équerre, pourvue d’une galerie et couverte d’ardoise, et de plusieurs bâtiments de fermes et annexes. L’ensemble est bâti autour d’une cour fermée. À cause de sa proximité avec la Sèvre et des crues fréquentes, l’habitat se trouve à l’étage ; la galerie et la cour ont toutes deux un accès donnant sur le coteau.
Ainsi, à la place du vieux logis de sa grand-mère, Jean-Baptiste fait bâtir le château de Mottechaix vers 1860 et agrandit le « faire valoir » (environ 30 ha) pour jouxter la propriété de son frère Adolphe, qui vit à La Boissière[1].
À la mort de Jean-Baptiste, son fils Charles, époux de Louise François-Saint-Maur, reçoit la propriété, tandis que ses deux autres frères et sa sœur, épouse de Raoul Le Quen d'Entremeuse, conservent l'immeuble nantais situé au n°2 de la rue de Bréa.
La propriété passe ensuite à leurs descendants, jusqu'en 1992, année où les héritiers d’Antoine Le Cour Grandmaison, dernier propriétaire, vendent la propriété par lots.
En 1847, Jean-Baptiste Le Cour Grandmaison achète le moulin de la Garouère qui devient la ferme de Mottechaix.
Les Le Cour Grandmaison forme une famille d'armateurs et d'hommes politiques durant les XIXe et XXe siècles.
Une rue de Vertou rappelle le souvenir de Charles Le Cour (Canton de Vertou) qui a siégé au conseil municipal.
Le poète Émile Grimaud (1831-1901) évoque la propriété vertavienne dans un hommage rendu à la maîtresse des lieux et intitulé Cadeau de voisin (1879)[4].
Architecture
Le château actuel de Mottechaix, implanté sur le coteau du domaine et se découvrant de la Sèvre, est caractéristique des villas de plaisance du XIXe siècle. C’est au cours du XVIIIe siècle que le goût pour la résidence de campagne se développe dans l’aristocratie et la bourgeoisie des grandes villes ; cet intérêt se poursuit tout au long du XIXe siècle. Ainsi, le long de la Sèvre, de nombreuses villas voient le jour, installées au milieu de parcs arborés, se composant généralement d’une maison de maître et de bâtiments servant à l’exploitation agricole. Le domaine de Mottechaix se rapproche des villas de plaisance du pays nantais par l’utilisation de l’architecture néo-classique inspirée du néo-palladianisme, rappelant l’architecture de la Renaissance italienne.
La symétrie de la façade, l’usage de décors à l’antique, l’intégration de l’édifice dans un paysage, le lien avec le réseau hydrographique et routier : tous ces conseils de l’architecte Andrea Palladio sont appliqués au domaine de Mottechaix. Cette volonté d’apparaître aux yeux de tous est typique des grandes demeures de Vertou, contrairement aux domaines des autres communes du Vignoble nantais.
Extérieur
L'édifice actuel, de forme quadrilatère, qui caractérise les villas de plaisance du XIXe siècle, remplace une ancienne bâtisse édifiée en bord de Sèvre et sujette aux moindres montées d'eau. Côté sud, le péristyle de 4 colonnes supporte le balcon de la chambre de maître de l'étage. Les quatre façades, qui reprennent les codes du style grec, sont ceinturées dans la partie supérieure de balustres. Le toit à quatre pentes demeure invisible pour l'observateur resté sur le sol.
Intérieur
L'édifice s'élève sur 2 niveaux. Au rez-de-chaussée se déploie une enfilade de 3 pièces dont les hautes fenêtres (maintenues fermées par des espagnolettes) s'ouvrent sur la Sèvre nantaise : salle à manger, grand salon et petit salon. Les pièces qui reçoivent la lumière venant du parc sont destinées à la vie quotidienne : cuisine, office (doté d'une sous-pente), vestibule duquel démarre l'escalier qui conduit au niveau supérieur, toilettes, cagibi et bureau. Une extension offre 2 chambres supplémentaires, ainsi qu'une salle de bain.
Au niveau supérieur, un grand dégagement où se situait avant un billard, donne accès aux chambres : 4 côtés Sèvres et 3 autres côté parc. Un escalier dérobé permet d'accéder au grenier où se trouvent également d'anciennes chambres de service.
