Château de Quinipily
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La seigneurie de Quinipily était en 1360 aux mains de la famille Hilary. Tombant plusieurs fois en quenouille[Note 1], elle passa successivement, à la famille Langueouez en 1425, laquelle fit construire un château à « Quenechpily », à proximité de la voie romaine allant de Locmariaquer à Vorgium (Carhaix) via Castennec ; puis à la famille d'Arradon en 1550 par le mariage de Catherine de Langueouez avec Olivier d'Arradon[Note 2] (un de ses petits-fils Jérôme d'Arradon, seigneur de Quinipily, défendit bravement Hennebont contre le prince de Dombes en 1590) ; en 1620 Renée d'Arradon épouse Pierre de Lannion[Note 3], baron du Vieux-Châtel ; la famille de Lannion fait alors du château de Quinipily l'une de ses résidences principales[1] ; en 1762 le décès de Hyacinthe-Gaëtan de Lannion la fait passer aux mains de François de La Rochefoucauld, duc de Liancourt, en raison de son mariage avec Félicité-Sophie de Lannion.
La Vénus de Quinipily
En 1695, Pierre de Lannion[Note 3] y fait transporter depuis Castennec une statue dite « Groac'h er 'hoard ». Très abîmée, il est vraisemblable qu'il en fait sculpter une copie, placée sur un piédestal neuf, sur lequel il fait graver quatre inscriptions en latin. Cette statue est toujours visible au début du XXIe siècle.
Quinipily au XVIIIe siècle
Jean-Baptiste Ogée écrit en 1778 que le château de Quinipily, situé à l'entrée de la forêt de Camors, plantée en taillis et futaie, contient 450 arpents de terrain (les seigneurs de Quinipily disposaient du droit d'y faire couper le bois) et dispose des droits de haute, moyenne et basse justice[2].
Quinipily pendant la Révolution française
Le duc de la Rochefoucault-Liancourt émigre en Amérique en 1792 et ses biens sont vendus comme biens nationaux et achetés par Pierre Giraldon[Note 4] qui les revend en 1804 à un maître-maçon de Plumelin, Jacques Kergoustin[Note 5].

